La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

Archives Mensuelles: mars 2011

A TOI RITZE, à toi Cachou, à toi Apple.

Je mets des majuscules, personne ne pourra m’empêcher d’avoir mon coup de gueule.

Pourquoi tant de nos meilleurs amis sont-t’ils en prison ?

Toi qui va abandonner ton bon vieux chien, j’ai beau essayer d’avoir de la compassion, de te comprendre dans tes problèmes d’homme, j’ai du mal. Alors je veux faire de ma grande révolte, de ma grande colère quelque chose d’un soleil . Je veux que l’association La Voie de L’Hirondelle porte en elle ma grande révolte, pour ces amis poilus dont j’ai vu la détresse chez moi-même, puisqu’on a abandonné chez moi trois chiens en 6 mois…..

TROIS CHIENS EN SIX MOIS.

Mais je veux aussi, oui je veux aussi, que La Voie de l’Hirondelle soit un soleil de joie, d’espoir. Je veux faire de cette colère quelque chose de beau et de grand, de ma douleur devant l’injustice quelque chose de vrai . Il ne sert à rien d’être comme ceux qui abandonnent leur animal. Il faut être plus grand et plus beau qu’eux, il faut avoir la classe et la légéreté qui sied à l’être dont le combat est une oeuvre d’amour.

Pardonne moi, ami qui lis ces lignes écrites Le 31 mars 2011 devant l’abandon de Cachou et Apple. D’être un peu grandiloquente, un peu folle peut-être. C’est ma plus belle façon de dire : Il y aura un jour une justice pour les milliers de chiens et chats en surplus dans les refuges. Il y aura un jour un vrai soleil pour eux.

Mes amis, mes frères chiens, à vous la gloire, le panache, la loyauté et la fidélité. Je vous aime. Et s’il s’en trouve un seul, vous m’entendez bien un seul animal humain , parmi vous pour dire : notre anny pète un câble, quel style ampoulé ou je ne sais quoi, alors je plongerai mes yeux dans les vôtres et je vous donnerai en échange le regard du chien Cachou , abandonné le 31 mars 2011. E t vous saurez alors pourquoi mon soleil a eu besoin de briller ce jour-là précis.

 

 

ABANDONS ET MAUVAIS TRAITEMENTS D’ANIMAUX DE COMPAGNIE


 

  

Le problème
Que faire ?
Organisations impliquées
Bibliographie

 

Le Problème

 

Les pays industrialisés comptent, aujourd’hui, un grand nombre d’animaux de compagnie : en l’an 2000, la France possède environ 60 millions d’habitants et 47 millions de tels animaux. Chats et chiens forment les plus gros contingents, mais on note, ces dernières années, une très large diversification des espèces possédées et l’apparition de « Nouveaux Animaux de Compagnie » (NAC). Tout cela engendre de nombreux problèmes, dont la cause est dûe principalement aux conditions d’adoption.

Chien abandonné Pour beaucoup de propriétaires, le choix d’un animal de compagnie se fait à la légère, sans mesurer les contraintes, les devoirs et l’engagement que cela implique. Un chiot ou un chaton est très mignon, mais il change rapidement de physionomie et va vivre généralement de 10 à 15 ans, parfois davantage. Lorsque la gêne devient trop importante, en particulier lors des départs en vacances, l’animal est couramment abandonné, parfois dans des conditions misérables.
Le corollaire est bien connu : ces animaux vont errer affamés dans la nature, formant parfois des populations semi-sauvages à la natalité galopante. Leur vie se termine souvent dans les fourrières (où ils ne tardent pas à être euthanasiés) ou dans des refuges, trop souvent surpeuplés. Les abandons de chats et de chiens, en France, se comptent chaque année par plusieurs dizaines de milliers. Vous pouvez lire des textes émouvants sur des abandons : lettre à mon maître ; comment est-ce possible ? ; complainte du chien abandonné ; salauds au coeur tendre ; journal d’un chien. Chien errant

 

Film Vous pouvez regarder deux vidéos très émouvantes sur les animaux abandonnés, voués à l’euthanasie : vidéo 1 et vidéo 2.

Les associations de défense des animaux travaillent pour faire adopter ces pauvres animaux, mais aussi, pour faire prendre conscience de la responsabilité morale qu’implique un acte d’adoption. Elles dénoncent l’animal-objet, la commercialisation des animaux comme des jouets ou des produits de consommation courante. Leurs critiques portent souvent sur les commerces d’animaux, tout en faisant la distinction entre les animaleries soucieuses d’éthique et celles uniquement préoccupées par la recherche du profit. En 1999, à la demande du ministère de l’agriculture, deux rapports accablants ont été établis à ce sujet. Le rapport Legeay (professeur à l’école vétérinaire de Nantes) dénonce ainsi la présence de beaucoup de pratiques illicites dans ce commerce. Il pointe du doigt les séparations précoces des bébés de leur mère, les transports pénibles, les lamentables conditions de vie des animaux sur les lieux de vente : manque de ventilation, d’aire de détente, d’infirmerie. Les animaux invendables (notamment pour cause de défaut physique), ou tout simplement invendus, ont un sort peu enviable, et l’auteur évoque les « dérives de toutes sortes » que cela peut engendrer. On pense bien sûr aux euthanasies sommaires et aux reventes débouchant sur des laboratoires.

Un phénomène inquiétant s’est fortement développé depuis les années 1990: les trafics d’animaux de compagnie en provenance des pays de l’est de l’Europe. Environ 100 000 chiots sont importés chaque année illégalement d’Europe de l’Est où ils sont élevés dans de très mauvaises conditions sanitaires. Le plus souvent élevés en batterie, les bébés de quelques semaines sont arrachés à leurs mères transformées en machine à reproduire. Puis entassés dans des caisses, ils sont transportés sur des milliers de kilomètres. Souffrant de la soif et de la faim, bon nombre d’entre eux tombent malades, meurent ou arrivent dans un état déplorable. Quatre chiots sur dix mourront avant leur arrivée en animalerie. Venant des pays où sévit encore la rage, ces animaux devraient avoir au moins six mois pour être vendus en France. Mais, au mépris des règles, ils sont revendus bien en dessous de cet âge à des animaleries et des éleveurs français. La réglementation française interdit l’importation de chatons et de chiots d’origine hongroise, tchèque ou polonaise, mais la législation belge, beaucoup moins contraignante, autorise l’entrée de ces animaux dès l’âge de 7 semaines. Vaccinés et dotés d’un carnet de santé belge dès leur arrivée, les animaux deviennent des ressortissants de l’Union Européenne et peuvent aussitôt entrer en France le plus légalement du monde.

Les animaux présentent souvent des maladies extrêmement contagieuses, fréquentes dans les chenils et élevages surpeuplés ou insalubres. La toux de chenil, la maladie de carré, l’infestation par les vers et les gales sont les plus courantes et peuvent être fatales pour le nouvel arrivant. Malformations, dysplasies, problèmes cardiaques et respiratoires, sont également monnaie courante. Les problèmes psychologiques sont nombreux également. On retrouve ainsi des chiens mordeurs, agressifs, peureux, destructeurs, anxieux, ou pouvant développer un syndrome d’hyper-attachement.

C’est ainsi qu’à la souffrance animale s’ajoute le mécontentement des acheteurs, qui cèdent à un achat compulsif en animalerie, payent très cher un animal qui ne tarde pas à tomber malade ou parfois à mourir.

Oiseau en cage Beaucoup d’animaux ne sont adoptés que pour leur intérêt ornemental. Il ne se noue presque aucune relation affective entre l’humain et l’animal, et celui-ci doit souvent jouer son rôle décoratif dans des conditions affligeantes. Des oiseaux doivent ainsi passer toute leur vie dans des cages minuscules, sous des climats qui ne leur conviennent absolument pas ; des poissons passent toute leur existence à tourner en rond dans un bocal de taille ridicule. Des commentaires sur ce problème sont donnés sur le site suivant: animaux en cage, une souffrance muette.

