La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

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Précisions sur la sagesse naturelle qui nous inspire

Deux articles ont été publiés sur ce blog au sujet de l’éthique naturelle, cette philosophie qui nous unifie à la nature et s’inspire des sagesses de diverses cultures humaines.

En pratique, cela donne que nous acceptons les lois universelles, douces et violentes à la fois, tout en survivant sur cette terre où sélection naturelle (Darwin, Lamarck) côtoie solidarité et associativité (Jean-Marie Pelt et Pierre Rabbhi).

Cela signifie que le non-agir taoïste (revisité sans ces histoires de divinité) s’allie à la connaissance de l’action adéquate, pour parler comme Spinoza.

Tous les grands protecteurs et amis de la nature, de la faune et de la flore, (Tels Jane Goodall, Alain Bougrain-Dubourg, Brigitte Bardot, pour n’en citer que trois parmi les milliers d’autres…) pratiquent la philosophie de l’amour et de la compassion. Nous ne parlons pas ici de leurs caractères d’êtres humains, juste de leurs actions et désir de sauver.

L’éthique naturelle -qui n’est pas une morale (toute morale étant subjective et humaine : la nature est amorale et a ses propres lois ; l’humain qui se dit moral n’hésite pas à faire des génocides)- nous demande une façon d’être et de penser.

Pour ma part, elle m’a entraînée dans le végétarisme (ne pas s’en glorifier, pour vivre, on tue, ne serait-ce que la salade) et je n’aime pas couper les fleurs, par exemple, pour faire des bouquets.

Mais cela n’engage que moi, je l’ai déjà dit. à chacun d’avoir des idées accordées avec la nature, tout en gardant sa personnalité. Si vous avez des suggestions à me faire, n’hésitez pas,toute piste de réflexion s’ajoutera à cette liste incomplète et infinie comme la vie.

Merci, bien à vous tous !

Anny

 

 

 

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L’éthique naturelle

Protéger la nature, c’est aussi avoir une façon d’être et de vivre.
Pour ma part, j’ai fait beaucoup de recherches personnelles, de façon aussi à pouvoir répondre aux personnes qui se posent des questions variées, aux détracteurs, aux écologistes.
J’ai consacré la première partie de ma vie aux humains, aux personnes déprimées, fait beaucoup de bénévolat. Mais ensuite, j’ai pensé que la nature en danger avait de grands besoins, et qu’on ignorait le sort des animaux si maltraités sur notre planète.
C’est ce que je dis quand on rétorque : « et que faites-vous pour les humains ? » C’est le genre d’argument qu’emploient ceux qui ne font pas de bénévolat du tout.
J’ai imaginé « une éthique naturelle », une philosophie, un mode de pensée et « d’ipséité », (pour reprendre Jankélévitch, je crois), pour continuer d’affronter la détresse, la mort, la sottise des hommes et la folie du monde moderne.
Cette façon d’être, je l’ai puisée en regardant vivre les animaux sauvages, les hirondelles notamment, leur force mentale, leur lâcher prise devant les évènements qu’elles ne pouvaient résoudre (la perte de leur nid, par exemple, quand plus rien ne pouvait être tenté par les parents attentifs).
J’ai concilié en moi les belles sagesses humaines avec cette éthique de la nature telle qu’elle est, douce et violente à la fois : taoïsme, hindouïsme, yoga, sages de tous temps: stoïciens, épicuriens, Montaigne, Spinoza… les modernes : Comte-Sponville, Ferry, Lenoir ; des biologistes ou autres : Konrad Lorenz, Jean-Marie Pelt, Pascal Picq, Yves Paccalet, etc…
J’ai aussi puisé dans le développement personnel comment aborder le thème de la chasse, de la corrida : PNL, communication non violente (un défi à relever !), méditation de pleine conscience (Christophe André) etc etc…
Ainsi, j’essaie d’être pacifique, de ne pas trop juger ou qu’à bon escient, d’être en un mot, plus lucide et plus … sage, vaste programme qui est la leçon d’une vie entière. Concilier est mon idéal.
Car lorsqu’on est végétarien, qu’on vit simplement entouré d’animaux et de plantes, qu’on combat la chasse exagérée, la corrida, l’abattage sans étourdissement, la vivisection, il est bien de raison garder face à la violence développée par l’autre, en face de soi.
Je vois trop de protecteurs engagés devenir aigris, maniaques, sectaires… Je suis comme eux, mais la philosophie m’a appris à moins juger, ou à réfléchir plus qu’avant. Elle m’a apporté plus d’ouverture d’esprit : nul n’est parfait, on contribue tous à la pollution ambiante, par exemple.
Ca n’enlève rien à ma colère en face de la corrida aimée par les religieux, pour ne citer que ce paradoxe incompréhensible, mais j’essaie de donner l’exemple de la dignité face à cette folie.
(Moi qui ne crois qu’en une unité naturelle, et pas en un dieu pour humain mégalomane, je prône l’amour pour toute la création, tout en combattant la folie de mon espèce).
Je ne dis pas que j’y arrive, ce serait mentir, mais je tente de me comporter de mieux en mieux.
Voilà. Si ces réflexions résumées vous ont apporté quelques pistes de lumière, contactez-moi par mail : annie.fugier@orange.fr ou sur ce site.
Et pardonnez mes retards.
Bien sincèrement et naturellement.
Anny des hirondelles.
PS : J’ai utilisé le mode « Je » car cet article n’engage que ma propre vision. Si j’avais dit « nous », j’aurais parlé pour d’autres et j’aurais fait preuve de fausse modestie : il ne faut pas toujours fuir le « Je ». C’est lorsqu’on l’évite que souvent, on fait preuve de prétention. Je ne suis ni meilleure ni pire qu’une autre, étant un simple animal humain faillible et appartenant à une espèce qui se prend, à tort, pour le nombril du monde.
Nous sommes souvent bien « petits » moralement, il faut en convenir.

