La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

Archives Mensuelles: avril 2011

Nous sommes friands de publications scientifiques

Si vous avez de bonnes citations ou lectures, n’hésitez pas à nous les faire parvenir.

EVOLUTION

Ainsi sur l’Evolution : « L’évolution est à la limite tout le contraire d’un  processus orienté vers une finalité dans la mesure où elle ne peut pas anticiper sur l’avenir.  » Konrad Lorenz dans « Les fondements de l’éthologie« , Flammarion

Richard Dawkins cite Darwin, « On peut dire que la sélection naturelle recherche, à chaque instant et dans le monde entier, les variations les plus légères ; elle repousse celles qui sont nuisibles, elle conserve et accumule celles qui sont utiles ; elle travaille en silence, inlassablement, partout et toujours, dès que l’occasion s’en présente, pour améliorer tous les êtres organisés relativement à leurs conditions d’existence organique et inorganique. Ces lentes et progressives  transformations nous échappent jusqu’à ce que, dans le cours des âges, la main du temps les ait marquées de son empreinte, et alors nous nous rendons si peu compte des longues périodes géologiques écoulées, que nous nous contentons de dire que les formes vivantes sont aujourd’hui différentes de ce qu’elles étaient autrefois. » Première édition de l’Origine des espèces  » selon Charles Darwin, dans l’excellent ouvrage : « Le plus grand spectacle du monde » de Richard Dawkins, 2009, Robert Laffont.

Une grande subtilité émane de ce livre, on y ressent une sorte de « philosophie » de la nature. Elle procède par « bricolages successifs » peu dépensiers en énergie, par étapes et touches successives, et non par grosses révolutions.

ETHOLOGIE

Egalement , sur un autre sujet, nous vous conseillons les livres de Konrad Lorenz, où il démontre, par exemple, que l’instinct sexuel de la tourterelle est modifié si l’animal n’a pas de congénère proche : Lorenz cite Craig dans le livre dont on parle au-dessus : « Les fondements de l’éthologie » : « Le premier à étudier cet effet (excitabilité des stimuli déclencheurs) fut Wallace Craig et il l’étudia sur les mouvements de pariade de la tourterelle domestique (streptopelia risoria L.) Un mâle, privé de tout contact avec ses congénères, exécute au bout d’un certain temps des mouvements de pariades devant un pigeon domestique (…), devant un torchon roulé en boule ; si l’isolement se prolonge encore, il exécute ses courbettes nuptiales dans un coin de sa cage vie où l’angle, avec le croisement des trois arêtes, offre au moins un point à fixer ». Fascinée par l’éthologie, je peux ainsi mieux comprendre pourquoi ma tourterelle mâle Chanty drague son reflet dans le miroir, ou même un gros objet devant lui, ou une perruche ondulée. Chanty a une femelle avec lui mais son comportement est « dévié » dans un sens tel que Craig l’explique : je ne leur permets pas d’avoir un nid convenable pour élever des petits, étant au complet. (le premier fils de Chanty , Gros Bébé, devenu adulte, se battait avec son père, comparé à un mâle concurrent, et j’ai dû le donner à des éleveurs amis. )

Donc Chanty (tourterelle dont vous avez le descriptif dans « portraits d’animaux), compense comme il peut. Idem l’inséparable Yoko, élevé à la main, qui ne sait plus s’il est un Homme ou un Oiseau, et drague mon pull over, une souris d’ordinateur, et fait l’amour avec un ours en peluche assexué. Nous avons imposé à nos animaux domestiques une vie artificielle et ils font comme ils peuvent pour exprimer leur comportement naturel. Lorsque Yoko me donne la becquée ou me la réclame, il ne fait rien d’autre que communiquer avec moi,  appliquer son rituel habituel, comme si j’étais un inséparable moi aussi.

(J’avais un élevage de perruches et psittacidés divers, mais je me sentais incapable de vendre des oiseaux. J’ai donc gardé mes reproducteurs, et pu observer à loisir leur comportement affectif ou sexuel…ainsi que des notions de génétique applicables aux couleurs des petits au fil des générations, mutations récessives par exemple.De même que l’on pouvait prédire que tel couple donnerait un petit de tel sexe selon leurs couleurs, etc….)

Yoko, inséparable (Agapornis roséicollis), mutation verte à front blanc.