A noter que Monza, localité du nord de l’Italie surtout connue pour son grand prix de Formule 1, est devenue en 2004 la première commune d’Italie à interdire à ses habitants d’avoir un poisson rouge en bocal.

Ce phénomène ne fait que s’aggraver, actuellement, avec l’avènement de « nouveaux animaux de compagnie », parmi lesquels on compte des mammifères exotiques (ouistitis, kangourous de Benett, singes magots..), des reptiles (serpents, iguanes, caméléons..) et même des invertébrés (mygales, scorpions..). Les animaux concernés ont généralement beaucoup de mal à s’adapter à un milieu de vie qui n’a rien à voir avec les espaces naturels d’où ils ont été arrachés. Les achats suivent des phénomènes de mode et les propriétaires sont rapidement débordés par leurs acquisitions. Cela engendre beaucoup de souffrances chez les animaux, mais aussi des problèmes de sécurité publique (avec les animaux dangereux relâchés dans la nature) et de destruction d’équilibres naturels. Un exemple significatif est celui des tortues de Floride : vendues en France à raison de 3 millions par an durant les années 70, la plupart d’entre elles n’ont pas survécu, mais certaines ont pu poursuivre leur croissance et sont devenues beaucoup trop encombrantes. On estime à 500000 le nombre de tortues relâchées dans les égouts, mares et ruisseaux, où elles ont concurrencé les espèces locales, mangées alevins et batraciens, et détruit les écosystèmes. Une coalition d’association de défense des animaux et de la nature a dû mener une grande campagne pour limiter ce commerce et parvenir à l’interdiction de vente de certaines espèces.

Les animaux de compagnie n’ont pas seulement à souffrir de l’irresponsablité de leurs propriétaires. Les mauvais traitements et les pratiques sadiques s’exercent facilement sur ces êtres sans défense. Vous pouvez lire un exemple d’actes de cruauté dont ont été victimes des chatons en 2005 dans la banlieu de Nancy.

Vous pouvez le torturer
Photo LAV

Le code pénal français, depuis le 6 janvier 1999, permet de punir de deux ans de prison ferme les actes de cruautés envers animaux. Dans la pratique, et malgré le travail de vigilance des enquêteurs des associations de protection animale, la majorité de ces actes cruels ne sont jamais repérés. Et lorsqu’il y a procès, les peines infligées sont très variables et généralement bien en deçà du maximum permis par la loi.

Chien appât vivant La situtation des animaux dans les DOM TOM est encore pire qu’en métropole. Par exemple, l’île de la Réunion compte 150 000 chiens errants livrés à eux même et souvent victimes d’actes de maltraitance. De plus, une odieuse pratique locale consiste à utiliser les chiens errants comme appâts vivants pour la pêche aux requins. Certains pêcheurs peu scrupuleux n’hésitent pas à enfoncer un énorme crochet dans leurs babines avant de les lancer à l’eau vivants pour attirer les squales. Ce genre d’horreur dure depuis de nombreuses années, sans que les autorités réunionnaises n’agissent réellement. Un pêcheur pris sur le fait a été condamné en 1999, mais à seulement une amende de 450 euros…

 

Galgo pendu L’Espagne est l’un des derniers pays à utiliser la race des lévriers pour la chasse. Le lévrier accompagne le chasseur et rattrape le gibier (lapins et autres) à la course, par sa vitesse impressionnante de course ! Mais le lévrier espagnol (appelé galgo) est considéré par les chasseurs (leurs propriétaires, appelés gualgeros) comme un simple « outil de travail » qui doit être rentable. Chaque année, les chasseurs changent de chien pour un autre, plus jeune et plus véloce et abandonnent des milliers de lévriers, âgés pour la plupart de 1 à 4 ans ! Les chiens sont au mieux abandonnés, au pire tués de diverses manières : épuisés à la course, étouffés avec un sac plastique, jetés dans un puits, jetés à la rivière une corde au cou, ou, le plus souvent, pendu en forêt. Il arrive ainsi que des touristes découvrent avec horreur, lors d’une promenade, une forêt de chiens pendus !
Si le lévrier a été un mauvais chasseur, il doit beaucoup souffrir pour mourir. On pend le lévrier par le cou en lui laissant les pattes arrière toucher le sol afin qu’il s’étouffe de lui-même, en tentant de se détacher, et que son martyr dure le plus longtemps possible ! Cette pratique est appelée « joueur de piano » parce que le lévrier agitte désespérément ses pattes dans un vain effort pour survivre.

A force de se battre et de faire connaître cette situation, les différentes associations internationales qui luttent pour le sort des lévriers-martyrs d’Espagne ont réussi à faire « un peu » changer les choses… Désormais, les chasseurs qui pendent leurs chiens risquent une amende et ils sont plus nombreux à préférer les apporter dans les refuges espagnols qui se retrouvent, chaque année, envahis de galgos abandonnés.

Mais les pires atrocités commises envers des animaux de compagnie ont lieu dans plusieurs pays d’Asie. Des millions de chiens et de chats sont consommés chaque année en Asie du Sud-est, principalement dans les deux Corée, au nord Vietnam, au Cambodge, et en Chine.

Saint Bernard en cage En Chine, des fermes élèvent des Saint Bernard destinés à la boucherie. Ce chien a été choisi car il a une croissance rapide, tombe rarement malade, mange moins que les autres races, ne mord pas, et les femelles en moyenne une portée par année de 10 à 12 chiots (pratiquement le double des autres races). Les chiens de boucherie passent leur vie dans des cages, puis sont abattus en étant saignés, à la patte. Ils mettent environ dix minutes à mourir, mais la viande est supposée meilleure ainsi.

 

Mis à part les élevages chinois, ce sont généralement des chiens et chats errants qui sont capturés pour la consommation humaine. Ils sont entassés dans des cages tellement petites que plusieurs suffoquent. Certains ne survivent pas à leurs blessures, au manque d’eau, et aux maladies. Leur consommation repose sur la tradition, le simple plaisir gustatif, ou la croyance en des vertus aphrodisiaques.
Les conditions d’abattage sont révoltantes : plus l’animal aura souffert, et plus sa viande sera supposée être goûteuse et aphrodisiaque.
Chiens en cage

Une méthode d’abattage consiste à suspendre les chiens à une corde métallique bien serrée, de temps en temps le fil est relâché afin de prolonger l’agonie du chien. D’autres fois, les chiens sont attrapés au lasso et assommés avec un marteau. Le bourreau doit frapper à plusieurs reprises et le sang gicle abondamment. D’autres chiens assistent au carnage et urinent de terreur. Une fois assommés, mais encore vivants, les chiens sont saignés avec un grand couteau enfoncé dans la trachée-artère. D’autres fois encore, les chiens sont battus à mort.

Les chats ne sont pas mieux traités. Certains sont jetés vivants dans des cuves d’eau bouillantes, parfois les pattes préalablement cassées pour qu’ils ne se débattent pas trop. Ils vont y rester jusqu’à se liquéfier et former le « Goyangi-soju ». On retrouve des sachets de « chats liquides » dans presque tous les magasins d’alimentation de la Corée du Sud et on vante ses vertus anti-rhumatismale.

Heureusement, Hong Kong, les Philippines et Taïwan ont interdit la consommation de chien et semblent vouloir faire respecter l’interdiction.

Pour plus de détails, consultez les sites chiens et chats d’Asie et vie de chien (en français), Korean Animals et Animals Asia (en anglais).


Que faire ?

