La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

L’effet papillon

L’Ethique de la Voie de l’Hirondelle. L’effet papillon.
“Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au texas ?”
Notre minuscule association, que nous tentons de développer après une période de transition, ne se contente pas de protéger et d’accueillir parfois des animaux, sur une réserve écologique de trois hectares. Nous avons aussi une vocation éthique, pour donner un nouveau sens à la vie humaine.
Nous tentons de concilier divers courants qui aident les êtres vivants, qu’ils soient végétaux ou animaux.
Vous n’ignorez pas que notre société va droit dans le mur, entrainant avec elle plein d’innocents, si nous continuons notre surconsommation effrénée, employant de beaux mots pour cacher un profond mépris envers le reste de la création.
Nous sommes formatés, voire “lobotomisés” (Par exemple, élevage industriel, pesticides…).
Nouvelle conscience : A l’instar de Richard Brodie, je crois qu’un « gène social » se propage, un mème qui peut révolutionner une culture.
Actuellement, pour rappeler Ruppert Sheldrake, il serait bon que la pensée humaine soit “contaminée” par un champ morphique différent : l’union à l’Infini ; sans doute la science va-t’elle aller dans cette direction pionnière.
Tout ce qui fait réfléchir et penser par soi-même est bienvenu pour retrouver un peu de sagesse naturelle.
De nombreux libres penseurs se lèvent, qui prônent un autre mode d’existence.
La notion de doctrine doit être revisitée. Etre un passeur de concepts et d’actions ne signifie pas être un coach de plus.
Chacun(e) peut être selon sa conscience personnelle. L’art de vivre demande une synthèse de diverses évolutions. Par exemple, j’aime la PNL mais aussi la non violence végétarienne de Gandhi.
Mes propres recherches sont le fruit d’un travail intérieur, suite à de nombreux soins prodigués à des oiseaux de l’association, la plupart mourants. Il fallait trouver un nouveau sens à ma vie.
Je suis anti-spéciste, je respecte autant l’herbe que l’étoile ou l’homme. Même si je soutiens l’altruisme pour mes semblables !
Je tends vers le véganisme, qui me parait nécessaire pour sauver l’humanité, mais je sais que nous devons tuer pour vivre : l’herbivore mange le végétal, par exemple, la bactérie travaille pour nos intestins, etc…
Diverses questions se posent donc :
-“Poussière d’étoile”, tu te définis ainsi?
– Voilà, oui. Je n’aime pas les dogmes, même si je m’applique à suivre une éthique, une morale, une ascèse (ne jamais se prendre pour une élite, car nous sommes tous des pollueurs à notre niveau). Je pratique le yoga, la méditation, la pleine conscience, la communication non violente, perpétuelle éleve en devenir.
– Tu t’es réconciliée avec la religion alors ?
– Ah non, ou alors, ma reli-gere, c’est l’éternel univers, cet éternel Big-Bang, le Tout dans l’Unité du vivant.
– As-tu des maîtres ?
– Ils sont variés. Je t’en cite dans le désordre, toutes époques et croyances fondues dans l’éternité de la Vie : Cela va de Konrad Lorenz, Nikolaas Tinbergen, Jean-Marie Pelt, Pierre Rabhi, Hubert Reeves, Yves Paccalet, Jane Goodall, Dian Fossey, les protecteurs en général, Sénèque, Marc-Aurèle, Krishnamurti, Shantideva, Nietzsche, Spinoza, le Dalaï-Lama, Matthieu Ricard, Alexandre Jollien, André Comte-Sponville, Marc Halévy, Lao Tseu, Léon Tostoï, Marguerite Yourcenar, Albert Schweitzer, L’abbé Pierre, etc…
– Il me semble qu’on peut réunir tous ces penseurs dans une logique…
– Oui. Nous y sommes : je résume cette voie :
Pour ma part, je suis moniste. Je dirais panthéiste dans le sens où tout est relié et interdépendant, issu de la même source : la Terre dépend de l’univers, le ver de terre dépend de cette dernière, l’arbre, l’homme aussi. Sur l’humus pousse la fleur.
Le concept de hiérarchie me semble exacerbé chez les humains ; la dualité de certains grands philosophes, qui dissocient le corps de l’esprit, l’homme de l’animal, ne me convient pas.
La quête de sagesse naturelle parle d’évolution pour tout le monde !
A l’instar des peuples primitifs, nous participons à l’oeuvre collective.  Je trouve l’animal humain trop orgueilleux et égocentrique. Il me semble qu’une philosophie altruiste pour tous les règnes changerait la face du monde petit à petit…
Bienveillance :
– Alors, tu parles de compassion, d’empathie, de respect toi aussi : rien de nouveau.
– Certes. Mais j’ajoute qu’il y a urgence à réformer notre manière d’être car les peuples animaux et végétaux sont nos martyrs, l’humanité surpeuplée ne pensant qu’à son nombril.
Le petit caillou, la fleur sauvage, “la mauvaise herbe”, l’étoile du ciel, l’insecte mal aimé, l’enfant violé trouvent en moi leur alliée. L’Hirondelle sauvage est mon principal mentor.
– Te sens-tu décalée ?
– Non, car j’ai cité de grands sages qui vont dans cette direction aussi.
A ce sujet, je sais que certains n’aiment pas quelques uns de ces philosophes en action : je respecte leur liberté de penser. Je me doute que le saint parfait n’existe pas.
Mais attaquer Nicolas Hulot et la Cop 21 difficile, par exemple, ne fera pas non plus avancer le convoi, déjà tant ralenti pas le non-amour.
Idem pour de grands catholiques très critiqués, qu’il ne faut pas juger, car dans la balance, pesons le bien accompli face au mal accompli, notions que le taoïsme dépasse avec jubilation, comme moi d’ailleurs ! Se retrouver dans l’abandon des sentences toutes prêtes.
Pour conclure, je dirais que je me suis plongée dans le “dieu” de Spinoza et des anciens ou des païens : un “athéisme” de réconciliation avec le monde, visible et invisible. Tel qu’il est et non comme Homo non sapiens voudrait qu’il soit.
Pacifisme raisonnable : telle est la ligne de conduite des nouveaux libres penseurs, qui se doivent d’être positifs. Qu’on ne compte pas sur moi pour critiquer ceux qui essaient de faire du bien.
Si, aujourd’hui, vous avez sauvé une mouche de la noyade, ou bien souri à un gamin, vous faites un petit pas de plus en avant. Ce n’est pas de l’amour de pacotille, ni de la pureté exagérée, c’est une forteresse d’égoïsme qui s’effondre pour qu’on lance un immense défi au monde actuel, raciste pour les espèces non humaines.
Et si on portait un autre regard sur le monde ? Un regard d’insecte par exemple ? L’effet papillon résume la phrase en tête de ce texte,  exprimée en 1972 lors d’une conférence scientifique.
Soyons tous des lépidoptères sur les fleurs de l’altruisme total.
Anny des Hirondelles
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YOKO ET MOI TOUT PETITS
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2 réponses à “L’effet papillon

  1. Alain gourhant 7 février 2016 à 18:11

    Comme tous les très bons textes émanant du coeur, impossible de faire un commentaire. Seulement « bravo, bravo, bravo, bravo, bravo… avec le bruit de l’applaudissement d’une seule main – un vieux koan japonais !
    alain G

  2. anny fugier 7 février 2016 à 18:44

    Ca fait super du bien. Merci Alain, rendez vous sur le site d’Alain Gourhant, nous sommes des « intégratifs », lui et moi, son blog est super, allez-y aussi !

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