La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

Archives Mensuelles: février 2014

yoko, un de nos messagers

yoko, un de nos messagers

Yoko est un des clowns soleil de notre troupe. Nous sommes 4 : Ity, Hélia, Yoko et moi.
Je laisse parler les petits pour notre association.
Non, ils ne parlent pas le langage des hommes : c’est aux hommes d’apprendre leur langage.
Non, ils ne font pas de tours de cirque, ils font ce qu’ils veulent ou presque :
ils ont pour mission de monter sur toutes les épaules qui veulent bien les accueillir.
Ils vont sur les grandes épaules, les petites épaules, les adultes, les enfants, les gentils
humains, les humains sceptiques, ils vont partout où on veut bien leur ouvrir un cœur.
Ils disent : « Nous sommes affectueux. Ne massacrez pas nos peuples ».
Ils disent les choses mieux que moi, dans leur langage si simple et clair.
Ils ne font pas de violence, pas de grandes phrases.
Ils disent un autre regard sur le monde.

Publicités

Quand Silver volait avec Tutti Frutti, Sunday, et les autres…

Quand Silver volait avec Tutti Frutti, Sunday, et les autres...

Vie

“La naissance et la mort appartiennent également à la vie et se tiennent en équilibre comme condition l’une de l’autre (…) comme les pôles du phénomène global de la vie”.
Arthur Schopenhauer,  grand philosophe ami des animaux.
Et : “Là où il y a volonté, il y aura aussi vie et monde”. (Même auteur)
 
Je me suis envolé cette nuit. Je m’appelle Silver. Je suis un inséparable handicapé grave. Je suis  mort d’un hématome énorme qu’on n’a pas pu soigner car je suis trop petit pour
être ponctionné.
Je me suis battu une partie de ma vie car j’avais une patte accidentée. J’ai alors eu la joie de rencontrer mon amie Sunday, une inséparable couleur d’or, qui me soutenait
de son corps pendant que je rééduquais mon membre blessé. J’ai vécu ainsi plusieurs années et “elle” ouvrait notre petite volière d’appartement tous les soirs et je volais
avec les autres, comme les autres, même si je n’allais pas très loin. Elle a compris que j’étais un samouraï, un prince, un stoïcien oiseau.
Puis un jour, je suis tombé et je me suis fracturé l’aile. Je me suis encore attaqué à ce problème avec une force d’âme puissante et des humains m’ont aidé, m’ont donné
des médicaments, m’ont fait des compresses. Cette nuit, je suis parti avec d’autres ailes voir d’autres oiseaux ; je vis encore car je suis devenu un symbole de vie. Je vis.
Elle a profondément regretté de m’avoir fait voler avec ma patte malade, elle s’en voulait, alors je suis devenu pour elle une petite lumière intérieure et je lui ai dit : “ne t’en veux
pas, je voulais voler envers et contre tout, mourir ne m’a jamais inquiété, tu as bien fait de me traiter comme un bien portant”.
Elle a voulu mettre mon témoignage sur ce site, pour dire que la mort n’existe pas ; on vous parle de vide sidéral, mais moi je dis qu’il y a de la vie même dans des atomes,
même dans des trous noirs, que l’énergie est partout.
Je suis Silver, un amour d’inséparable, un exemple de courage.

La Voie de l’Hirondelle soutient….

La Voie de l’Hirondelle soutient le mouvement All-Apologies, entre autres mouvances pour le vivant.

Nous avons acheté l’écusson, qui est fédérateur : il est le signe que nous nous engageons auprès de tous ceux qui tentent d’enrayer la destruction de la planète, de venir en aide à la flore, la faune, les peuples humains décimés.

Vous pouvez nous contacter si vous êtes intéressés, et visiter leur site. Ils aident Sea Shepherd (protection des océans…) et Survival.

Nous ne faisons pas de politique, pas de religion, pas de philosophie, pas de guerre : Nous essayons juste d’être ensemble pour protéger ce qui reste de nature et tous les penseurs en ce sens sont bienvenus. Nos actions sur le terrain vont dans cette direction.

Le changement climatique et la surpopulation humaine nous touchent, nous aussi…

Je ne voudrais pas mourir sans avoir rien tenté, pour ma part. Je voudrais mourir debout, digne, à l’instar de tous nos petits qui sont morts à la Voie de L’hirondelle et que nous n’avons pu sauver.

Anny Fugier.