Ne pas considérer l’animal comme un produit de consommation courante, un objet que l’on achète et jette après usage; réfléchir longuement aux conséquences, contraintes et devoirs de la vie avec un animal.
Ne surtout pas céder à la tentation d’acheter rapidement un animal très mignon dans une animalerie. Eduquer les enfants, leur apprendre le respect des autres espèces que la nôtre, ne pas leur offrir d’animal de la même façon que l’on offre un jouet.
Ne jamais acheter d’animal exotique ou d’animal trop différent de l’humain. Ne pas imposer des conditions de vie incompatibles avec les nécessités biologiques des espèces concernées: emprisonnement en cage, habitudes diurnes au lieu de nocturnes, conditions climatiques inadaptées..
Si l’on décide finalement de prendre un animal, aller de préférence adopter un animal abandonné dans un refuge plutôt qu’en acheter un à un commerçant.
Etre vigilant sur le bien être de son animal, et sur celui des autres: appeler les pompiers (et une association de protection) si une voiture est exposée au soleil avec un chien à l’intérieur; signaler à la police toute personne maltraitant un animal.
Recueillir ou faire stériliser des chats (ou chiens) vivant dans un état semi-sauvage (animaux abandonnés ou descendants d’animaux abandonnés).
Demander au personnel politique l’adoption de contrôles beaucoup plus stricts des importations et des ventes d’animaux. Demander également la participation financière de l’Etat et des collectivités locales pour les stérilisations et les soins des animaux des refuges, des animaux appartenant à des personnes défavorisées, et des chats errants


Organisations Impliquées

Société Protectrice des Animaux
Organisation française.
Existant depuis 1845, la SPA est la plus ancienne organisation de défense des animaux en France et elle représente une véritable institution. Elle recueille, stérilise, place les animaux abandonnés dans des refuges et cherche à les faire adopter. Elle intente de nombreux procès contre les personnes maltraitant des animaux. Elle comporte une cellule spécialisée dans la lutte contre les trafics d’animaux pour des laboratoires. La SPA édite une revue mensuelle « Animaux Magazine », en vente par abonnement.

Logo SPA SPA
39, Bd Berthier
75847 Paris Cedex 17
France
Tel : 01 43 80 40 66
Fax : 01 43 80 99 23
Minitel : 36 15 SPA
Web : www.spa.asso.fr

 
Vous pouvez participer aux actions de la SPA de plusieurs façons. L’une d’elles consiste à assurer la charge de « délégué enquêteur »: vous serez alors chargé de dépister les cas de mauvais traitements et de cruautés envers animaux. Souvent, visites de routine pour contrôler la bonne santé d’animaux adoptés; quelquefois, petites enquêtes basées sur des indications données par des témoins. Qualités requises: diplomatie et courtoisie dans les rapports humains, mais aussi sérieux et capacité à faire le tri entre dénonciations calomnieuses et véritables cas de sévices envers animaux. 

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Outre la SPA « historique » présentée ici, il existe un grand nombre d’organisations régionales ou locales françaises qui portent souvent le nom de « société protectrice » (avec quelques variantes). Elle sont parfois confondues avec la SPA présentée ci-dessus, dont le siège est à Paris.
Certaines de ces associations sont suffisamment grandes pour mener des actions d’envergure (comme la Société Normande de Protection aux Animaux, 7 bis av Jacques Chastellain, Ile Lacroix, 76000 Rouen). Beaucoup d’autres agissent surtout au niveau local, autour d’un refuge. En France, ces associations sont quasiment toutes affiliées à la Confédération Nationale des Sociétés de Protection des Animaux dont le siège est à Lyon.
Vous pouvez donc écrire à la CNSPA pour connaître l’adresse des sociétés de protection proches de chez vous. Vous pouvez aussi vous abonner à leur trimestriel « Défense de l’animal ».

Logo CNSPA CNSPA
25, quai Jean Moulin
69002 Lyon
France
Tel : 04 78 38 71 85
Fax : 04 78 38 71 78
Minitel : 36 15 SPAFRANCE
Web : www.spa-france.asso.fr

  Assistance Aux Animaux
Fondation française
AAA mène avec sérieux des actions d’envergure pour la défense des animaux. A l’instar de la SPA, la fondation s’occupe beaucoup de l’adoption des animaux de compagnie, mais refuse par contre de pratiquer des euthanasies. Elle édite un bimestriel « La voix des bêtes ».
 

Logo AAA Assistance Aux Animaux
24 rue Berlioz
75116 Paris
France
Tel : 01 40 67 10 04
Fax : 01 44 17 90 01
Web : krabott.free.fr/nfaa

  Fondation Trente Millions d’Amis
Héritière de l’action de Jean-Pierre Hutin, la fondation fait suite à l’ADAC, association de défense des animaux de compagnie. L’émission de télévision et le magazine homonymes portent eux davantage sur la vie quotidienne entre humains et animaux que sur les véritables questions de la protection animale.
 

Logo 30 Millions d'Amis Fondation Trente Millions d’Amis
40 cours Albert 1er
75008 Paris
France
Tel : 01 56 59 04 44
Web : www.30millionsdamis.fr

  Fondation Brigitte Bardot
Organisation française, connue internationalement grâce à la célébrité de sa présidente. Edite un trimestriel « Info journal ». Soutient financièrement de nombreuses organisations de protection animale.
 

Logo FBB Fondation Brigitte Bardot
28 rue Vineuse
75016 Paris
France
Tel: (33) 01 45 05 14 60
Fax: (33) 01 45 05 14 80
Minitel: 36 15 FBB
Web: www.fondationbrigittebardot.fr

  L’Ecole du Chat
Dans les villes, beaucoup de chats survivent dans un état semi-sauvage, occupant des terrains vagues, jardins publics, cimetières, etc.. Ce sont des chats domestiques perdus ou abandonnés, ou leurs descendants.
La loi française les considère comme des animaux errants: ils sont alors capturés, emmenés en fourrière, et euthanasiés.
Pour les sauver, beaucoup d’organisations de défense des animaux cherchent à leur trouver des familles d’accueil, mais les possibilités d’adoption sont réduites, et les chats vont alors passer des années dans un refuge surpeuplé en attendant une adoption très hypothétique. Par ailleurs, tous les chats errants ne sont pas tous adoptables.
L’Ecole du Chat agit elle pour permettre à ces chats de continuer à vivre libres. Elle les stérilise (pour éviter leur prolifération), les vaccine, les tatoue, puis les rel&acircche pour qu’ils vivent en liberté dans un endroit donné de la ville. L’association surveille leur santé, leur délivre de la nourriture et des abris, et surtout, discute avec les riverains et les autorités locales afin que ces chats ne soient pas emmenés à la fourrière.
Vous pouvez rejoindre un groupe déjà existant afin de les aider, vous pouvez aussi fonder un groupe local de l’Ecole du Chat (il faut être au moins trois personnes), ou vous pouvez simplement aider financièrement l’association.
 

Logo Ecole du Chat
L’Ecole du Chat
Amfreville, Bercy, Bordeaux, Canet, Cergy, Clichy, Eiffel-Suffren, Jacou, Moselle, Nanterre Parc, Les Noës Près Troyes, Loos, Oise, Paris, Pays d’Arles, Poitiers, Saint Aubin les Elboeuf, Toulouse, Trouville, Val d’Yerres et de Seine, Valence.

 

Groupement de Recherche des Equidés Volés
Association française
Le G.R.E.V. a été fondé en 1984 par des victimes de vols de chevaux. Il a deux objectifs principaux : d’une part, mener des recherches poussées des chevaux déclarés volés en France, chaque fois que possible, en coopérant avec des organisations analogues dans les pays voisins (comme la Belgique ou les Pays bas). D’autre part, gérer un fichier national des équidés répertoriés et enregistrés.
Il n’est pas nécessaire qu’un équidé soit de pure race pour être répertorié. Il doit simplement être tatoué, ou être porteur d’une puce électronique. Cette identification est indolore, et elle est très utile pour retrouver les animaux volés (le taux d’animaux retrouvés est alors quasiment doublé !)
Le G.R.E.V. publie un magazine annuel, envoyé à ses membres. L’association ne se limite pas à lutter contre les vols des équidés, elle est également très active sur les marchés, fermes, abattoirs, lieux de commerce, … pour contrôler les conditions de vie (et de mort) des animaux. Elle intervient en justice en cas de mauvais traitements, et fait le nécessaire pour héberger et soigner les chevaux.
Toute personne inscrivant son cheval dans le fichier national devient, par la même, adhérente de l’association; mais vous pouvez aussi rejoindre le GREV en adhérant directement, sans avoir besoin de posséder un cheval. Vous pouvez aussi aider l’association par des dons ou en hébergeant des équidés qui ont été retirés à leurs tortionnaires.