Appel à informations sur les hirondelles qui sont en retard

 
 
Sent: Wednesday, April 02, 2014 1:03 PM
To: LPO
Subject: Grosse inquiétude refuge Lpo Charente sur le retour des hirondelles
 
Bonjour,
Refuge LPO et Charente Nature, nous sommes inquiets : nous n’avons que deux hirondelles rustiques de retour au 2 avril.
Nous devrions en avoir, à cette date, au moins 15 en place sur notre refuge spécialisé en hirondelles.
Ont-elles été décimées lors des tempêtes de février au retour par le sud de la France ?
20000 oiseaux marins sont morts.
J’appelle par ce mail tous les gens qui ont des infos sur nos amies printanières : je ne peux concevoir notre refuge sans elles !
Hirondelles, où êtes-vous ????? Help ????
Amitiés
Annie Fugier pour la Voie de l’Hirondelle http://www.lvh.fr.cr
annie.fugier@orange.fr

Actions de la Voie de l’Hirondelle : résumé

 

Nous avons envoyé une lettre d’info à tous nos adhérents . Nous sauvons des oiseaux, sauvages ou recuellis. Nous avons adopté plusieurs animaux en détresse. Nous aidons les personnes qui ont du mal à survivre avec leurs compagnons en leur offrant de petits prix pour garder leur chien, par exemple. Souvent gratuitement, ceci dit…

Nous avons signé la pétition « Pour un autre statut de l’animal », ce manifeste a d’ailleurs été soutenu par 24 personnalités diverses : l’animal est encore un bibelot du Code de Napoléon, il faut réviser son statut juridique mais le gouvernement a mieux à faire, sans doute !

Nous avons participé à la manifestation du Narg, soutenu Aurore Lenoir à Guéret, contre les abattoirs sans étourdissement préalable, rituels religieux périmés eux aussi et complètement monstrueux, disons-le bien haut sans hésiter : 14 minutes d’agonie pour un dieu d’amour, on n’aime pas chez nous. Aurore est un exemple : le projet de Guéret est abandonné. Mais il faut continuer la lutte.

Nous soutenons l’Ambassade des Pigeons, on tâchera de mettre les liens de nos amis dès qu’on aura le temps : nous sommes dépassés par l’ampleur du travail, avons près de 80 animaux, de 500 kg à 20 grammes et pratiquement pas d’aide bénévole !

Nous aidons à mourir nos petits malades, tâche des plus difficiles pour moi. O combien !

Nous n’avons pas de moyens mais nous voulons aider les plantes et les animaux au maximum, soutenez-nous.

Nous sommes tous les enfants de la nature et pas des humains supérieurs au reste de la création.

23 mars 2014 : l’évènement.

PHOTOS A VENIR….