 

 

ALL-APOLOGIES… KÉZAKO ?

 

Le logo d’all-apologies et son écusson sont le symbole de la Vie qui gagne, l’emblème des défenseurs des animaux et du Vivant (*).

 

La lecture du logo se fait de bas en haut :

– Le rouge, couleur de la Vie, de la révolution et de la « rage » qui nous anime ;

– La « rage », comme soif de justice et qui irait jusqu’à craqueler le sol ;

– La plante en « V » comme symbole de la Vie jaillissante, doublée comme un oiseau qui prend son vol ;

– Le vert, autre couleur de la Vie et surtout de l’espoir ;

– Le jaune, teinte vive, joyeuse, chaleureuse, comme un soleil, qui flashe et permet une bonne visibilité, notamment de l’écusson ;

– Le barbelé gris qui finalement s’entr’ouvre pour redonner la liberté.

 

Nombreuses sont les organisations à portée internationale ayant un nom anglo-saxon. all-apologies ne déroge pas à cette règle, en signifiant « toutes nos excuses », excuses que nous devons bien à une Nature ancestrale que nous n’avons pas su ménager. Il ne faut voir aucun apitoiement dans cette reconnaissance, tout au contraire il conviendrait maintenant de cesser de mal nous comporter. all-apologies est aussi un sarcasme militant : « Excusez-nous de déranger, de bousculer des certitudes, de chercher à éveiller les consciences ! »

 

all-apologiesest un Mouvement libre et global pour unir tous les défenseurs des animaux et du Vivant (*) au niveau mondial. Sa formule ne contraint pas à une adhésion répétée. all-apologies ne cautionne pas une association, une fondation, un comité ou un collectif plus qu’un autre, mais soutient toutes les initiatives en faveur du Vivant, ainsi que les actions indépendantes.  Si vous êtes membre d’une association, porter l’écussonall-apologiesn’implique pas de quitter cette association, les deux étant compatibles et synergiques, de même qu’il ne vous oblige pas à être particulièrement activiste.all-apologiesprend en compte le militantisme actif et passif, pratique et de terrain tout comme celui théorique, intellectuel, notamment des auteurs, communicants et lanceurs d’alertes.all-apologiesne prétend pas au perfectionnisme mais simplement à la bonne volonté, la solidarité et de vivre en phase avec la cause.

 

L’écussonall-apologiesest un objet de fabrication artisanale, proposé par une micro-entreprise locale. Nous y avons porté un soin tout particulier pour vous proposer un produit de qualité. Il est entièrement brodé sur une pièce de feutrine(**). Chaque couleur et motif ne sont pas le fruit du hasard, mais ont été prévus pour une lisibilité et visibilité optimales. L’écusson est muni au dos d’une seconde pièce de feutrine(**) pour une bonne finition, ainsi que d’une broche pour adapter l’écussonall-apologiessur tous types de vêtements.

 

 

(*) cf Accueil.

(**) La feutrine utilisée est exempte de matière animale.

 
 

all-apologies se veut apolitique et non confessionnel, et s’affiche tout autant contre l’homophobie, le racisme, le sexisme que le spécisme.

 

Nous, amis des animaux et du Vivant, sachons nous montrer à la hauteur des Êtresque nous défendons, ne leur faisons pas honte, laissons au vestiaire nos crises d’égo, subjectives et dérisoires pour être extérieures à la cause animale ! Ce qui veut dire qu’à partir de là chacun est le bienvenu.

 

 

Rejoindre le Mouvement all-apologies ici.

La voie de la douceur, les deuils, entraide.

Notre association a demandé à ses membres, dans ses statuts, de ne jamais insulter, ni se montrer grossier, parce que notre voie se veut pacifique et digne avant tout. Les animaux qui sont morts chez nous sont morts avec dignité et classe.

Nous proposons une voie de légèreté, de non violence, de combat qu’en dernier recours.

En cas de deuil d’un animal de compagnie, n’hésitez pas à nous contacter, nous commençons à avoir une bonne expérience en ce domaine très douloureux. Nous pouvons psychologiquement vous donner quelques conseils et vous comprendre, surtout.

Nous ne voulons pas de sectarisme. Nous aimons l’ouverture au positif, il y a déjà suffisamment de maltraitance en ce monde, nous sommes confrontés à l’horreur souvent.

Alors, merci Hélios, un peu de légèreté ne fait de mal à personne.