Groupement pour la Recherche des Equidés Volés
Le Lieu Mignot
14140 Cheffreville Tonnencourt
Tel : 02 31 31 54 22 Fax : 02 31 62 02 27 Web : www.hippoplus.com/hipposervices
protection/GREV/grev.asp

   


Bibliographie

 

    « La belle histoire de la SPA »
Georges Fleury, Grasset
Relate l’historique de la SPA de 1845 à nos jours.

 

« Hurler avec les chiens », de Brigitte Piquetpellorce, chez Hachette Carrere.
L’auteur, qui dirige la cellule anti-trafic de la SPA, raconte son combat contre les trafics d’animaux familiers.
    « Trafiquants de chiens
Le drame des animaux qui disparaissent »
Henri Barbe, Albin Michel

Témoignage et analyse d’un homme d’expérience dans la lutte anti-trafics.

  « Un vétérinaire en colère »
Charles Danten
vlb editeur.

L’auteur, vétérinaire et diplomé en agronomie, dénonce des pratiques très lucratives mais fort peu éthiques qui entourent l’élevage et le commerce des animaux de compagnie, la médecine vétérinaire, la fabrication des aliments…

« Le guide juridique de l’animal de compagnie », d’Isabelle Resmond-Michel, Prat editions.
Une bonne source documentaire sur tout ce qui a trait à la vie avec les animaux dans la société actuelle. Bien qu’étant préfacé par la présidente de la Fondation Assitance aux Animaux, cet ouvrage n’est pas directement lié à la protection animale… mais il pourra utilement servir aux défenseurs des animaux en certaines circonstances.

Si vous avez perdu ou trouvé un animal de compagnie, ou si vous avez été victime d’un vol, vous pouvez consulter les webs suivants :

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Doigt Pour être mieux informés, inscrivez-vous au bulletin d’information InfosAnimaux (inscription gratuite, pas plus de deux mails par semaine, désinscription très facile à tout moment).


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Fiche technique des hirondelles du refuge

Fiche Technique Hirondelle de Cheminée ou Hirondelle rustique  (Hirundo rustica)
 
Les filets de la queue des mâles mesurent 35 mm et ceux de la femelle : 26 mm.
Longueur : 18 cm et poids : entre 15 et 20 grammes.
Front et gorge de couleur brique.
Habitat : oiseau de nos campagnes , aimant les étables à l’ancienne, écuries, dépendances…
oTerritoire de chasse : quelques hectares.
Niche dans toute la France, Corse y compris, sauf montagnes élevées.
Reviennent vers la mi mars ici en Charente, arrivées échelonnées.
Nourriture : diptères (mouches surtout), insectes. (sert d’insecticide naturel en cas de surabondance).
Vol glissé qui économise l’énergie.
Reproduction : Le mâle et la femelle participent à la construction ou la restauration du nid. Besoin de boue.
(plumes, crins, herbes, pailles…)
Peuvent avoir trois nichées pendant la belle saison.
(50 et 80 % des couples ont une deuxième nichée).
3 à 6 oeufs.
Incubation : femelle, parfois relayée par le mâle.
Durée : environ 17 jours.
Les petits restent au nid environ trois semaines.
Dès le premier envol, les deux parents les nourrissent encore une dizaine de jours, ici une semaine en moyenne.
La première nichée s’envole dès le début juin.
La dernière ne peut dépasser la fin septembre, date du départ vers l’Afrique.
Statut : protégée par la loi de 1976. Annexe II de la Convention de Berne.
La destruction des nids ou oiseaux est passible de lourdes amendes de ce fait. Et ou peines de prison.
Elle disparaît à cause des produits chimiques de l’agriculture et des particuliers, qui ne dosent pas leur utilisation,
de la destruction des habitats, des insecticides, du climat.
Migration : 6000 km jusque vers l’Afrique équatoriale.
Etapes moyennes : 350 kms, 8 à 10 heures de vol chaque jour. (sportives hein ?????)
Durée de vie  : 6 à 14 ans.
Bon nombre périssent avant l’âge de un an, l’envol est aussi une période critique.
 
Le nom hirondelle vient de aronde, les menuisiers façonnaient une pièce de bois : la queue d’aronde.
La queue constitue chez l’hirondelle rustique un caractère sexuel particulièrement attractif (Jean Sériot : Les hirondelles, Delachaux et Niestlé)
« Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres et ne croyons le mal que quand il est venu. » Jean de la Fontaine : Les petits oiseaux et l’hirondelle. « 
 

Le Rêve des chênes

Le rêve des chênes, c’est aussi La Voie de l’Hirondelle : sauver les arbres menacés partout dans le monde.
C’est sauver les grenouilles, les oiseaux, les chauves-souris, les salamandres, les couleuvres, les papillons, les scarabées, et le peuple des prés fleuris.
C’est participer à la tenue de notre patrimoine charentais, de notre culture humaine naturelle.
Petites mares, murs de pierre, fleurs endémiques, voici le patrimoine bien humble de la Voie de l’hirondelle.
Cela vous semble dérisoire n’est-ce-pas ???? Outre les chiens recueillis, les chevaux d’abattoir, les perruches rescapées ?
Eh bien,  si tout le monde protégeait son morceau de terre contre les produits chimiques et les tronçonneuses,
Peut-être que le beau paysage de notre France changerait ?
Peut-être que les gens au pouvoir entendraient mieux notre voix ?
Peut-être que les enfants qui savent cela pourraient le dire aux adultes qui font n’importe quoi ?
 
Veux-tu rêver avec nous d’un monde plein de chênes vivants et de papillons fleuris ?

Ity, mon ambassadrise coeur de plumes.

une de nos mascottes : le sieur Wooky

Wooky a été adopté et est devenu coach des chevaux et des chèvres et des mouches qui passent : Wooky fait des heures sup. régulièrement.

liens

« L’association La Voie de l’Hirondelle remercie, pour son aide efficace :
L’Association Locale de Protection de l’Environnement de Roumazières, l’ALPE, dont le siège social est à la mairie.
 
Le Centre Social : roumazières-centre-social-grande-bouffée-d-air-pur-avec-obj.html qui a organisé l’expo Objectif-Terre pour protéger notre planète.
 
Nous vous conseillons les liens ci-dessous :
www.ecologie-radicale.org/  : le site de la Convention Vie et Nature qui nous a permis d’être en Réserve Ecologique Volontaire,
www.lpo.fr/ : La Ligue pour La Protection des Oiseaux, qui nous a aiguillés pour être un refuge d’hirondelles et un jardin d’oiseaux, avec charte écologique à l’appui.
terresacrée.org/ : le site de Terre Sacrée qui oeuvre  lui aussi pour la protection de notre si belle planète.
 
Nous vous conseillons de cliquer tous les jours sur : www.actuanimaux.com/
 
Si vous voulez en savoir plus sur le Centre de Vacances Canin  et N.A.C. où est le siège social de l’association, n’hésitez pas.  
 
 
Nos amis très chers parlent de nous, alors faites quelque chose pour eux aussi, ils sont là pour les animaux. Nous les remercions chaleureusement. https://sites.google.com/site/spadeuxsevres/home?pli=1

 

A LA GLOIRE DE L’HIRONDELLE

  A ma soeur l’hirondelle, à sa gloire.