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SUR LE THEME DE LA CLASSIFICATION PHYLOGENETIQUE DU VIVANT, nouvelles mises au point enseignées dans les facultés : voir à Wikipedia sur Google qui dit tout là-dessus :

Classification phylogénétique de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

La Classification phylogénétique du vivant est un ouvrage de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, illustré par Dominique Visset, publié en 2001 aux éditions Belin avec le concours du Centre national du livre. (ISBN 2-7011-2137-X). La troisième édition revue et augmentée a été publiée en 2006 (ISBN 2-7011-4273-3).

Cette synthèse fait le point sur les récents progrès en matière de systématique des êtres vivants, et en propose donc une classification phylogénétique. Auparavant, l’ouvrage développe le concept de phylogénie et les méthodes utilisées pour la réalisation des arbres phylogénétiques.

L’arbre de la Classification phylogénétique du vivant[modifier]

L’arbre présenté ici correspond à la mise ensemble des arbres se trouvant dans le livre, lesquels ne comportent pas les groupes éteints. (On peut consulter l’arbre qui avait été proposé dans la première édition de l’ouvrage en suivant ce lien.) Les différentes branches ont été laissées dans l’ordre où elle apparaissent dans les différents arbres publiés dans ce livre (sauf quelques exceptions, par souci graphique), et les noms des taxons orthographiés de même.

Certains des noms utilisés font débat, ils ne sont utilisés que par nos auteurs et n’ont pas été reçus par la communauté scientifique. Voir le paragraphe Débat dans la suite de l’article.

On se référera aussi utilement à l’article intitulé Arbre phylogénétique. On trouvera un autre arbre phylogénétique du vivant, beaucoup plus développé que celui de nos deux auteurs (et présentant des choix parfois différents, souvent plus récents), portant les noms latins des taxons, et en mise à jour permanente, dans une série d’articles qui s’ouvre à l’article Le vivant (classification phylogénétique). (Se reporter au tableau de Lecointre et Le Guyader.)

 Extrait : Exemple d’erreurs induites par la classification classique.

Chercher sur Wikipedia l’Encyclopédie libre. Vous verrez que l’homme n’est plus au sommet de la création comme on a, hélas, bien tendance à le croire, et que nous avons un ancêtre commun avec les insectes…

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Chanty la chorale des rescapés

Et voici celui qui nous hurle dans les oreilles des « Croucrou » d’amour quand on est au téléphone ! Celui qu’on a adopté avec le perroquet amazone qui devait partir à l’euthanasie. On a donné l’amazone Coco qui n’aimait pas les femmes, mais on a gardé le gros plumé blanc et on lui a même acheté une tite meuf. Elle se nomme Esperanza.

Chanty drague tout ce qui bouge, c’est un dom Juan invétéré (comme Yoko l’inséparable). Il vient voir la personne qui boit du thé sur la table et siffle le liquide avec elle à petite gorgées gracieuses.

Il veut régner sur le peuple des perruches de la maison, dont beaucoup sont des handicapées avec une patte ou une aile en goguette. Il vous fait une parade nuptiale impeccable, montant et descendant sur ses pattes rouges comme son oeil coquin, assortie de ses légendaires « Croucrou » d’amour, (Ah  ! Quel bel homme !!!) , puis vous fonce dessus « à la tourterelle », le dos voûté, droit devant, et il fait un pile : « va-t’il me violer oui ou non ??? » grosse angoisse… Le temps suspend son vol, pour une tourterelle mâle, c’est bien le cas de le dire… eh ben non, tu seras pas violé(e) cette fois, mais la prochaine sans faute… Et alors il va vite voir si Esperanza a bien trouvé les bijoux (des bagues volées) qu’il lui a  déposés dans son nid sur la cheminée, ainsi que des fleurs en tissus, car il est d’une galanterie magique, le Chanty gentil. Et fidèle, un mari modèle,  je vous dis !!!! Et ils se bécotent  à qui mieux mieux, se toilettent mutuellement sur leur nid d’amour pur.

Des fois, le couple déménage et alors,  on passe de la cheminée au buffet et on suit par terre un petit sillage de plumes, pailles et brins de je ne sais quoi…Ce n’est pas triste de vivre avec eux !!!!!!!

Je vous le dis, l’amour chez les oiseaux, c’est EXEMPLAIRE, prenez-en de la graine, les humains, prenez-en de la graine !

Nids d’hirondelles

Le 19 mars, trois petiotes sont arrivées en 2011. Le 7 avril, elles étaient 15 dans les boxes de Régina et de Cétoune.

Le 10 avril, 22 et elles commençaient à nicher. Il faut amener de la boue car la sécheresse sévit en Charente.