Bien  à vous tous.

Anny

 

 

 

Chanty et Hélios en photo

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Hommage à notre petit clown du spectacle pour enfants

AU PAYS DES PETITS CLOWNS, J’IRAI

“Légèreté de l’oiseau qui, pour chanter, n’a pas besoin de posséder la forêt, ni même un seul arbre” . (Christian Bobin)

– Mon petit coeur, comment te raconter quand le mien n’arrive plus à s’ouvrir à la vie ?

– Alors, écoute ma chanson soleil. Tu m’entendras chanter toute ta vie.

– Comment ?
-“Toutouloulou, toutouloulou, toutouloulou, toutouloulou, twi twili, twi twili “.
– Hélios, tu chantes ! Je t’entends chanter ! Mon tout petit, tu chantes !
– Dans mon nouveau pays des petits clowns soleil, on vit aussi, tu sais …

“Il faut donc que je fasse quelque chose de ma blessure, que je comprenne, que j’en fasse une oeuvre d’art, un roman, que je milite. (…) Je crois que les résilients doivent
trouver des combats, des engagements” (Boris Cyrulnik : La Résilience).

Toutouloulou : il s’appelait Hélios. Soleil. Parce qu’on l’avait trouvé très malheureux dans une animalerie et que c’était le jour du solstice d’hiver.
On avait craqué ; on l’avait acquis, il nous avait conquis.
Il est resté, au début de son arrivée, prostré, toute petite chose, toute petite chose, dans notre pièce commune, aux oiseaux et à nous.
Et puis il a irradié le bonheur, la joie de vivre et encore le bonheur ! Il était la joie à lui tout seul dans son costume de plumes blanches, jaunes et grises.
Perruche calopsitte, il nous a enseigné, il nous a transmis, il nous a éduqué.
Tu es devenu ma drogue de douceur heureuse.

C’était Noël, les boules l’attiraient, il les emmenait par le petit bout qui dépasse, vous savez ? Il tirait sur les guirlandes et les papiers d’argent et d’or des papillotes.
Emerveillance. La marrade. Ce qu’il était drôle, oh la la ! A petits pas sur ses menues patounes finettes, il arrivait et zou, emmenait le jouet.
Parfois, en marchant, il sautait en l’air : un petit saut d’oiseau bonheur : “ouh, je suis content ; ouh, je suis content !”.
Cela vous arrive-t-il, à vous, de bondir de joie sans raison, comme ça, par amour de la vie ????????
Déjà, j’ai su que c’était un grand sage doublé d’un sacré philosophe courage.
Un ange d’innocence : le bonheur pur.
Mais qui savait aussi se défendre ! Bing, un gentil petit coup de bec si ton doigt je ne veux pas.

-“ Hélios ………………”

– “Hélios ………………”

Champion des imitations, il apprit le chant sur trois tonalités bien précises de Ténor et Chanson, les deux calopsittes mâles que nous avions sauvés du trottoir.
Puis il se lança dans les toui touilili touitouili, de Tako, l’oiseau ami d’une petite fille qui nous visite souvent.
Tako parti, notre Hélios nous le rappelait : il avait enregistré son vocable, il élargissait sa culture.
Vous prenez les oiseaux pour des cervelles d’oiseaux, vous vous trompez !!!!! Ils apprennent, ils imitent, ils ont des codes sociaux complexes.
Hélios est mon gourou de bonheur.

– “Tu me manques, tu me manques … Je n’y arrive plus, c’est vide, le monde est vide sans tes sauts de joie…”

– Alors chantez !

Il était la légèreté de l’être, la grâce, la délicatesse dans une âme forte. Il apprenait vite, ( il savait peut-être qu’il ne vivrait pas vieux ?)
Il était , tu étais si léger, léger, dans ta tête, dans ton corps… La légèreté est une telle grandeur, un tel paradoxe : le monde appartient à celui qui la cisèle.
Tout ce qu’il faisait était aérien, non pas parce que c’était un oiseau clown, mais parce qu’il savait déjà la vie.
A petits pas, il nous montait dessus et nous jouions au “petit navion” : on soufflait avec les lèvres dans un bruit pétaradant et l’oiseau rieur de déployer
ses ailes blanches et grises, de mettre sa tête dessous et de se tordre de rire : tu étais la vie, tu étais la vie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Qu’est-ce qu’on a pu rire ! Avez-vous déjà ri souvent avec un tel petit artiste clown ? Tu picorais les moustaches de Jean-Pierre et on se marrait, on se bidonnait.
Tu riais aussi à ta façon héliosienne. Tu étais magnifique. Nous t’aimions.

