La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

Les Salles Lavauguyon stand les 27 et 28 décembre 2014

Nous tiendrons un stand dans le 87, si intéressés, contactez-nous au 0545711909, parlez au répondeur si on est aux volières.

Spectacle de Prosperlalune les deux jours.

Vous pouvez apporter graines pour oiseaux perruches ou de la nature, boules de graisse,  vieilles couvertures, croquettes pour chiens. Tout est pour nos protégés.
Organisé par l’Affecteuf de Noël.

“LA VOIE DE L’HIRONDELLE” EST UNE TOUTE PETITE ASSOCIATION LOCALE QUI PROTEGE TOUS LES ETRES VIVANTS QUI EN VALENT LA PEINE.
NOUS DISPOSONS D’UNE PETITE RESERVE ECOLOGIQUE OU FAUNE ET FLORE SONT PROTEGEES.
NOUS N’UTILISONS PAS DE PESTICIDES, NI D’INSECTICIDES.
NOUS PROPOSONS UN AUTRE REGARD SUR LE MONDE DU VIVANT, QU’IL S’AGISSE DES FLEURS SAUVAGES QUI
ATTIRENT LES INSECTES, PAR EXEMPLE, OU DES VERS DE TERRE OU DES OISEAUX ET MAMMIFERES SAUVAGES, etc…
NOUS SOMMES SPECIALISES DANS LA PROTECTION DES HIRONDELLES ET DES OISEAUX SAUVAGES DONT BEAUCOUP
SONT EN GRAND DANGER.
NOUS NE SOMMES PAS LA POUR DONNER DES LECONS MAIS POUR SUGGERER.
NOUS AVONS RECUEILLI PLUSIEURS ANIMAUX EN DETRESSE / NOUS AVONS 70 OISEAUX DE VOLIERE , APPRIVOISES OU NON,
DEUX TRES VIEUX CHEVAUX,  4 CHIENS VENUS NOTAMMENT DU REFUGE DE MORNAC,  3 CHEVRES DONT UNE VENUE D’UNE BATTERIE.
NOUS SOUTENONS PLUSIEURS ASSOCIATIONS ET TOUS CEUX QUI TENTENT DE FAIRE DU BIEN SUR LA TERRE.
NOUS AVONS AUSSI UNE PHILOSOPHIE ET UNE ETHIQUE DE VIE : LA SAGESSE NATURELLE, CERTAINES ECOLES DE PENSEE
NOUS INSPIRENT DANS NOS ACTES QUOTIDIENS : NOUS AIMONS CEUX QUI PARLENT DE RESPECT,  DE COMPASSION,  NOTAMMENT.
NOUS SAVONS AUSSI QUE NUL N’EST PARFAIT.
NOUS NOUS EFFORCONS DE METTRE CETTE ETHIQUE EN PRATIQUE VAILLE QUE VAILLE. NOTAMMENT EN MONTRANT AUX JEUNES
CE QU’ON PEUT FAIRE QUAND ON EPROUVE DE L’AMOUR POUR NOTRE PLANETE EN DANGER.
VOUS POUVEZ NOUS AIDER EN AIDANT NOS ANIMAUX ET EN DONNANT DE LA COMPASSION AUTOUR DE VOUS.
“Si la vie n’est qu’un passage, sur ce passage au moins, semons des fleurs”. (Michel de Montaigne)
“De toutes les vanités, la plus vaine, c’est l’homme”. (idem)
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RAPPEL DES STATUTS DE NOTRE PETITE ASSOCIATION

BONJOUR A TOUS,

Nous rappelons que, dans nos statuts, il est écrit que nous refusons d’entrer dans le jeu des critiques faciles, des lynchages verbaux, bref que nous cherchons la voie positive.

Nous voyons tant d’associations, de refuges, de personnes, de groupes, d’idéalistes littéralement détruits par des esprits bien intentionnés mais bien mal informés. Accusés sans fondement souvent, plus souvent qu’on ne croit, ils font le jeu des pires accusations sans preuve réelle. Il est si facile de démolir une réputation !