 
    Bonjour les amoureux de sa Majesté Nature,
    Je viens vous parler de mes petites soeurs Les Hirondelles. De celles que je connais plus précisemment, hirundo rustica, hirondelle rustique, anciennement de cheminée, du temps où elle nichait dans les anciennes cheminées. Ordre : Passeriformes, Famille : Hirundinidae.  G.Lecointre nous a présenté les Deutérostomiens dans sa nouvelle classification phylogénétique du vivant, pour ceux que la biologie intéresse, mais savoir que les oiseaux et les dinosaures ont des points communs ne nous aidera guère à les protéger, donc, on passera là-dessus…. Ca simplifiera pour nos neurones, ouille.
    Je suis l’heureuse propriétaire d’un refuge pour petits animaux sauvages de trois hectares sur Roumazières, en Charente, et j’y protège, outre mes fameuses rustica, des ploufs, des serpents, des migrateurs, des centaines d’oiseaux qui mangent énormément l’hiver, vu le nombre de sacs de grains que je leur ramène !!!!, bref, tout ce qui a poils, plumes, écailles et, même, tout ce qui vient mourir noblement dans ma paille : les renards blessés…. (Hommage à toi, l’ami goupil, au passage !).
Les ploufs, ce sont les grenouilles rescapées de la sécheresse ou de la destruction stupide des mares et autres zones humides. Gare à qui voudrait manger de la plouf chez moi !!!! J’aime mes ploufs comme j’aime « mes » hirondelles, avis !!!!!
    Donc, comme je recueille aussi des chevaux d’abattoir (en petit nombre, je ne suis pas Crésus !!!!),j’ai des boxes abrités des courants d’air, et quand j’ai repris cette maison, mes amies ailées sont vite revenues dans mes boxes. 
    J’ai actuellement 28 nids, et 22 ont été occupés l’an passé, avec plus ou moins de bonheur d’ailleurs. Il y a eu de une à trois couvées par couple en 2010, donc.
 
    Comme ces merveilleux migrateurs ont choisi mon modeste refuge pour s’y reproduire, je me suis attachée à eux, et je dirais même que mes rapports avec eux sont devenus fusionnels : lorsqu’ils partent fin septembre, mon coeur est bouleversé, et il n’est pas rare de voir une tite dame blonde s’agiter dans son pré, et leur dire adieu au fur et à mesure qu’elles passent au-dessus de sa tête. A chacun sa folie douce, n’est-il pas ???? Moi je suis une folle dingue des hirondelles, et d’ailleurs, de tous les animaux !!!!!
 
    Si vous voulez attirer ces fantastiques voiliers chez vous, il vous faut : un coin abrité, dépendances avec toit inaccessible de l’intérieur aux rats et chats en hauteur, qui longent les poutres, passent par les fissures. Donc, déjà, vous assurer que tout est bouché dans les coins, et ça évite les courants d’air. Dans ma vieille grange, rien n’est isolé cependant mais les nids sont placés hors de portée des prédateurs. Les chauves-souris les côtoient avec bonheur sans doute.
 
    C’est bien malin une hirondelle, ça ne niche pas n’importe où, ça étudie longuement son coup avant, ca vous observe déjà pas mal, vous êtes épié sans le savoir, héhé !!!! Nous avons toujours sous-estimé les animaux, et nous avons grand tort !!!! Ils sont souvent plus débrouillards que nous !!!! Donc, une fois l’emplacement localisé, le couple pourra bâtir son berceau-nichoir. Des associations, telle la Ligue pour la Protection des Oiseaux, vendent des nids tout prêts, que les oiseaux réaménageront avec leur propre idéal artistique (!!!) et surtout matériel !!! : boue, paille, plumes, crins de cheval ou de chèvre chez moi, au besoin poil de colley… Se méfier des bouts de plastic néfastes, qui peuvent retenir prisonnières des petites pattes, cela m’est arrivé, et il faut alors détortiller la bestiole qui peut mourir…la tête en bas, ou étranglée…
 
    Vous pouvez, entre chaque nid, tendre de faux fils électriques, qui serviront de perchoirs, pour les parents au repos, qui alternent les allées et venues incessamment. On appréciera aussi des « passerelles » de grillage sans bout pointu blessant, à mi hauteur sur une poutre vers le plafond, où on pourra maçonner le nid soi-même ! Cela sert de support. Egalement, planter le plus possible de grands clous dans les poutres, cela aide à supporter les nids et les futurs marmots, et peut servir, s’ils dépassent suffisamment, à reposer les parents entre deux nourrissages, ou bien de dodo pour la nuit. Les parents couchent avec les bébés quand ils sont tout petits, puis ils sont obligés de prendre du recul quand les gosses sont trop dodus de diptères. (Etre « dodu de diptère » signe la réussite de papa et maman).
 
    Bref, plus vous ferez de perchoirs attirants (mumummmuuuumm), plus nos amies viendront et apprécieront. Quoique, ne vous cassez pas trop le bol non plus, les miennes ont été attirées l’an passé par mon dessus de chauffe-eau dans mon entrée, et par ma tringle à rideau en bois… Ce qui était génial, car j’ai passé des soirées à regarder tout mon petit monde dormir, bébés sur le chauffe-eau, et papa maman sur la tringle…. J’observais d’un petit trou dans une porte pour ne pas déranger, sans bruit. J’en ai passé des heures en pantoufles comme ça, mais c’était le top !!!! J’ai adoré. On vous dira : ca salit. Eh bien oui, ca salit, forcément, ce ne sont pas des bibelots, ce sont des Etres de l’Espace Pur. Des Etres Libres. Et nous, on l’a pas sali notre belle Terre ?????? hein ????? Alors, si vous craignez les fientes, mettez avant la saison de reproduction des planchettes en bois sous les nids .
 
    Ah oui, j’oubliais : les fameux bacs à boue !!!! ouh la, vu la sécheresse qui revient depuis deux ans, de mars à juin juillet, il faut installer des bacabous : le bacabou, messieurs dames, consiste en un tas de terre humidifié largement tous les jours, il porte bien son nom. J’ai essayé avec des vieilles poêles à frire, mais rien ne valait la bonne terre où les herbivores (mes chevaux et caprins) avaient piétiné allégrissimo, avec un peu de fumier. Les hirondelles mélangent alors dans leur bec paille et boue, et vont ensuite maçonner ou consolider le nid de l’an passé. Il faut toujours veiller à les déranger le moins possible : exemple, si vous avez décidé, comme moi, de faire un portail à l’endroit du bacabou préféré, renoncez-y. Les populations hirondelles déclinent dangereusement  : IL FAUT LES PROTEGER ET LES AIDER.
 
    Que l’on sache aussi que la destruction des nids ou des oiseaux est passible d’amende élevée, l’hirondelle est intégralement protégée par la loi de 1976 et est inscrite en annexe II de la convention de Washington, donc avis aux méchantes âmes qui ne les aiment pas !!!!! Si vous faites rénover votre façade, évitez de détruire les nids surtout,  mettez en de faux pour les attirer s’ils tombent, demandez conseil aux associations de protection de la nature, mais par pitié, ne détruisez pas les nids, qui demandent des milliers d’allées et venues, merci pour mes amies !!!!
 
    Victimes des produits chimiques liés à l’agriculture ou aux particuliers qui abusent chez eux d’insecticides et autres suicides , du changement climatique, de la disparition d’insectes eux-mêmes liés aux haies et arbres morts ou mares, de la déprédation massive de l’homme sur toute la nature en toute inconscience et absurdité, nos amies ont actuellement besoin d’aide des particuliers et amoureux de la nature.
 
    Quand elles vont revenir de leur long périple en Afrique équatoriale (moyenne de 6000 kms de trajet aller), elles seront fatiguées, il ne faudra pas qu’elles trouvent porte close là où elles se reproduisaient avant. Ici, lorsque le premier petit mâle pointe son bec vers la mi mars, je bondis comme une folle de nouveau, pas pour dire adieu mais pour dire bonjour, cette fois. oh ! le bonheur de vous voir revenir mes chéries : oh ! le bonheur !!!!!
 