 

Il est 14 heures trente. Je suis debout contre la porte du boxe de Sultan. Je suis admirative et submergée par une énorme émotion de bonheur. Je vous en souhaite plein des comme ça : ce sont de saines sensations. Des larmes d’admiration coulent sur mes joues : je vous en souhaite aussi plein des comme ça.

Lui, il est là, dans son beau vêtement noir, blanc, orange. Il est posé sur un fil aménagé pour son peuple au fond de l’écurie. Il me regarde et je le regarde aussi. Cela dure un long moment de grâce légère et délicate : je me sens plus que jamais FILLE DE LA NATURE.

Tu es revenu. Tu as traversé les déserts, affronté la sottise humaine, vaincu la mer agitée, le vent terrifiant. Tu n’avais pas de boussole, et tu as une boussole dans ta tête. Tu n’avais pas de calendrier et tu as un calendrier dans ta tête. Tu n’avais pas de GPS et tu as un GPS dans ta tête. Comment as-tu fait ? Oh, je t’admire, je t’admire !!!!!!!!!!!!!!!! JE T’ADMIRE !!!!!

Tu pèses… allons… 19 grammes tout mouillé à tout casser… et tu as fait tout cela…

Tu es une hirondelle rustique, tu es de retour d’Afrique, sois le bienvenu, petit frère. Je sais que certains vont me trouver ridicule de t’appeler ainsi, mais moi je ne vois pas d’autre mot ce 23 mars.

Sois bienvenu chez nous. Ainsi se résume toute ma philosophie, toute ma raison d’être, toute ma petite vie. Plus j’avance en âge, moins je sais de choses, plus je me sens humble. C’est cela que j’aimerais dire aux êtres de mon espèce quand je me sens plus hirondelle que humaine.

Me permets-tu de te regarder encore un moment ?

23 mars 2014, malgré le froid, les hirondelles sont revenues en France. Accueillons-les avec tout le respect qu’on doit à de grands voyageurs fatigués et courageux.

Coucoule retrouve la liberté le 9 mars 2014

Le rideau se lève sur le monde des hommes.
Premier acte : On nous l’a apporté il y a deux mois environ. La dame qui l’a trouvé lui a enlevé une énorme tique qui lui suçait la tête et allait le tuer. Il était quasiment mourant. On l’a bien désinfecté, le trou fermait l’œil dessous.
Nous l’avons mis dans une cage, parce que toutes nos volières sont déjà occupées ; nous avons recueilli plein d’oiseaux.
Coucoule a donc rejoint les autres plumes de la pièce commune, manquant de place, certes, mais il fallait d’abord lui sauver la vie.
Deuxième acte : Coucoule convalescent. Nous le faisons voler dans la maison, fenêtres fermées, avec Petitbedon, autre tourterelle sauvée tout bébé. Malheureusement, ce sont deux mâles. Il faut donc les séparer. Je commence à m’y attacher ; il revient de loin, il a peur ; je le regarde peu, il faut qu’il reste sauvage.
Troisième acte : Coucoule est guéri. Il fait un temps trop épouvantable pour le remettre en liberté. Nous devons attendre. Ne pas s’y attacher, tu es un être libre, bel oiseau gris. Il te reste une cicatrice sur la tête, toute petite, indiquée par une minuscule plume dressée.
Quatrième acte : Le climat change et le printemps est très en avance. Alors on te met dehors, dans ta cage, pour que tu repères les lieux : le pré où nous nourrissons les oiseaux sauvages : espace dégagé où l’on voit les chats et les faucons arriver de loin, en principe. La nuit, on te rentre, mais dans une pièce plus fraîche. Le dernier soir, je te laisse avec les autres au chaud, que tu te reposes un maximum, car l’épreuve de l’extérieur ne sera pas une mince affaire : la nature ne fait pas de cadeau aux faibles. Tu devras être fort, petit prince.
Le rideau se ferme sur le monde des hommes.
Dimanche 9 mars : Après toute cette transition, de repérages des lieux pour toi, près des autres tourterelles sauvages qui mangent non loin, nous posons la cage dans le pré et nous enlevons le fil de fer qui la tient fermée. Lentement.
Le temps est magnifique. Il est 13 heures.
Le rideau s’ouvre sur le monde de la nature.
J’ouvre la cage. Tu as bien mémorisé les lieux, tu es intelligent. Tu t’envoles de suite.
Tu vas d’abord te percher sur un poteau et tu regardes. On observe toujours avant de s’élancer dans l’espace. Longuement, posément, calmement : zénitude. Tu voles sur un autre poteau. Regarde. Respire, prend la mesure des choses. Puis tu voles sur la clôture plus loin et :
Miracle : Venue de nulle part, venue du ciel bleu, une tourterelle vient sur toi, t’enlève littéralement dans son énergie et te transporte vers le taillis voisin : ô joie.
D’où est-t-elle surgie, cette alliée qui te montre le chemin de sa liberté, de son amour, c’est la saison des amours ?
J’en pleure : il y a des beautés qui vous enlèvent au monde littéralement, qui vous secouent autant qu’une immense souffrance, qu’un deuil soudain. Des beautés qui chantent comme un jour de mariage.
Ces deux oiseaux gris-bruns restent dans le petit bois, saisissant l’instant présent : animaux libres loin des hommes.
Nous les regardons à la jumelle et ils s’envolent vers les grands chênes centenaires aux bras grand’ouverts.
Je me couche sur la terre, j’avais peur que tu sois seul, mais elle est venue, une amie.
Tout l’après-midi, j’essaierai de te revoir dans les visages des autres tourterelles des bois qui picorent dans ton pré.
Je chercherai la petite plume en désordre sur une tête. Mais la distance complique cela.
Alors je te verrai dans toutes les tourterelles libres.
C’est un immense bonheur, même si les restes d’un oiseau de ton espèce ont été trouvés ce matin, dévoré par un chat :
l’universel théâtre du monde sans fin.
Tu m’as un peu regardée avant de t’envoler, tu n’avais pas trop peur de nous, merci pour ce regard.
Coucoule est libre.
coucoule