Toute personne qui a fait du mal peut se racheter, être sincère, être victime d’une rumeur qui va très vite. Chaque parole, chaque phrase qui met en cause des gens de la sorte devrait d’abord être passée au crible;

L’être humain passe son temps à juger, à critiquer, à regarder autrui avec une réelle sévérité, voire méchanceté.

Sans être religieux, ni embrigadés dans une doctrine quelconque, nous rappelons que nos statuts appellent à la compassion, à l’indulgence, à la compréhension, à l’empathie. Trop de violence, alors qu’on devrait être amour, nuit. C’est un ultime paradoxe. Nous ne disons pas que toute guerre ou attaque doit être évitée, pas du tout, mais qu’on doit avant tout rechercher la bienveillance, la gentillesse, l’entraide et l’ouverture d’esprit.

Oui, nous savons que tout est pourri sur cette planète, mais nous nous efforçons de voir le bien : critiquer des gens forcément imparfaits, mais qui font par ailleurs un bien énorme sur la terre, ce n’est absolument pas notre voie. Nous ne sommes pas fous non plus, nous ne cautionnons pas tout. Non, c’est juste un appel à l’empathie. A plus de… d’humanité…

Par exemple, parrainer un ours polaire, c’est formidable, alors ne pas jeter la pierre de trop aux organismes qu’on dit compromis par ailleurs. Nous aussi sommes compromis, nous parlons avec plein de penseurs différents. Nous tachons de ne pas nous faire d’ennemi et de susciter un sentiment bienveillant. C’est notre voie.

Il est sûr que parfois, j’ai dû me battre pour sauver un animal de la torture, et je n’ai alors pas ménagé mes efforts. Mais tant que cette petite association tiendra debout, j’appellerai à l’empathie, à plus de douceur. Je vois trop de gens implacables, incapables de se tourner vers le moindre bien et tout rejeter plus ou moins violemment à la moindre faille !

Je peux me définir comme une « guerrière pacifique ». Je désire suivre la voie de la force morale, de la lucidité, de la non violence active. Je prie tout membre ou tout ami de considérer cet aspect positif de notre association : la Voie de l’Hirondelle, c’est le chemin des « faibles » qui sont forts : la véritable puissance d’être, c’est d’être capable de mettre le doigt sur le constructif, le positif, le lumineux, là où on ne pourrait voir que ténèbres : souvent, on se trompe, la bienveillance doit être appelée de toutes nos forces, et c’est là la grandeur d’âme réelle.

Je refuse donc de suivre ceux qui critiquent tout et n’importe quoi, il y a souvent exagération. Je  prie tout détracteur (sauf si vraiment il a un monstre en face de lui, c’est évident !) de chercher le point positif. Je désire de toutes mes forces plus de conciliations chez les personnes idéalistes, qui défendent des idées, et moins de sévérité vis à vis d’autrui.

C’est simple. ((Entre nous, il est curieux de constater que l’humain parle sans cesse d’amour et se conduit souvent très méchamment. Les animaux ne parlent pas d’amour mais font moins de mal que notre espèce…))

Entre nous tous, idéalistes, rêveurs engagés et actifs, associations ou membres de mouvements pour un monde meilleur, soyons un peu plus … conciliants les uns pour les autres.

La paix n’a pas de prix. Elle se mérite, c’est une force, pas une faiblesse de caractère.

Anny des hirondelles.

L’intelligence des oiseaux : comprendre nos racines naturelles

Vous le savez, nous vivons au milieu des oiseaux : hirondelles, autres sauvages et oiseaux de volière, anciens à nous, ou bien recueillis et en détresse.

Nous en avons 70 environ, plein de pauvres petitous. En ce moment, on admire les premiers vols des bébés hirondelles, et les bébés moineaux quémandant aux parents par terre.

Ce matin, je voulais remettre Tao, perruche ondulée de 8 ans, dans sa volière originelle, avec ses potes : Tao a été malade et a dû être soigné en cage à la maison.