    Youpi youpi youkaïdi , les hirondelles sont revenues, elles ont réussi , elles ont réussi !!! Elles ont traversé la Méditerranée, elles ont  affronté les tempêtes de sables désertiques, les faucons, elles ont tout affronté, et elles sont revenues  : LES HIRONDELLES SONT REVENUES !!! Alors, à la mi mars, c’est l’hystérie dans mes boxes qui se remplissent de nouveau : Elles sont là !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! joie, joie, joie, elles ont réussi, avec leurs 20 grammes toutes mouillées après le bain !!!!! Whaouh !!! mes amours, mes chéries, je suis fière, je veux voler avec vous, je vous aime, je vous aime, vous êtes formidables  : je vous adore !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 
    Pour vous épater, une anecdote sur l’intelligence de ces petites alliées du jardinier et de l’humanité en général : En septembre, la dernière de la dernière couvée a eu du mal à apprendre à voler.( Des fois, quand elles tombent du nid, avant de les y remettre, je les fortifie avec des insectes trouvés dans les toiles de mes amies araignées, que je garde précieusement : il faut savoir qu’un petit trop faible pour réclamer est abandonné, il doit ouvrir son bec tout grand et piailler, montrer sa force et son envie de vivre, et dans le noir, la nature fait si bien les choses, le jaune pâle de l’intérieur du bec attire les parents affairés !)
Je l’ai donc aidé et il avait du retard. Le matin de son premier envol, le plus dangereux pour une hirondelle, toute la colonie est soudain venue au-dessus de lui, criant à qui mieux mieux, pour l’inciter à s’élever et à apprendre à voler. Elles sont arrivées d’un coup d’un seul, alors que je ne les voyais pas chasser : comment ont – t’elles su , comment ont – t’elles su ??????  Voler, la gloire, le panache de ces athlètes de haut niveau, n’est-ce-pas ?????
 
    Je les ai aussi observées en train de faire fuir, solidaires entre elles, chats ou faucons, après de grands cris d’alarme.
 
    Je vous le dis, ce sont des oiseaux prodigieusement intelligents, vivants, avec des petits yeux noirs futés et éveillés, des petits prédateurs de malheureux insectes aussi, très doués. Les parents sont de merveilleux nourrisseurs ; même en fin septembre, ils pensent encore à nourrir les dernières couvées tardives plutôt que se gaver en prévision de leur long périple vers l’Afrique chaude.
 
    Pour toutes ces heures épatantes que j’ai passées en votre compagnie, je vous dis merci, mes petites soeurs, et je demande à mes amis humains de tout faire pour vous protéger et vous faire connaître, car vous avez grand courage et grand panache. Vous m’avez enseigné la liberté au sein de mère nature, la liberté d’être totalement soi-même ; vous m’avez fait connaître la souveraineté des éléments, la gloire des vents ascendants, j’ai volé en vous regardant, au coeur des plus beaux nuages. Vous êtes ma vie, ma philosophie, ma liberté, mon Etre.
 
    Mes amies, mes fidèles, je vous attends, revenez moi en mars, faites-moi encore cet honneur. Je vous aime du plus profond de mon coeur. A bientôt.
 
    Anny des Hirondelles (annie.fugier@orange.fr).
    Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez me contacter sur mon répondeur téléphonique : 0545711909. On ne vient me voir que sur rendez-vous au cas où, car j’ai une ferme avec beaucoup d’animaux qui me demande une organisation fébrile, merci.
  
    
 
     
 

LE PACTE DES HIRONDELLES

Bonjour !
Nous, les Hirondelles de Cheminée, nous dédions ces lignes à Françoise Gérardin, une amie des oiseaux.
Nous ne l’avons pas connue personnellement mais nous l’aimons, bien qu’elle se soit intéressée à des rapaces, qui sont nos prédateurs (le circaète Jean Le Blanc).
Mais le plus grand malfaiteur de la Nature étant l’homme, le rapace nous fait moins peur que la pollution.
Nous vivons depuis 15 ans sur un refuge de trois hectares, qui est le siège de la future association « La Voie de l’Hirondelle », à Roumazières, en Charente.
Nous y avons lentement, année après année, édifié 28 nids, les premiers sur des bases toutes faites qu’Anny nous avait préparées.
Nous avons posé des générations de petites pattes affairées sur les faux fils électriques ou les poutres, et transporté de la boue à partir du chemin des chevaux.
Nous l’avons vue rire et pleurer, nous l’avons vu caresser les chevaux, nous avons vu tomber malade le grand poney blond.
Des enfants nous ont admiré et ont poussé des oh et de ah devant nos mines maternelles et paternelles quand nous avons nourri des centaines de petits gésiers affamés :
Nos enfants.
Beaucoup d’entre eux sont morts dans le long voyage vers l’Afrique, certains ont été emportés dans les tempêtes, ou les vents de sable. Plusieurs se sont noyés dans la mer ;
les faucons en ont tué pour nourrir leurs propres couvées.
Mais nous sommes toujours revenues fidèles au poste.
Nous aimons le petit bout de femme qui se démène pour nous.
Et elle nous le rend bien.
Nous avons signé avec elle et tous ses amis le Pacte des Hirondelles.
Elle espère que nous survivrons au changement climatique annoncé, au manque de boue (elle nous en fournit elle-même), à la destruction illégale de nos nids.
Aux grands changements qui s’amorcent par la faute des hommes.
Elle et d’autres se battent pour que nous restions les reines du ciel, les maîtres des vents, les princes et les princesses des nuages !!!
Elle a du mal, car tenir un tel refuge pour nous, les autres animaux sauvages qui veulent bien venir (hérissons, insectes, grenouilles, chauves-souris, putois, couleuvres, passereaux innombrables, corneilles et salamandres….) lui coûte cher depuis toutes ces années.
Alors elle espère que l’association va l’aider à nous sauver, nous faire connaître, aimer et respecter.
Elle l’espère. Et nous aussi. Nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour survivre.
Vous dîtes « le Printemps des Hirondelles », souvent. Si vous voulez qu’il y ait d’autres saisons merveilleuses pleines de nos rémiges et de nos gazouillis et trilles, il vous faut apprendre à chanter avec nous. A vivre avec nous.
Les enfants vont venir nous voir de plus en plus et eux portent l’avenir de la Terre que nous partageons avec Homo sapiens depuis le temps des cavernes.
Aidez-nous, aidez les espèces en danger par votre faute.
Par n’importe quelle manière, ceci est un appel à votre espoir.
L’espoir fait vivre.
Pourquoi avons-nous appelé cette association à venir « la Voie de l’Hirondelle » ?
Parce que nous sommes passées maîtres dans l’art de la haute volée, du contrôle des courants aériens, des arabesques céruléennes.
Parce que nous aimons la vie à en mourir d’amour, nous, les Hirondelles, vos amies de toujours, de toujours.
Rappelez-vous que vos ancêtres nous ouvraient leurs portes, tandis que les modernes nous les ferment volontiers.
Rappelez- vous la voix de vos ancêtres, et nous vous ouvrirons alors la Voie de l’hirondelle !
 