Pour les observer et les compter à leur arrivée, le mieux est la nuit noire, quand elles sont perchées, avec une lampe électrique, faire vite pour ne pas les déranger, et ne pas éclairer de trop.

Le 7 avril  déjà, elles ramenaient de la paille, des plumes, agglomérées à de la boue, petits becs en action, petites pattes fébriles, et zou, vite on maçonne un nid avec un savoir faire magistral. Pas intelligents les oiseaux ???? Allons donc !!!!

Ce 11 avril, elles continuent leurs nids, à consolider depuis l’an dernier à leur façon ( moi j’ai mis des clous dessous cet hiver) et s’accouplent déjà : ca roule !!!

La premiere mamie: Cétoune

les grenouilles vertes


www.grenouilles.free.fr

Grenouille Verte – Rana Klepton Esculenta

grenouille verte

  • Nom(s) Français : Grenouille verte ou grenouille commune
  • Nom Scientifique : Rana klepton esculenta Le terme de « klepton » signifie qu’il s’agit d’une espèce hybride. Ici il s’agit d’un croisement entre la grenouille rieuse et la petite grenouille verte.
  • Famille : Ranidés
  • Taille : Les grenouilles vertes ont une taille de 7 à 10 cm pour les mâles et de 8 à 12 pour les femelles.
  • Aspect des têtards : Les têtards de grenouilles vertes sont entièrement noirs, avec une queue fine.
  • Aspect des adultes : Les grenouilles vertes ont une tête large avec un museau pointu et des yeux rapprochés à pupille ovale et horizontale et dont l’iris est brun tacheté de noir. Leurs tympans sont bien visibles et sont gros par rapport aux yeux. Les mâles possèdent deux sacs vocaux de chaque côté de la gorge. Elles ont le dos de couleur verte ou brune, ponctué de taches noires chez certains individus. On peut parfois apercevoir une ligne vertébrale plus claire. Le ventre est blanc jaune parfois tacheté de sombre. Les pattes sont rayées de bandes sombres et les orteils des pattes postérieures sont palmés jusqu’au bout.
  • Alimentation des têtards : Ils se nourrissent de micro-organismes se trouvant dans l’eau et de petites algues.
  • Alimentation des adultes : Elles se nourrissent d’insectes et de petits poissons, ainsi que de leurs propres têtards, car elles sont cannibales.
  • Répartition : On les trouve partout sauf en Océanie et à Madagascar, mais seulement jusqu’à 900 m d’altitude.
  • grenouille verte habitat Habitat : Les grenouilles vertes habitent les mares, les étangs, et toutes les étendues d’eau calme.
  • Mœurs : Elles sont de mœurs diurnes et aquatiques.
  • Hibernation : Elles hibernent de novembre à mars, à terre, dans des endroits humides.
  • Comportement : Les grenouilles de cette espèce ont pour habitude de se chauffer au soleil. Elles vivent en groupe.
  • Reproduction : Le début de l’accouplement à lieu en mai. Les grenouilles vertes se réunissent dans les mares et dans les étangs. L’accouplement est axillaire. Les femelles pondent de 5 000 à 10 000 œufs en petits tas de 300 qui coulent au fond de l’eau. Au bout du septième jour, les oeufs écloront laissant apparaître des petits têtards. Leur métamorphose durera 3 à 4 mois.
  • Chant : Leur chant est un « groek, groek » suivi de bref « kéké ». Quand de nombreuses grenouilles chantent toutes en même temps, cela donne un « concert » assourdissant.
  • Prédateurs : Leurs principaux prédateurs sont certains poissons comme les brochets, ou bien les serpent comme les couleuvres et les oiseaux comme les hérons et les martins-pêcheurs. C’est une espèce protégée. Mais leur ennemi premier est l’homme. En effet, le terme « esculenta » de son nom veut dire comestible. Ses cuisses sont très appréciées.
  • Statut : C’est une espèce protégée.
  • Espérance de vie : Les grenouilles vertes vivent de 4 à 5 ans.

Si vous trouvez un animal sauvage blessé,

Portez le au centre de sauvegarde de la faune sauvage de Charente Nature à Torsac. La Borde, 16410 Torsac

Tél :  0545240665

Mettez-le dans un carton, ne lui donnez pas à boire et emmenez-le dans le calme à Torsac. Si c’est un rapace, faites attention au bec et aux griffes.

Ils ont sauvé un engoulevent et un moineau, mais la petite chouette hulotte est morte au bout d’une semaine. Nous avons trouvé ces oiseaux vers chez nous. E t les leur avons apporté.