Je le croyais fort et je l’ai emmené dans son territoire habituel : j’ai posé le contenant et le contenu par terre, sous les autres perruches, et mon Tao de chanter doucement sa joie de revoir son habitat d’origine ! C’était craquant et les autres de l’appeler aussi…
Malheureusement, Tao était encore trop faible, je l’ai vu de suite, il n’aurait pas tenu dans une grande volière de vol avec des bien portants. J’ai décidé de le rapatrier de nouveau dans la maison avec une goutte de cortisone en sus.

Il m’a paru si déçu que, le coeur brisé, je lui ai attrapé la petite Loupiotte, ondulée féminine, fragile aussi, pour lui remonter le moral dans la salle à manger. (Il y a déjà une dizaine de volières et on les fait voler le soir, du moins, ceux qui peuvent).

Quand j’entends dire « cervelle d’oiseau », je frémis. Au nom de quelle morale juge-t’on des bestioles qui font parfois 10000 kms de migration sans se planter, alors qu’on n’est même pas capables de s’orienter sans nos GPS ?

Tao a parfaitement compris ce que je faisais, aucun doute, et ses sentiments m’étaient évidents.

De même qu’on maltraite les fleurs, qu’on les jette après usage, en pot ou en vase, comme de vulgaires choses stupides. Il a fallu une sérieuse adaptation pour survivre au cours des ères et parvenir jusqu’à la quaternaire et on sait que les végétaux sont sensibles. Ils réagissent même émotivement aux ondes, à la musique, etc…

Les stoïciens déjà nous disaient de nous unir à la nature ; Goethe et Scheller étaient adeptes d’une naturphilosophie. Pour ne citer qu’eux…

Nous avons perdu nos racines et nous prenons pour les êtres supérieurs du monde, des dieux en puissance. Les religions ont beaucoup aggravé cette culture impériale égotique.
Alors que nous devrions mettre nos egos en sourdine et nous fondre dans la nature qui nous dominera toujours (Voir le virus Ebola en ce moment… si petit et si actif…).

Une perruche est intelligente et sensible, une plante aussi, c’est mon avis et c’est mon sentiment.

S’unifier à la nature mère ne veut pas dire rétrograder, cela signifie permettre aux générations futures un peu de respect et d’empathie. Marc Halévy ne dit-il pas qu’une nouvelle sagesse est à inventer, dans son livre sur le Taoïsme originel ? (La Chine actuelle se pervertit en décimant les rhinocéros et les éléphants, les requins, pour des superstitions loin de la sagesse séculaire)…

Las ! Quand accepterons-nous de redevenir des parties infimes d’un tout qui nous dépasse, pour comprendre la parole spéciale d’une modeste petite perruche en difficulté ?

Unir toutes les sagesses sous l’égide de la mouvance universelle, telle devrait être notre façon d’être si nous voulons simplement… survivre….

Anny

Précisions sur la sagesse naturelle qui nous inspire

Deux articles ont été publiés sur ce blog au sujet de l’éthique naturelle, cette philosophie qui nous unifie à la nature et s’inspire des sagesses de diverses cultures humaines.

En pratique, cela donne que nous acceptons les lois universelles, douces et violentes à la fois, tout en survivant sur cette terre où sélection naturelle (Darwin, Lamarck) côtoie solidarité et associativité (Jean-Marie Pelt et Pierre Rabbhi).

Cela signifie que le non-agir taoïste (revisité sans ces histoires de divinité) s’allie à la connaissance de l’action adéquate, pour parler comme Spinoza.

Tous les grands protecteurs et amis de la nature, de la faune et de la flore, (Tels Jane Goodall, Alain Bougrain-Dubourg, Brigitte Bardot, pour n’en citer que trois parmi les milliers d’autres…) pratiquent la philosophie de l’amour et de la compassion. Nous ne parlons pas ici de leurs caractères d’êtres humains, juste de leurs actions et désir de sauver.

L’éthique naturelle -qui n’est pas une morale (toute morale étant subjective et humaine : la nature est amorale et a ses propres lois ; l’humain qui se dit moral n’hésite pas à faire des génocides)- nous demande une façon d’être et de penser.