yoko, un de nos messagers

yoko, un de nos messagers

Yoko est un des clowns soleil de notre troupe. Nous sommes 4 : Ity, Hélia, Yoko et moi.
Je laisse parler les petits pour notre association.
Non, ils ne parlent pas le langage des hommes : c’est aux hommes d’apprendre leur langage.
Non, ils ne font pas de tours de cirque, ils font ce qu’ils veulent ou presque :
ils ont pour mission de monter sur toutes les épaules qui veulent bien les accueillir.
Ils vont sur les grandes épaules, les petites épaules, les adultes, les enfants, les gentils
humains, les humains sceptiques, ils vont partout où on veut bien leur ouvrir un cœur.
Ils disent : « Nous sommes affectueux. Ne massacrez pas nos peuples ».
Ils disent les choses mieux que moi, dans leur langage si simple et clair.
Ils ne font pas de violence, pas de grandes phrases.
Ils disent un autre regard sur le monde.

La Voie de l’Hirondelle soutient….

La Voie de l’Hirondelle soutient le mouvement All-Apologies, entre autres mouvances pour le vivant.

Nous avons acheté l’écusson, qui est fédérateur : il est le signe que nous nous engageons auprès de tous ceux qui tentent d’enrayer la destruction de la planète, de venir en aide à la flore, la faune, les peuples humains décimés.

Vous pouvez nous contacter si vous êtes intéressés, et visiter leur site. Ils aident Sea Shepherd (protection des océans…) et Survival.

Nous ne faisons pas de politique, pas de religion, pas de philosophie, pas de guerre : Nous essayons juste d’être ensemble pour protéger ce qui reste de nature et tous les penseurs en ce sens sont bienvenus. Nos actions sur le terrain vont dans cette direction.

Le changement climatique et la surpopulation humaine nous touchent, nous aussi…

Je ne voudrais pas mourir sans avoir rien tenté, pour ma part. Je voudrais mourir debout, digne, à l’instar de tous nos petits qui sont morts à la Voie de L’hirondelle et que nous n’avons pu sauver.

Anny Fugier.

 

 

ALL-APOLOGIES… KÉZAKO ?

 

Le logo d’all-apologies et son écusson sont le symbole de la Vie qui gagne, l’emblème des défenseurs des animaux et du Vivant (*).

