La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

Archives Mensuelles: février 2016

Nous aimer sans nous juger

« Puissions-nous nous aimer sans nous juger » est une phrase extraite d’une prière pour l’estime de soi, de Don Miguel Ruiz, auteur éclairé des « 4 Accords Toltèques ».

J’ai lu ce livre tout à fait par hasard et il complétait bien mes recherches intellectuelles sur le mieux vivre et le mieux vivre ensemble, qui est un défi à relever pour l’humanité.  Avoir une parole impeccable, c’est-à-dire ne pas être médisant. Ne jamais se sentir visé, c’est-à-dire être libre et non coupable dans sa tête. Ne pas supposer que l’autre est comme ceci ou comme cela. Et le top, faire toujours de son mieux. Vous connaissez sans doute ces accords mieux que moi, qui viens juste de les découvrir.

Ca m’a intéressée car je pense que si on s’accepte, si on arrête de toujours se flageller moralement, on peut aimer la vie et les autres de plus en plus. On est dans l’ouverture, dans le « avec » et non plus dans la marche « contre » nature.

C’est mon avis. Il y aurait beaucoup à dire sur cette façon de se tranformer de l’intérieur pour transformer le monde, mais d’autres l’ont fait mieux que moi. C’est juste que je m’en sers pour combattre le « mal » que je vois dans nos associations : ces humains qui saccagent les animaux et les végétaux, par exemple. Je ne parle même pas des guerres, des enfants esclaves. On voit plus le « bien » si on agit en harmonie avec ces accords ; on est en phase avec l’univers primordial, avec la neutralité de la Nature mère, sur la fréquence Unité du vivant.

Bien des sages ont visé les mêmes objectifs avec d’autres mots, durant toute notre évolution. Mais ici, on est plus dans le chamanisme primitif, et c’est assez original et bienvenu, dans notre époque où le génocide des peuples sauvages et plus purs que nous bat son plein.  Sans parler de l’extinction annoncée  des grands singes, nos admirables cousins.

Oh, bien sûr, Miguel Ruiz reprend les thèmes de l’amour universel, mais son horizon est très ouvert et proche de la nature originelle. On ne peut jamais être tout amour, mais le 4ème accord me sied parfaitement, moi qui me culpabilise de ne jamais faire assez ou de chuter : faites de votre mieux et n’y pensez plus.

Il nous parle de cet étranglement religieux qui a fait de l’humain culturel un être formaté, maté tout simplement, qui ne sait plus être lui-même comme cette petite fille qui chantait avant que sa maman chérie lui dise qu’elle a une voix épouvantable et qu’elle doit la laisser travailler tranquille. Nos journées de stress moderne nous déconnectent de l’Un primordial, de ce «  » » »Dieu » » » intérieur qu’est notre pureté latente, celle d’avant notre big bang personnel, la naissance de notre univers mental et humain. Il y aurait de quoi argumenter et je n’en ai pas la prétention.
Je dis juste que si nous savons nous centrer dans l’énergie innocente de la Nature, être enfin nous-mêmes sans-tabous-ni-préjugés-ni-ordre-culturel-limitant, nous pourrons enfin avoir un peu de paix intérieure et l’ offrir autour de nous. S’aimer soi pour aimer le monde, en somme. Ce n’est pas se résigner mais c’est trouver l’action juste, un peu comme dans le non-agir du taoïsme qui est si intelligent et subtil. Nous n’avons pas besoin d’être des héros pour nous brancher sur la force de l’arbre bien aimé et admirer un vol de grues cendrées qui suivent le vent au lieu de lutter contre lui comme des malades.

Alors, puisque tu t’aimes enfin, tu es libre comme le petit enfant et tu peux chanter sous la pluie ton amie.. Tu fais moins de mal à la nature puisque ton corps l’habite et qu’elle habite ton corps. Tu peux tendre la main à la patte poilue : viens, n’aie plus peur, je suis comme toi, je vis sur la même terre et je regarde le même soleil. Des esprits malins m’ont dit que c’était con et simpliste, pure utopie, mais moi j’y ai trouvé du réconfort et je me suis sentie plus féérique que ces esprits négatifs.Nous sommes notre façon de réfléchir :  nous pouvons devenir magiques.

C’est simple et bien vrai. Pensons bien pour ne plus être les victimes du sort d’éternelle souffrance jetée par l’humanité actuelle. Devenons responsables de notre Etre, pour pouvoir accueillir le nuage, la fourmi, l’enfant, l’arbre dans notre essentiel.