C’est ce chemin périlleux et semé d’embûches qui mène au nirvana des ailes et des plumes, de la légéreté faite oiseau, faite homme.
C’est ce bonheur pétillant de volter sur les problèmes liés à toute vie pour monter au sommet des vagues des brises et des tempêtes.
C’est le cri de joie de nos mâles fous d’ivresse qui appellent  la colonie, et font monter les jeunes à peine envolés vers les nuages infinis.
C’est le cri de salut de nos mères qui préviennent nos enfants qu’un danger menace et qui s’unissent contre le chat ou le faucon afin de les sauver,
avec l’aide de toutes les autres.
C’est cette fluide clameur venue du fond des âges qui nous montre le chemin de l’ultime respect de l’amour de la vraie Vie.
V comme les formations de certains migrateurs, eux aussi évolués depuis les grands dinosaures qui nous ont précédés dans la Voie.
V comme victoire
Victoire si vous aussi, humains, le voulez….
C’est cette Voie aérienne, ce pont vers l’absolu, qui ne juge pas en bien en mal en ceci en cela mais qui Est de toute éternité à jamais
A jamais dissout absout dans le tumulte des galaxies.
Nous sommes la vie , nous somme l’éther, nous sommes aussi votre salut et celui de vos enfants.
Votre terre est notre terre aussi. Votre ciel est notre ciel aussi, pensez y  : les lendemains ne chanteront pas sans nous pour vos suivants, vos petits de votre chair.
Pensez à vos petits, amis humains, cette Association est aussi pour eux : les enfants.
Vos enfants, nos enfants, unis dans la même ronde des temps qui passent, des saisons qui se font et se défont : la Vie, le V, la Valeur vraie des belles choses du monde.
La Voie est comme le Tao des anciens, droite, souple, sage. Nous sommes sages, nous prenons la vie comme elle vient, nous partons comme nous sommes venues,
Sans un râle, dans le même grand courage silencieux qui a brisé l’oeuf.
Nous savons le magnétisme de la Terre nourricière ; nous savons le respect des ancêtres ; les combats des anges.
Nous savons tout avant que d’éclore : nous sommes les fiers destriers des souffles célestes.
Ecoutez nous, écoutez nous et regardez nos envolées libres, sauvages et fières et prenez-en de la graine, vous qui gémissez sur votre sort et vous appropriez la terre entière.
Traverseriez-vous le Sahara et la Méditerranée de vos propres ressources naturelles sans gémir un peu ?
Ne vous révolteriez-vous pas contre la grande fatigue des migrations qui peuvent nous tuer ?
Nous migrons depuis la nuit des temps sans faillir, fonçant du haut de nos 20 grammes dans toute la folie des vents et des pluies battantes
Heurtant les bateaux qui parfois nous recueillent et nous reposent… Merci alors !
Nous migrons pour survivre nous vivons en chantant et nous mourrons dans la dignité pour laisser la place juste au suivant.
Ou est alors votre grand règne d’hommes face à nos exploits de plumes et de becs ?
Nous sommes quelque part vos professeurs de sagesse, de savoir être et de savoir mourir.
Aimez-nous comme cela, dans le plus grand respect.
Et cessez de vous croire supérieurs du haut de votre regard hautain de peuple premier.
Moi l’Hirondelle maîtresse de 20 grammes, je pèse le monde dans le creux de mon jabot
Je heurte le ciel dans le repli de mes pattes et mes longs filets de noble queue ornent le giron de vos régions.
Je trille la joie de vivre sereine, les mots du vent, et les arbres amicaux qui nous portent.
Protégez-nous, nous savons la sagesse des anciens, le murmure de la grande philosophie du vivant, le yin et le yang mêlés dans les flots des espoirs fous.
Protégez-nous, au nom de vos enfants à venir, innocents comme les nôtres.
Au nom des bourgeons qui signent notre retour immémorial.
Au nom de la grandeur des âmes éprises de vie naturelle et pure.
Aimez-nous comme nous avons su vous aimer pour nicher dans vos granges et vos recoins,
Fidèles et sympathiques, symboles à jamais du pacte scellé entre deux espèces, deux frontières,
unis, loyaux et sincères.
Au nom de la grande Unité du Vivant, aimez-nous encore, ou au moins, respectez nos enfants qui demandent tant de travail
et nos nids qui ont consommé des milliers d’allées et venues de notre part.
Soyez, amis Humains, dont le nom aussi commence par un H, par une aspiration, dignes de nous :
Signez le PACTE DE L’HIRONDELLE et nous vous parlerons du grand secret de la terre et du ciel.
AVEC RESPECT.
 
Plume L’hirondelle rustique  et LE SYMBOLE
 
 
 
 

Sandie

Sandie participe activement à l’élaboration de ce site.

Le petit miracle de Ritzé

Bonjour ! Je me présente : Ritzé, dit Toutouille dans mon cercle d’intimes. Ou même Touille pour faire simple. D’ailleurs Ritzé est l’écriture phonétique de Rézé, ville de l’est de la France où j’ai été acheté, je crois du moins, car mon histoire de chien se perd un peu dans les limbes de l’oubli, et d’ailleurs mon passé a-t’il de l’importance à présent que je suis vieux ? Enfin , vieux, pas tant que ça, je n’ai que 11 ans, et un berger de Brie peut vivre longtemps, m’a-t’on dit ? Mais je ne suis sûr de rien, on dit tant de choses chez les humains, vous savez bien !!!