 

La lecture du logo se fait de bas en haut :

– Le rouge, couleur de la Vie, de la révolution et de la « rage » qui nous anime ;

– La « rage », comme soif de justice et qui irait jusqu’à craqueler le sol ;

– La plante en « V » comme symbole de la Vie jaillissante, doublée comme un oiseau qui prend son vol ;

– Le vert, autre couleur de la Vie et surtout de l’espoir ;

– Le jaune, teinte vive, joyeuse, chaleureuse, comme un soleil, qui flashe et permet une bonne visibilité, notamment de l’écusson ;

– Le barbelé gris qui finalement s’entr’ouvre pour redonner la liberté.

 

Nombreuses sont les organisations à portée internationale ayant un nom anglo-saxon. all-apologies ne déroge pas à cette règle, en signifiant « toutes nos excuses », excuses que nous devons bien à une Nature ancestrale que nous n’avons pas su ménager. Il ne faut voir aucun apitoiement dans cette reconnaissance, tout au contraire il conviendrait maintenant de cesser de mal nous comporter. all-apologies est aussi un sarcasme militant : « Excusez-nous de déranger, de bousculer des certitudes, de chercher à éveiller les consciences ! »

 

all-apologiesest un Mouvement libre et global pour unir tous les défenseurs des animaux et du Vivant (*) au niveau mondial. Sa formule ne contraint pas à une adhésion répétée. all-apologies ne cautionne pas une association, une fondation, un comité ou un collectif plus qu’un autre, mais soutient toutes les initiatives en faveur du Vivant, ainsi que les actions indépendantes.  Si vous êtes membre d’une association, porter l’écussonall-apologiesn’implique pas de quitter cette association, les deux étant compatibles et synergiques, de même qu’il ne vous oblige pas à être particulièrement activiste.all-apologiesprend en compte le militantisme actif et passif, pratique et de terrain tout comme celui théorique, intellectuel, notamment des auteurs, communicants et lanceurs d’alertes.all-apologiesne prétend pas au perfectionnisme mais simplement à la bonne volonté, la solidarité et de vivre en phase avec la cause.

 

L’écussonall-apologiesest un objet de fabrication artisanale, proposé par une micro-entreprise locale. Nous y avons porté un soin tout particulier pour vous proposer un produit de qualité. Il est entièrement brodé sur une pièce de feutrine(**). Chaque couleur et motif ne sont pas le fruit du hasard, mais ont été prévus pour une lisibilité et visibilité optimales. L’écusson est muni au dos d’une seconde pièce de feutrine(**) pour une bonne finition, ainsi que d’une broche pour adapter l’écussonall-apologiessur tous types de vêtements.

 

 

(*) cf Accueil.

(**) La feutrine utilisée est exempte de matière animale.

 
 

all-apologies se veut apolitique et non confessionnel, et s’affiche tout autant contre l’homophobie, le racisme, le sexisme que le spécisme.

 

Nous, amis des animaux et du Vivant, sachons nous montrer à la hauteur des Êtresque nous défendons, ne leur faisons pas honte, laissons au vestiaire nos crises d’égo, subjectives et dérisoires pour être extérieures à la cause animale ! Ce qui veut dire qu’à partir de là chacun est le bienvenu.

 

 

Rejoindre le Mouvement all-apologies ici.

Chanty et Hélios en photo

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Hommage à notre petit clown du spectacle pour enfants

AU PAYS DES PETITS CLOWNS, J’IRAI

“Légèreté de l’oiseau qui, pour chanter, n’a pas besoin de posséder la forêt, ni même un seul arbre” . (Christian Bobin)

– Mon petit coeur, comment te raconter quand le mien n’arrive plus à s’ouvrir à la vie ?

– Alors, écoute ma chanson soleil. Tu m’entendras chanter toute ta vie.

– Comment ?
-“Toutouloulou, toutouloulou, toutouloulou, toutouloulou, twi twili, twi twili “.
– Hélios, tu chantes ! Je t’entends chanter ! Mon tout petit, tu chantes !
– Dans mon nouveau pays des petits clowns soleil, on vit aussi, tu sais …

“Il faut donc que je fasse quelque chose de ma blessure, que je comprenne, que j’en fasse une oeuvre d’art, un roman, que je milite. (…) Je crois que les résilients doivent
trouver des combats, des engagements” (Boris Cyrulnik : La Résilience).