 

 

 

 

 

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Nature amorale

J’aurais tellement aimé être tout amour. Me nourrir de végétal, ne jamais tuer, me dire zen et aimante. Beaucoup de personnes qui s’efforcent d’être clean sont comme moi.
Puis je me suis rappelée des expériences. Et tout a été effacé. Il me faut donc repartir de zéro : je ne serai jamais pure au sens humain du terme, sainte au sens religieux du terme.
J’aurais beau sauver des animaux, être végétarienne ou autre, respirer en posture zazen , pratiquer la pleine conscience, la communication non violente, la salutation au soleil ou autre, je ne serai jamais ce vers quoi j’aime aller.
Pourquoi ? Question idiote et réponse idiote :

Parce que la vie, la Nature, l’univers n’ont pas la morale créée de toutes pièces par les humains.

J’ai mis un abreuvoir un jour pour que les moineaux, qui souffraient de la sécheresse, puissent vivre. De beaux papillons se sont noyés.

J’ai voulu faire voler un inséparable que je croyais guéri, je me suis plantée, il n’était pas guéri.

Et cela, ce sont des expériences où je suis involontaire. Je ne vous raconte pas tout, j’ai trop honte, je ne savais pas à l’époque. D’ailleurs on ne connait jamais tout ! J’ai fait des erreurs, comme ils font dans les zoos, les réserves, les refuges, etc… Des erreurs qu’on ne montre pas à la télévision, même pour les plus grands professionnels. Jamais irréprochables.

Nous tuons pour vivre, tout le monde le sait mais beaucoup se le masquent : quand nous marchons, respirons, prenons un médicament, mangeons de la salade, etc…Quand nous conduisons une voiture, utilisons un ordinateur, éclairons notre maison, construisons une maison, une route, une église. Le nucléaire, le jardinage, la lessive, tout tue. Des milliards de petits êtres vivants meurent sous nos pas. Dans les phares de nos automobiles…Dans notre ventre quand nous digérons. Les planètes, les galaxies, les météorites, tout tue ou est tué. L’univers est la plus grande matrice et le plus grand cimetière que j’ai l’honneur de connaître. Yin Yang. Et le centre.

Les religions et les philosophies vous parlent d’amour et de compassion, certes, et il faut les écouter, quand ce n’est pas idiot. Une grande sainte indienne embrasse à tour de bras des millions de personnes, mais pour aller faire une conférence à Paris, elle prend l’avion, elle pollue, des animaux volants sont en danger… Elle est Amour mais elle a aussi ses limites.

Je n’ai plus trop de morale, sinon celle-ci : faisons du bien mais restons HUMBLES. Si tu donnes une leçon à un type qui s’empiffre de saucisson, sache que tu vas tuer un hérisson demain en prenant ta foutue bagnole, sans le voir peut-être. RESTONS HUMBLES.

Autre éthique personnelle : pour trouver ce foutu amour dont les meilleurs rêvent, il faut d’abord être en phase avec l’univers, accepter ce qui est, faire allégeance à la Nature. Non, nous ne pourrons jamais être tout amour, parce que la violence, la haine, la mort, le combat font partie de toute vie. Si une météorite fonce sur la terre, elle peut anéantir des dinosaures antédiluviens. Notre meilleure façon de trouver un peu de bienveillance : lâcher prise sur notre ego et enfin accepter la Nature TELLE QU’ELLE EST . L’homme parle tout le temps d’amour et, au final, il a fait plus de mal que le plus prédateur des tigres.

Si je devais résumer cet essai, je renouvellerais ce mot : HUMILITE.

Et je le hurlerai au centre ville : HUMILITE. Ce faisant, je ne serai pas humble ! Soupir !PS : Pour ceux qui culpabilisent facilement, comme moi, cela ne sert à rien. Il faut continuer de progresser en tirant des leçons, les grands philosophes sont d’accord avec moi.

 

 

 

 

 

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YOKO ET MOI TOUT PETITS

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Les copains de Yoko en action

Les plantes sont intelligentes et sensibles

Dans le journal Inexploré n° 29, Réjane Ereau parle du guérisseur Pierre Capelle qui organise des séances de guérison, mettant des êtres humains en tête à tête avec des arbres. (« L’arbre, fruit de guérison »). Le grand Claude Lévi-Strauss (La Pensée sauvage) renoue avec les peuples dits primitifs qui voyaient du sacré dans la nature. »Pratiquer la pensée sauvage », le livre d’Elisabeth Horowitz, confirme mon intuition que nos amis végétaux ne sont pas des bibelots, eux qui payent un si lourd tribut à notre humanité irrespectueuse et imbue d’elle-même.