Pour ma part, elle m’a entraînée dans le végétarisme (ne pas s’en glorifier, pour vivre, on tue, ne serait-ce que la salade) et je n’aime pas couper les fleurs, par exemple, pour faire des bouquets.

Mais cela n’engage que moi, je l’ai déjà dit. à chacun d’avoir des idées accordées avec la nature, tout en gardant sa personnalité. Si vous avez des suggestions à me faire, n’hésitez pas,toute piste de réflexion s’ajoutera à cette liste incomplète et infinie comme la vie.

Merci, bien à vous tous !

Anny

 

 

 

L’éthique naturelle

Protéger la nature, c’est aussi avoir une façon d’être et de vivre.
Pour ma part, j’ai fait beaucoup de recherches personnelles, de façon aussi à pouvoir répondre aux personnes qui se posent des questions variées, aux détracteurs, aux écologistes.
J’ai consacré la première partie de ma vie aux humains, aux personnes déprimées, fait beaucoup de bénévolat. Mais ensuite, j’ai pensé que la nature en danger avait de grands besoins, et qu’on ignorait le sort des animaux si maltraités sur notre planète.
C’est ce que je dis quand on rétorque : « et que faites-vous pour les humains ? » C’est le genre d’argument qu’emploient ceux qui ne font pas de bénévolat du tout.
J’ai imaginé « une éthique naturelle », une philosophie, un mode de pensée et « d’ipséité », (pour reprendre Jankélévitch, je crois), pour continuer d’affronter la détresse, la mort, la sottise des hommes et la folie du monde moderne.
Cette façon d’être, je l’ai puisée en regardant vivre les animaux sauvages, les hirondelles notamment, leur force mentale, leur lâcher prise devant les évènements qu’elles ne pouvaient résoudre (la perte de leur nid, par exemple, quand plus rien ne pouvait être tenté par les parents attentifs).
J’ai concilié en moi les belles sagesses humaines avec cette éthique de la nature telle qu’elle est, douce et violente à la fois : taoïsme, hindouïsme, yoga, sages de tous temps: stoïciens, épicuriens, Montaigne, Spinoza… les modernes : Comte-Sponville, Ferry, Lenoir ; des biologistes ou autres : Konrad Lorenz, Jean-Marie Pelt, Pascal Picq, Yves Paccalet, etc…
J’ai aussi puisé dans le développement personnel comment aborder le thème de la chasse, de la corrida : PNL, communication non violente (un défi à relever !), méditation de pleine conscience (Christophe André) etc etc…
Ainsi, j’essaie d’être pacifique, de ne pas trop juger ou qu’à bon escient, d’être en un mot, plus lucide et plus … sage, vaste programme qui est la leçon d’une vie entière. Concilier est mon idéal.
Car lorsqu’on est végétarien, qu’on vit simplement entouré d’animaux et de plantes, qu’on combat la chasse exagérée, la corrida, l’abattage sans étourdissement, la vivisection, il est bien de raison garder face à la violence développée par l’autre, en face de soi.
Je vois trop de protecteurs engagés devenir aigris, maniaques, sectaires… Je suis comme eux, mais la philosophie m’a appris à moins juger, ou à réfléchir plus qu’avant. Elle m’a apporté plus d’ouverture d’esprit : nul n’est parfait, on contribue tous à la pollution ambiante, par exemple.
Ca n’enlève rien à ma colère en face de la corrida aimée par les religieux, pour ne citer que ce paradoxe incompréhensible, mais j’essaie de donner l’exemple de la dignité face à cette folie.
(Moi qui ne crois qu’en une unité naturelle, et pas en un dieu pour humain mégalomane, je prône l’amour pour toute la création, tout en combattant la folie de mon espèce).
Je ne dis pas que j’y arrive, ce serait mentir, mais je tente de me comporter de mieux en mieux.
Voilà. Si ces réflexions résumées vous ont apporté quelques pistes de lumière, contactez-moi par mail : annie.fugier@orange.fr ou sur ce site.
Et pardonnez mes retards.
Bien sincèrement et naturellement.
Anny des hirondelles.
PS : J’ai utilisé le mode « Je » car cet article n’engage que ma propre vision. Si j’avais dit « nous », j’aurais parlé pour d’autres et j’aurais fait preuve de fausse modestie : il ne faut pas toujours fuir le « Je ». C’est lorsqu’on l’évite que souvent, on fait preuve de prétention. Je ne suis ni meilleure ni pire qu’une autre, étant un simple animal humain faillible et appartenant à une espèce qui se prend, à tort, pour le nombril du monde.
Nous sommes souvent bien « petits » moralement, il faut en convenir.