Tu tombais en pâmoison devant Ity, notre Ity mascotte, petite fille calopsitte. Tu la suivais partout, un peu nigaud, garçon énamouré.
Mon amour !
Tu montais sur les personnes qui venaient dans notre association voir nos éclopés et tu piquais les boucles d’oreilles, tu chantais à tue-bec.
Et l’on riait encore.

-“Tu étais tellement mignon …”

Quand tu t’installais sur un perchoir en liberté, après qu’on t’aie récupéré sur le nez, long nez du colley, tu te lançais dans tes vocalises.
Bonheur.
Et alors là, tu étais inouï, une exception faite oiseau, un créateur : tu chantais, tenez-vous bien, la tête sous une aile, et une patte en l’air, dans un équilibre précaire…
Regardez : je déplie mes doigts, je replie mes doigts : c’est magique !
Délicatesse. Elégance. Raffinement.
Tu étais tout simplement merveilleux.
L’élégance est la richesse suprême.

-“Je me rappelle…”

Qu’est-ce que tu as pu nous faire rire !

Un an après, tu es parti. D’une longue maladie. D’un combat qui a duré 5 semaines. J’ai beaucoup cherché, on a vu un vétérinaire spécialisé, fait une radio,
on a eu le temps de se battre … Les derniers soirs, la tourterelle Chanty, adoptée depuis 9 ans, venait te tenir compagnie sur ta petite mangeoire, sous une lampe à infra rouges.
Au début turbulent, puis tout doux, comme si la colombe mâle comprenait… Tu n’avais plus de forces ; on essayait les médecines douces, on essayait tout, on ne pouvait pas, on ne pouvait pas,
je ne pouvais pas te laisser partir, pas toi, pas toi, si jeune…

La veille de ta mort, suprême élégance, tu emportais avec toi, facétieux, une touche d’ordinateur chez des amis, ce qui était ton jeu favori…
(La vitesse hallucinante à laquelle tu nous embarquais F1 F2 F3 F4 F5 F6 et bien dans l’ordre… bon sang !)
Tu allais mourir et tu jouais encore,

TU ETAIS L’ELEGANCE MEME, HELIOS, petit guerrier de la vie …

Nous allâmes dire adieu à tout, à Ténor et Chanson, à l’arbre aux oiseaux… Je te laissais doucettement endormi à minuit, sous ta lampe rouge et à trois heures aussi…
Le 20 janvier. Et à 5 heures, tu étais devenu mon petit mentor du ciel…
ADIEU L’ARTISTE ! Le lendemain, 21, nous devions animer dans notre association (“la Voie de l’Hirondelle”) un petit spectacle pour enfants, où nous parlions de protéger les oiseaux
aux 5 ans et aux mamans…
Et le petit clown, devenu soleil, donna son nom à la troupe effondrée : moi, Ity et Yoko, artistes en deuil…

Ce sera la troupe des petits clowns soleil et nous continuerons pour toi, sous ton égide lumineuse.

– “Hélios, tu nous manques”.

Chantez, gens tristes, grincheux ; chantez, enfants larmoyants ; chantez, éclopés de la vie ; chantez car un artiste élégant nous a légué son courage léger.

Nous continuerons : nous sommes les clowns soleil et nous parlons de protéger les oiseaux partout.

Hélios, Hélios, mon amour, mon si grand amour de 64 grammes, tu chantes avec nous :
Toutouloulou toutouloulou et siffles de nouveaux airs, que t’ ont appris les anges clowns du pays soleil.

Anny, élève d’Hélios, artiste-clown. Coach d’une sagesse oubliée des humains.

PS : Hélios, tu as sauvé la vie d’une perruche calopsitte qu’on nous a apportée, mourante, cet été.
Elle n’arrivait plus à manger et à boire, perdue au fond des bois.
Nous t’avons mis avec la pauvre petite et tu lui as gentiment bécoté le cou
avec tout ton amour :
tu l’as ressuscitée ! Cœur Vaillant a repris le goût de vivre de suite après ton baiser.
Rien que pour cela, tu mérites d’être entré dans notre légende,
la légende des petits clowns de la Voie de l’Hirondelle.