Francis Hallé, Botaniste et biologiste, est l’auteur de « Plaidoyer pour l’arbre ». Il raconte que les plantes voient dans l’infrarouge par des capteurs de longueurs d’onde. Etc, etc…Partout, des chamanes écoutent parler les symboles de l’univers et revisitent notre monde. Pour ma part, j’ai pleuré lorsque quelqu’un a abattu mon ami cyprès. Les pics délogés ont dû venir habiter chez nous.

Je ne mange pas de chair animale mais je respecte le végétal que je tue pour me nourrir. Ce peuple pourrait aider la planète à se régénérer si on plantait des arbres par milliers, alors que 46 % d’entre eux ont déjà disparu depuis l’avènement de notre espèce.

Quand est-ce que nous changerons notre regard sur le monde, maintenant que la science commence à nous montrer la réalité des ondes et des vibrations autour de nous ? Quand est-ce que nous serons à la hauteur de l’idéal d’amour que nous prônons sans cesse ? Quand est-ce que nous dirons merci aux plantes pour les bienfaits rendus, ne serait-ce que parce que nous les tuons pour vivre ? Cessons de dire : « Il ou elle ne souffre pas, je peux en abuser », à tort et à travers   : réfléchissons aussi par nous-mêmes.

Nous avons été manipulés par une culture consumériste, il serait temps de faire amende honorable : Merci la plante, merci l’arbre.

 

Pour communiquer entre nous : suite de l’effet papillon

Je vous rappelle que vous pouvez nous joindre par mail ou par facebook. Nous signons des pétitions tous les jours contre la maltraitance animale. Notre siècle atteint des sommets à ce niveau. Pour continuer d’être informée, j’ai dû me motiver grave ! Ce matin, des milliers de dindes privées de ventilation, mortes lentement de surchauffe dans un élevage. (fugier.anny@bbox.fr) Je ne vais pas tout mettre sur facebook, j’en reçois tant, on nous fuirait. Si vous êtes intéressés par une participation pour dénoncer ces monstruosités, donnez-moi votre adresse mail, vous serez dans nos contacts. J’en ai déjà énormément.

Rappel : nous voulons être des samouraïs pacifiques, pas d’insultes. Ne nous abaissons pas. Montrons l’exemple : effets papillons.

 