News rapides de l’association

Bonjour, veuillez excuser un gros retard dans ce blog. On a bien fait notre Assemblée Générale, au siège, et on vous en reparlera. Nous avons tellement d’animaux à soigner et de réserve naturelle à entretenir qu’on ne s’en sort pas. 80 animaux, ça ne se gère pas d’un claquement de doigt, car la plupart sont vieux, éclopés ou en transit. Nous avons ainsi de temps à autre des toutous en Famille d’Accueil.
Nos hirondelles se portent bien cette année, 19 nids, deuxième couvée en cours ce 3 août 2014, et nous avons sauvé deux petits à coup sûr, en les remettant dans un nid de parents adoptifs.
Certains nous demandent conseil, on les nourrit avec des croquettes pour chats détrempées, puis on les porte au centre de Sauvegarde de la Faune sauvage de son département, pour nous : Torsac.
On a aussi sauvé, avec l’aide d’amis : deux chouettes, un bébé écureuil.
On a eu des couvées d’hirondelles de 6 petits, deux fois, du jamais vu ici.
Nous commençons à savoir soigner les oiseaux de volière, on en prolonge certains, car ce n’est pas évident du tout : une crise cardiaque peut survenir lors des manipulations. Cela ne s’improvise pas du tout, du tout. C’est un long apprentissage, croyez-moi, et au cas par cas.
Nous avons trois oiseaux apprivoisés sur la main qui font une animation enfants le 23 août à la Guerlie, Lacs de Haute Charente. Ity, Héliou (Hélia est Héliou, on l’a fait tester ADN, c’est bien un petit mec, vu comme il siffle, le gaillard), et Yoko, toujours sur mon ventre.
Wooky, le colley, vieillit bien. On a 4 chiens recueillis ici.
Nous avons des bébés pies dehors, mésanges, verdiers, moineaux, tourterelles, gros-becs, chardonnerets, etc.. Les grenouilles sont surveillées, on remet de l’eau dans leurs petits bassins régulièrement.
Côté fleurs sauvages : chardons, pissenlits, orties, attirent les insectes précieux.
On ne tond pas, c’est la forêt vierge, on n’a pas le temps et pas envie non plus.
On est bios, je suis végétarienne et j’essaie de vivre en accord avec mon éthique.
On fera des photos mais soyez patients, mes amis ! Je suis un peu dépassée par l’ampleur des soins !
Merci à ceux qui ont renouvelé leur adhésion, fait un don, donné des couvertures,du pain sec, etc.. ou du grain pour les zozios.
On vous embrasse, on revient sur ce site dès qu’on a un moment entre deux malades ou deux recueillis.
Anny et les BB hirondelles.

jardiner autrement

Jean-Marie Pelt , dans « Mes plus belles histoires de plantes », dit que la charité envers les humains passe aussi par celle exercée envers les plantes pour que l’homme cesse de se croire le dieu de la création.

J’en ai marre de ces jardins aseptisés où la moindre fleur sauvage qui attire les abeilles est détruite comme herbe folle ou mauvaise herbe. La mauvaise herbe, c’est l’homme qui ne pense pas aux enfants qui viendront après nous.