J’ai vécu, si je me souviens bien maintenant que ma mémoire est un peu vacillante, (au vu de mes dernières aventures canines dans votre monde un peu cinglé, il faut bien le dire), mes années de jeunesse dans une famille avec trois garçons, enfin je crois me rappeler. C’était du côté de Bordeaux, une espèce de pavillon, avec jardin ??? Il me revient cependant que je jouais avec la famille, qu’on m’aimait, je faisais partie de la maisonnée nombreuse, j’étais vraiment un des leurs. Je pense que j’ai été un chien heureux au milieu d’eux tous et que cela a duré longtemps, presque toute ma vie de chien aimé des siens. J’avais une famille. J’avais une famille.
Je n’ai pas envie de tomber dans le pathos, vous savez, ces lignes où le toutou se raconte, et où ensuite, il dit avec une suavité digne des plus grands d’entre nous : « un beau jour, ils ne m’ont plus aimé et patati et patata. ». Le mélodrame, j’ai envie d’éviter. J’ai dépassé cela, moi le briard de onze ans et plus, moi qui vous la joue espiègle et foufou et qui, au fond, raisonne gravement, comme vous autres… et qui pense à s’en faire éclater la cervelle. Oui, nous les animaux, nous pensons, en images et en sons, pas en mots grammaticaux, mais notre langage est complexe aussi. Comme notre culture, même si nous sommes différents de vous autres. Et tant mieux d’ailleurs, souvent…..
Donc un beau jour de la fin août, elle, elle qui m’a vu grandir et m’a élevé avec ses gosses je présume, elle est arrivée dans le Centre de Vacances Canin d’Anny, avec ma gamelle, mon drap bleu, celui que je connais bien. Elle n’a pas signé de papier parce que les deux femmes étaient copines. Anny a fait confiance, la pauvre folle !!! On m’ a mis avec les potes dans le grand enclos de la famille d’accueil, et c’était sympa. Au début, la nouvelle « Elle » et moi, on ne s’en faisait pas trop, on pensait juste que c’était pour deux mois, et on prenait ça avec philosophie, elle me traitait comme les autres toutous, ses clients poilus, avec le respect qui nous est dû et la distance qui sied quand on n’appartient pas à la même famille, mais qu’on s’aime bien parce que le séjour doit être rendu plus agréable pour tout le monde.
Le blème, c’est que la première « Elle » n’est jamais revenue chez Anny. Au bout de quinze jours, je l’ai vue changer. Je la sentais nerveuse, angoissée, énervée, en colère. Je sentais qu’elle devait s’enquiquiner grave avec les numéros de téléphone, les recherches sur internet, les pistes de retrouvailles éventuelles, les lois humaines… Elle était plus impatiente. Son regard sur moi changeait aussi, imperceptiblement. Il y avait dans ses yeux comme une immense tristesse, des larmes, grosses, qui la secouaient, et elle me regardait en serrant les poings, je crois qu’elle se faisait du souci pour mon avenir. Un jour, elle m’a pris dans ses bras, je suis très grand, et elle m’a regardé plus longuement que d’habitude. A partir de là, j’ai commencé à foirer complètement, je partais en vrille sentimentale. Je pigeais déjà. Je devenais infernal, idiot, j’ai même attaqué un caniche, je ne sais plus pourquoi, la souffrance muette me rendait stupide.
Elle avait du mal à me canaliser mais quelque chose de nouveau naissait entre nous deux. Je passais du statut de client à celui, plus transitoire, de…….. le mot ne me vient pas, je ne l’aime pas. Il me fait encore mal. Mine de rien, à la manière chien, qui a du chien, convenez-en au moins une fois dans votre vie, je l’observais et je suivais son histoire, ses démêlés dans son odeur et ses gestes. Comme moi, elle était en pétard grave. Comme moi, elle souffrait dur. Comme moi, elle se battait comme un lion. Je la voyais serrer les poings, cracher par terre de dégoût, regarder le beau ciel d’automne, (le temps passait ) et jurer qu’elle gagnerait, qu’elle sortirait victorieuse de tout cela, que rien ne l’arrêterait. Et lentement, à force de la voir mûrir de concert avec moi, j’ai changé. Je me suis calmé, je suis redevenu une bête sociable et aimable. A force de nos regards emmmêlés, de ses caresses furtives, esquivées, qui en disaient long sur son état mental. Elle ne me racontait rien, mais elle me donnait ses phéromones et moi je lui donnais ma musculature et mes joies de chien espérant enfin….
Dès mon arrivée, elle m’avait toiletté à sa manière, c’est-à-dire qu’elle m’avait presque tondu, car j’étais atrocement mal entretenu. Là, je retrouvais du poil de la bête, ma beauté digne et forte propre à ceux de ma race, les grands berges nobles du pays de Brie. Elle contacta des éleveurs, des syndicats, des sites, des forums, des centaines de gens de partout pendant des semaines. Je ne savais pas cela, ça se traduisait par un stress de sa part, elle manquait de sommeil. Moi je dormais du dodo des justes, affalé en serpillère dans la chambre des chiens, sur le vieux canapé grignoté par mes confrères, qui partait en lambeaux, ce trampoline joyeux de nos jeux. Sous la broussaille de mes poils hirsutes, je l’aimais en douce. Et je savais qu’elle m’aimait aussi, malgré la réserve qu’elle mettait volontairement dans nos rapports (pour ne pas souffrir ultérieurement, me disait -t’elle, mais cela n’allait pas dans ma compréhension canine, nous n’avons pas cette valeur là, nous autres).
Un autre beau jour, elle me regarda différemment, son regard ne cessait d’évoluer depuis 5 mois, ses odeurs aussi, ses gestes se calmaient, redevenaient amples, souples, doux et légers. Je ne compris pas. Mais j’étais content aussi, sans savoir pourquoi. Je sus qu’il fallait que ma patience s’unisse à sa patience et qu’on attendait ensemble quelque chose mais quoi ? Quoi bon sang ???? Elle s’occupait de moi, me doudounait, jouait au gros nonos avec moi. J’ai toujours adoré les os pourris à souhaits, plus ils puent et sont merdiquement merdiques, plus je me sens bien dans mes coussinets. C’est le nirvana total, l’os pourri. Plus tard, elle dirait avec une amie (voyez, je commence à entrevoir quelque chose……….. sentez avec moi….. ressentez, vibrez, « intuitionnez-vous… » à mon contact fébrile…) : L’Os. L’unique. Le mien. Celui que je trainais jusque dans mon plumard en guide de doudou. Toi l’Os qui m’a tant aidé dans ces moments d’attente allanguie….
Un soir de décembre, une troisième « elle  » entra dans ma vie. Elle venait de Nantes, curieux, le pays non loin où j’étais né !!! Retour aux sources légitimes, le hasard existe-t’il dans votre monde et dans le mien ? Grande, blonde, énergique et réservée, elle dormit avec moi dans la chambre d’amis. Je ne disais rien, j’étais aux anges, sauf qu’on n’emmena pas l’os pourri. Sniff. Elle m’emmena promener. Je ne disais rien, mais je sentais que quelque chose évoluait encore. La troisième « elle  » repartit chez elle, sans doute, et l’attente recommença mais Anny était définitivement en paix. Je la vis me sourire, m’entourer de ses bras, et me dire qu’elle ne m’oublierait jamais, moi le gros ours poilu…. « Mouarf », je répondais. On n’a jamais échangé beaucoup de mots entre nous, on parlait le même langage des signes subtils, tout en « devinances » mouvantes.
Et puis, fin janvier, la troisième « elle  » revint. J’étais étonné mais content de la revoir. Chose curieuse, elles m’emmenèrent toutes deux à la SPA de Charente, pour signer des papiers, disaient-t’elles. Je devinais que j’avais été en famille d’accueil chez Anny et que j’allais devenir le compagnon de la troisième « elle ». A la SPA, tout le monde m’accueillit avec le respect dû à mon âge, à ma triste aventure, à ma taille, à ma beauté, bien que j’eusse une oreille toujours en goguette par rapport à l’autre, ce qui ajoute à mon charme désuet.
Sans le savoir, j’étais devenu une vedette célèbre.
Anny pleura un peu. Je ne savais pas qu’elle m’aimait comme cela. J’ai de la tenue, j’exprime peu mes sentiments. Et puis j’étais occupé à renifler les odeurs des centaines de potes abandonnés, puisque on rejette de plus en plus dans cette société irresponsable. C’est là tout ce que j’exprimerai sur ce sujet, l’effleurant à peine pour lui donner encore plus d’ampleur. Je sus aussi qu’Anny avait été un jour accusée de se faire de l’argent sur le dos de nous autres, les rejetés, les abandonnés : ça y est, ici je lâche le mot. Parce que le bénévolat entraîne peut -être des jalousies ???? Va savoir !!!!!
Je repartis dans la voiture de la troisième « elle », une grosse caisse aussi costaud que moué. Mon Jiminy Cricket me dit que je reviendrai revoir Anny plus tard, que j’allais commencer une nouvelle vie, et qu’à présent ces deux femmes étaient devenues les meilleures amies du monde : mes sauveuses, mes chères, mes très chères sauveuses unies !!!!
Pour moi tout va bien à présent à Nantes. J’entame une retraite sportive. Je suis heureux. Je me vautre sur le canapé. Parfois, je soupire, je me rémémore les instants passés avec la bergère autralienne chez Anny, ou bien, ou bien il me revient une vague image, le regard d’un petit garçon face au chiot que j’étais, mais cela est diffus dans ma mémoire, c’est devenu comme un gaz fluide, il n’en reste que le parfum de l’oubli…. Alors je revois L’Os, l’Ami. Mon cher vieil os qui m’a soutenu dans mes moments d’inquiétude où je me rongeais les sangs en même temps que l’os.
Comment tu vas l’Os ? T’es pas fini de ronger ? Te reverrai-je quand je reviendrai dire bonjour ? Avec elle, qui m’a adopté, moi le vieux chien, qui a eu ce courage et cette immense noblesse de coeur, alors qu’on jette les furets, les chatons et les chiots dans des poubelles pour s’en débarrasser, parce que c’est devenu comme une mode commode : elle , elle a qui Anny rend hommage, elle qui m’a recueilli, qui est venue de Nantes tout exprès pour moi, le vieux briard fauve… tout exprès pour moi……………………………
Mes petites femmes, je vous dis merci. Je dis merci à toute cette chaîne de solidarité qui s’est tissée autour de mes vieux jours, je vous aime de tout mon coeur de chien.
Et toi, mon os secourable, je te prie d’aider tous ces toutous un peu largués, dont les maîtres sont parfois très pauvres, qu’Anny soigne pour un prix modique, pour aider notre espèce. Et vous, travailleurs infatigables et merveilleusement merveilleux du refuge où je ne suis allé qu’une fois grâce à cette chaîne, je vous léche très très fort, vous rattrapez dans mon âme la saloperie humaine.
Mon Os et moi, on pense à vous tous, les laissés-pour-compte, qui êtes derrière les grillages, et on vous dit de garder espoir toujours, car en mon nom, Ritzé dit Toutouille, le berger de Brie, le miracle peut arriver. Il faut toujours toujours garder espoir, voyez-vous, toujours mes frères. Moi, Ritzé, le grand Ritzé, je porte bonheur.
Wouf wouf wouf !
Ritzé de Nantes.