Il y a un centre de sauvegarde par département, nous on a celui de l’association Charente Nature que nous vous recommandons fortement.

un chiffre juste un premier chiffre entre autres

 

60 % des grands mammifères ont disparu en 40 ans.

les papillons de l’été se cachent bien

Nous laissons les fleurs sauvages embaumer le jardin, et voyez, enfin cherchez, il y a 17 papillons.

comment faire du jardinage bio en résumé

– Ne pas trop tondre. Si vous tondez, partez du centre à la périphérie pour laisser aux insectes le temps de fuir les lames.

– Laisser des carrés d’orties, pour les paons de jour, jolis papillons qu’on voit de moins en moins.

– Laisser des fleurs sauvages, style pissenlit, pâquerettes, mauve, graines de chiendent pour les oiseaux, chardons, (chardonnerets), marguerites, boutons d’or.  C’est aussi joli que nos fleurs domestiques.

– Planter des haies, aubépine, par ex, laisser un peu de lierre pour les abeilles.

– Laisser des arbres morts, les trous abritent les chouettes, les pics, les insectes…

– Ne pas tuer les fourmis, les larves nourrissent les oisillons, entre autres.

– Si vous faites de petites mares, laissez des rebords faciles d’accès pour éviter les noyades.

– Si vous avez des abreuvoirs, des seaux d’eau, mettez des petits bâtons dedans, ou si ce sont des vieilles poeles à frire qui servent de baignoires pour les oiseaux et autres, mettez dedans une grosse pierre. Insectes, hérissons, salamandres peuvent s’y noyer si l’eau est trop profonde, idem les lézards. Attention aux boîtes aussi, qui peuvent piéger les hérissons et les coincer. ILs mourraient de faim et de soif.

– Un tas de tuiles entassées abrite plein de bestioles. Des perce oreilles qui ne piquent pas les oreilles, des gendarmes colorés….des petites araignées…Pensez à des abris pour hérissons, guêpes solitaires, coccinelles. Des boîtes à hamsters piquées dans des branches peuvent servir pour de petits hôtes frileux.

– Laisser de vieux murs de pierre pour faire des maisons à des petits invités sympas. Vous verrez tout un microcosme en mouvement.

– L’été, humectez de la terre pour les hirondelles, et l’hiver nourrissez les oiseaux s’ils ont du mal à survivre dans votre région. Une fois que cela est commencé,  n’arrêtez plus jusqu’au printemps cependant.

– N’abattez pas d’arbre à la belle saison, comme les ronces, ils pourraient abriter des nids bien protégés.

– Ne brûlez pas de vieilles feuilles sans avoir vérifié qu’elles ne cachent pas un hérisson. D’ailleurs faites-en plutôt du compost. Brûler est souvent interdit à présent et c’est tant mieux.

– A l’automne , ne soyez pas un maniaque du ramassage des feuilles, elles nourrissent le sol et les lombrics, amis du jardinier. Si vous les ramassez, mettez -les au pied d’un arbre au moins.

– Aimez un peu la vie sauvage, arrêtons le tout nickel, le tout bétonné, le tout aseptisé. Retrouvons la mode du naturel qui attire animaux et flore endémique. Changeons notre regard sur le monde en un mot !!! Ici, quand on arrive l’été, on est accueillis par des centaines d’oiseaux, et par des nuées d’hirondelles, comme aux premiers temps de l’ère, quand homo sapiens n’avait pas tout astiqué  à son goût.

On a bien nivelé nos centrales nucléaires, et voyez ce que ca peut donner au Japon par exemple. La nature n’aura jamais besoin de nous pour être elle-même, mais nous, nous aurons toujours besoin d’elle pour manger et boire et respirer.

Pour la faune et la flore oubliées, mal aimées et mal comprises souvent, merci d’avance.

nos hirondelles en action

Note : le 19 mars, trois petiotes sont arrivées en 2011. Le 7 avril, elles étaient 15 dans les boxes de Régina et de Cétoune. Pour les observer et les compter à leur arrivée, le mieux est la nuit noire, quand elles sont perchées, avec une lampe électrique, faire vite pour ne pas les déranger, et ne pas éclairer de trop.

Le 7 avril elles ramenaient de la paille, des plumes, agglomérées à de la boue, petits becs en action, petites pattes fébriles, et zou, vite on maçonne un nid avec un savoir faire magistral. Pas intelligents les oiseaux ???? Allons donc !!!!