Foutons la paix à la nature, aux animaux, laissons-les s’exprimer. On parle toujours d’accueil des étrangers en France, des minorités sexuelles à respecter, des femmes à mettre sur le même pied d’égalité que les hommes, mais jamais on ne dit  : accueillez les dernières hirondelles, partageons notre planète avec les insectes pollinisateurs, les fleurs sauvages qui les font vivre, sans qui nous n’existerions même pas. La parité  : moi je la veux homme – nature. Homme – femme ne me suffit pas. C’est tellement dérisoire face à ce qui nous attend tous si nous ne protégeons pas la nature, tous à notre niveau, et pas le voisin, pas les associations  : Nous, tous sommes concernés. Tous nous pouvons poser de petits actes : manger plus bio, protéger un pigeon de villes, manifester contre une loi qui détruit le vivant, utiliser un produit de vaisselle non nocif, on a tous le choix si on ne peut être parfait.  Ce n’est pas l’autre, ce n’est pas ailleurs, c’est ici et maintenant.

Vivent les fleurs sauvages, les coins d’orties à chenilles pour les papillons, les nids d’hirondelles et de martinets, les mares à grenouilles, les trous de crapauds, les fourmilières, les toiles d’araignées utiles :

CHANGEONS NOTRE REGARD SUR LE MONDE : NON AU CONSUMERISME QUI NOUS TRANSFORME EN ROBOTS et nourrit les trusts. J’en ai marre de voir des pelouses tondues à ras, des haies abattues et souvent par les anciens, qui ne donnent pas toujours l’exemple aux jeunes… Marre de voir des gamins manger de la barbaque à tous les repas…(je suis végétarienne pour ma part : ni viande, ni poisson, ni crustacés, ni cuisses de grenouilles, ni escargots, mais des céréales, des légumes, des fruits, je ne suis pas végétalienne, hélas, encore)

C’était mon coup de gueule d’amour de la Nature, qui  sera plus forte que nous, de toute façon…

La nature philosophe, Pâques 2014

Si vous allez sur cet humble site, c’est que vous êtes en recherche d’un monde meilleur, que vous voulez vous parachever vous-même.

J’ai toujours, pour ma part, été attirée par la quête de plus de sagesse et de sérénité heureuse : l’homme pensant de trop, il a perdu sa simplicité naturelle. Toute ma vie (et je vais avoir 60 ans), j’ai voulu concilier la grande sagesse de la Nature avec les multiples sagesses de l’humanité. J’ai aussi toujours voulu abolir les frontières entres espèces et genres et unifier ma pensée en ce sens, l’épurer.

Protéger la nature et les animaux comme nous choisissons de le faire dans le cadre de la Voie de l’Hirondelle demande aussi une éthique.

Non seulement pour faire les bons choix, discuter avec les personnes toxiques qui détruisent, en toute diplomatie, mais aussi pour affronter la mort sans cesse, car Dame Nature et Dame Vie sont aussi morts et souffrances : souvent nous sommes devant l’injustice apparente, le mal en soi et je dois, pour ma part, prendre du recul sur mes émotions.

J’ai cherché dans les philosophies orientales et européennes des clés, mais c’est la Nature qui m’en donne le plus, il suffit de la lire.

Regarder comment un animal sauvage affronte les aléas de l’existence m’est leçon. Apporter des soins palliatifs à un oiseau mourant m’est leçon.

Alors j’ai compris que la nature universelle enseigne un stoïcisme de bon aloi, un épicurisme bien compris (sachant qu’on a fait de cette étude un agglomérat de principes jouissifs qui sont loin du véritable épicurisme antique, qui demandait une discipline sur soi). Qu’on pouvait unir tout cela et concevoir une philosophie solide du bonheur d’être, de la force d’âme, évoluer vers une « forteresse intérieure » imprenable qui nous tiendrait loin des esclavages modernes de ces envies jamais réalisées, de la surconsommation des biens et des sollicitations morales…

Ainsi, plus apaisés, mon corps et mon esprit liés peuvent se fondre dans le tout naturel, sans religion mais avec réflexion empathique et dire avec Spinoza, un de ces grands sages : « Par réalité et perfection, j’entends la même chose » (Ethique II)

Le développement personnel très à la mode dans ce monde dingue peut nous ramener à des sagesses ancestrales. Et vous qui voyez sans cesse des bêtes agonisantes ou des arbres abattus et qui êtes épuisés par ce combat permanent du « bien contre le mal », pouvez trouver dans ce modeste article une aide puissante pour assumer tout cela et rester sensible et fort tout à la fois : c’est un défi magnifique que la protection de la nature, cela donne une philosophie respectueuse du vivant et de soi.