L’effet papillon

L’Ethique de la Voie de l’Hirondelle. L’effet papillon.
“Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au texas ?”
Notre minuscule association, que nous tentons de développer après une période de transition, ne se contente pas de protéger et d’accueillir parfois des animaux, sur une réserve écologique de trois hectares. Nous avons aussi une vocation éthique, pour donner un nouveau sens à la vie humaine.
Nous tentons de concilier divers courants qui aident les êtres vivants, qu’ils soient végétaux ou animaux.
Vous n’ignorez pas que notre société va droit dans le mur, entrainant avec elle plein d’innocents, si nous continuons notre surconsommation effrénée, employant de beaux mots pour cacher un profond mépris envers le reste de la création.
Nous sommes formatés, voire “lobotomisés” (Par exemple, élevage industriel, pesticides…).
Nouvelle conscience : A l’instar de Richard Brodie, je crois qu’un « gène social » se propage, un mème qui peut révolutionner une culture.
Actuellement, pour rappeler Ruppert Sheldrake, il serait bon que la pensée humaine soit “contaminée” par un champ morphique différent : l’union à l’Infini ; sans doute la science va-t’elle aller dans cette direction pionnière.
Tout ce qui fait réfléchir et penser par soi-même est bienvenu pour retrouver un peu de sagesse naturelle.
De nombreux libres penseurs se lèvent, qui prônent un autre mode d’existence.
La notion de doctrine doit être revisitée. Etre un passeur de concepts et d’actions ne signifie pas être un coach de plus.
Chacun(e) peut être selon sa conscience personnelle. L’art de vivre demande une synthèse de diverses évolutions. Par exemple, j’aime la PNL mais aussi la non violence végétarienne de Gandhi.
Mes propres recherches sont le fruit d’un travail intérieur, suite à de nombreux soins prodigués à des oiseaux de l’association, la plupart mourants. Il fallait trouver un nouveau sens à ma vie.
Je suis anti-spéciste, je respecte autant l’herbe que l’étoile ou l’homme. Même si je soutiens l’altruisme pour mes semblables !
Je tends vers le véganisme, qui me parait nécessaire pour sauver l’humanité, mais je sais que nous devons tuer pour vivre : l’herbivore mange le végétal, par exemple, la bactérie travaille pour nos intestins, etc…
Diverses questions se posent donc :
-“Poussière d’étoile”, tu te définis ainsi?
– Voilà, oui. Je n’aime pas les dogmes, même si je m’applique à suivre une éthique, une morale, une ascèse (ne jamais se prendre pour une élite, car nous sommes tous des pollueurs à notre niveau). Je pratique le yoga, la méditation, la pleine conscience, la communication non violente, perpétuelle éleve en devenir.
– Tu t’es réconciliée avec la religion alors ?
– Ah non, ou alors, ma reli-gere, c’est l’éternel univers, cet éternel Big-Bang, le Tout dans l’Unité du vivant.
– As-tu des maîtres ?
– Ils sont variés. Je t’en cite dans le désordre, toutes époques et croyances fondues dans l’éternité de la Vie : Cela va de Konrad Lorenz, Nikolaas Tinbergen, Jean-Marie Pelt, Pierre Rabhi, Hubert Reeves, Yves Paccalet, Jane Goodall, Dian Fossey, les protecteurs en général, Sénèque, Marc-Aurèle, Krishnamurti, Shantideva, Nietzsche, Spinoza, le Dalaï-Lama, Matthieu Ricard, Alexandre Jollien, André Comte-Sponville, Marc Halévy, Lao Tseu, Léon Tostoï, Marguerite Yourcenar, Albert Schweitzer, L’abbé Pierre, etc…
– Il me semble qu’on peut réunir tous ces penseurs dans une logique…
– Oui. Nous y sommes : je résume cette voie :
Pour ma part, je suis moniste. Je dirais panthéiste dans le sens où tout est relié et interdépendant, issu de la même source : la Terre dépend de l’univers, le ver de terre dépend de cette dernière, l’arbre, l’homme aussi. Sur l’humus pousse la fleur.
Le concept de hiérarchie me semble exacerbé chez les humains ; la dualité de certains grands philosophes, qui dissocient le corps de l’esprit, l’homme de l’animal, ne me convient pas.
La quête de sagesse naturelle parle d’évolution pour tout le monde !
A l’instar des peuples primitifs, nous participons à l’oeuvre collective.  Je trouve l’animal humain trop orgueilleux et égocentrique. Il me semble qu’une philosophie altruiste pour tous les règnes changerait la face du monde petit à petit…
Bienveillance :
– Alors, tu parles de compassion, d’empathie, de respect toi aussi : rien de nouveau.
– Certes. Mais j’ajoute qu’il y a urgence à réformer notre manière d’être car les peuples animaux et végétaux sont nos martyrs, l’humanité surpeuplée ne pensant qu’à son nombril.
Le petit caillou, la fleur sauvage, “la mauvaise herbe”, l’étoile du ciel, l’insecte mal aimé, l’enfant violé trouvent en moi leur alliée. L’Hirondelle sauvage est mon principal mentor.
– Te sens-tu décalée ?
– Non, car j’ai cité de grands sages qui vont dans cette direction aussi.
A ce sujet, je sais que certains n’aiment pas quelques uns de ces philosophes en action : je respecte leur liberté de penser. Je me doute que le saint parfait n’existe pas.
Mais attaquer Nicolas Hulot et la Cop 21 difficile, par exemple, ne fera pas non plus avancer le convoi, déjà tant ralenti pas le non-amour.
Idem pour de grands catholiques très critiqués, qu’il ne faut pas juger, car dans la balance, pesons le bien accompli face au mal accompli, notions que le taoïsme dépasse avec jubilation, comme moi d’ailleurs ! Se retrouver dans l’abandon des sentences toutes prêtes.
Pour conclure, je dirais que je me suis plongée dans le “dieu” de Spinoza et des anciens ou des païens : un “athéisme” de réconciliation avec le monde, visible et invisible. Tel qu’il est et non comme Homo non sapiens voudrait qu’il soit.
Pacifisme raisonnable : telle est la ligne de conduite des nouveaux libres penseurs, qui se doivent d’être positifs. Qu’on ne compte pas sur moi pour critiquer ceux qui essaient de faire du bien.
Si, aujourd’hui, vous avez sauvé une mouche de la noyade, ou bien souri à un gamin, vous faites un petit pas de plus en avant. Ce n’est pas de l’amour de pacotille, ni de la pureté exagérée, c’est une forteresse d’égoïsme qui s’effondre pour qu’on lance un immense défi au monde actuel, raciste pour les espèces non humaines.
Et si on portait un autre regard sur le monde ? Un regard d’insecte par exemple ? L’effet papillon résume la phrase en tête de ce texte,  exprimée en 1972 lors d’une conférence scientifique.
Soyons tous des lépidoptères sur les fleurs de l’altruisme total.
Anny des Hirondelles
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YOKO ET MOI TOUT PETITS