Ne vous moquez pas et n’y ajoutez pas souci hallucinatoire d’une joyeuse illuminée  : j’ai côtoyé bien des protecteurs qui « pétaient un câble » à force de voir des horreurs. Ainsi, plus matures, nous pourrons affronter cela et continuer, puisque nous aurons compris que la vraie philosophie de la vie obéit à de grandes lois stoïques et rigoureuses, mais aussi affables, légères et belles, taoïstes quelque peu sur les bords, mais en tout cas,

nous y trouverons calme, solidarité, amour et quiétude pour continuer notre action sans jamais nous enorgueillir de quoi que ce soit et sans jamais devenir aigris ou désespérément pessimistes.

Anny des hirondelles (nous n’en avons que 19 à ce jour, c’est peu pour un refuge, elles disparaissent lentement par notre faute : d’où la nécessité d’être en harmonie avec la nature et avec ses pensées, je le redis ici).

Appel à informations sur les hirondelles qui sont en retard

 
 
Sent: Wednesday, April 02, 2014 1:03 PM
To: LPO
Subject: Grosse inquiétude refuge Lpo Charente sur le retour des hirondelles
 
Bonjour,
Refuge LPO et Charente Nature, nous sommes inquiets : nous n’avons que deux hirondelles rustiques de retour au 2 avril.
Nous devrions en avoir, à cette date, au moins 15 en place sur notre refuge spécialisé en hirondelles.
Ont-elles été décimées lors des tempêtes de février au retour par le sud de la France ?
20000 oiseaux marins sont morts.
J’appelle par ce mail tous les gens qui ont des infos sur nos amies printanières : je ne peux concevoir notre refuge sans elles !
Hirondelles, où êtes-vous ????? Help ????
Amitiés
Annie Fugier pour la Voie de l’Hirondelle http://www.lvh.fr.cr
annie.fugier@orange.fr

Actions de la Voie de l’Hirondelle : résumé

 

Nous avons envoyé une lettre d’info à tous nos adhérents . Nous sauvons des oiseaux, sauvages ou recuellis. Nous avons adopté plusieurs animaux en détresse. Nous aidons les personnes qui ont du mal à survivre avec leurs compagnons en leur offrant de petits prix pour garder leur chien, par exemple. Souvent gratuitement, ceci dit…

Nous avons signé la pétition « Pour un autre statut de l’animal », ce manifeste a d’ailleurs été soutenu par 24 personnalités diverses : l’animal est encore un bibelot du Code de Napoléon, il faut réviser son statut juridique mais le gouvernement a mieux à faire, sans doute !

Nous avons participé à la manifestation du Narg, soutenu Aurore Lenoir à Guéret, contre les abattoirs sans étourdissement préalable, rituels religieux périmés eux aussi et complètement monstrueux, disons-le bien haut sans hésiter : 14 minutes d’agonie pour un dieu d’amour, on n’aime pas chez nous. Aurore est un exemple : le projet de Guéret est abandonné. Mais il faut continuer la lutte.

Nous soutenons l’Ambassade des Pigeons, on tâchera de mettre les liens de nos amis dès qu’on aura le temps : nous sommes dépassés par l’ampleur du travail, avons près de 80 animaux, de 500 kg à 20 grammes et pratiquement pas d’aide bénévole !

Nous aidons à mourir nos petits malades, tâche des plus difficiles pour moi. O combien !

Nous n’avons pas de moyens mais nous voulons aider les plantes et les animaux au maximum, soutenez-nous.

Nous sommes tous les enfants de la nature et pas des humains supérieurs au reste de la création.