Toutouloulou : il s’appelait Hélios. Soleil. Parce qu’on l’avait trouvé très malheureux dans une animalerie et que c’était le jour du solstice d’hiver.
On avait craqué ; on l’avait acquis, il nous avait conquis.
Il est resté, au début de son arrivée, prostré, toute petite chose, toute petite chose, dans notre pièce commune, aux oiseaux et à nous.
Et puis il a irradié le bonheur, la joie de vivre et encore le bonheur ! Il était la joie à lui tout seul dans son costume de plumes blanches, jaunes et grises.
Perruche calopsitte, il nous a enseigné, il nous a transmis, il nous a éduqué.
Tu es devenu ma drogue de douceur heureuse.

C’était Noël, les boules l’attiraient, il les emmenait par le petit bout qui dépasse, vous savez ? Il tirait sur les guirlandes et les papiers d’argent et d’or des papillotes.
Emerveillance. La marrade. Ce qu’il était drôle, oh la la ! A petits pas sur ses menues patounes finettes, il arrivait et zou, emmenait le jouet.
Parfois, en marchant, il sautait en l’air : un petit saut d’oiseau bonheur : “ouh, je suis content ; ouh, je suis content !”.
Cela vous arrive-t-il, à vous, de bondir de joie sans raison, comme ça, par amour de la vie ????????
Déjà, j’ai su que c’était un grand sage doublé d’un sacré philosophe courage.
Un ange d’innocence : le bonheur pur.
Mais qui savait aussi se défendre ! Bing, un gentil petit coup de bec si ton doigt je ne veux pas.

-“ Hélios ………………”

– “Hélios ………………”

Champion des imitations, il apprit le chant sur trois tonalités bien précises de Ténor et Chanson, les deux calopsittes mâles que nous avions sauvés du trottoir.
Puis il se lança dans les toui touilili touitouili, de Tako, l’oiseau ami d’une petite fille qui nous visite souvent.
Tako parti, notre Hélios nous le rappelait : il avait enregistré son vocable, il élargissait sa culture.
Vous prenez les oiseaux pour des cervelles d’oiseaux, vous vous trompez !!!!! Ils apprennent, ils imitent, ils ont des codes sociaux complexes.
Hélios est mon gourou de bonheur.

– “Tu me manques, tu me manques … Je n’y arrive plus, c’est vide, le monde est vide sans tes sauts de joie…”

– Alors chantez !

Il était la légèreté de l’être, la grâce, la délicatesse dans une âme forte. Il apprenait vite, ( il savait peut-être qu’il ne vivrait pas vieux ?)
Il était , tu étais si léger, léger, dans ta tête, dans ton corps… La légèreté est une telle grandeur, un tel paradoxe : le monde appartient à celui qui la cisèle.
Tout ce qu’il faisait était aérien, non pas parce que c’était un oiseau clown, mais parce qu’il savait déjà la vie.
A petits pas, il nous montait dessus et nous jouions au “petit navion” : on soufflait avec les lèvres dans un bruit pétaradant et l’oiseau rieur de déployer
ses ailes blanches et grises, de mettre sa tête dessous et de se tordre de rire : tu étais la vie, tu étais la vie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Qu’est-ce qu’on a pu rire ! Avez-vous déjà ri souvent avec un tel petit artiste clown ? Tu picorais les moustaches de Jean-Pierre et on se marrait, on se bidonnait.
Tu riais aussi à ta façon héliosienne. Tu étais magnifique. Nous t’aimions.

Tu tombais en pâmoison devant Ity, notre Ity mascotte, petite fille calopsitte. Tu la suivais partout, un peu nigaud, garçon énamouré.
Mon amour !
Tu montais sur les personnes qui venaient dans notre association voir nos éclopés et tu piquais les boucles d’oreilles, tu chantais à tue-bec.
Et l’on riait encore.

-“Tu étais tellement mignon …”

Quand tu t’installais sur un perchoir en liberté, après qu’on t’aie récupéré sur le nez, long nez du colley, tu te lançais dans tes vocalises.
Bonheur.
Et alors là, tu étais inouï, une exception faite oiseau, un créateur : tu chantais, tenez-vous bien, la tête sous une aile, et une patte en l’air, dans un équilibre précaire…
Regardez : je déplie mes doigts, je replie mes doigts : c’est magique !
Délicatesse. Elégance. Raffinement.
Tu étais tout simplement merveilleux.
L’élégance est la richesse suprême.

-“Je me rappelle…”

Qu’est-ce que tu as pu nous faire rire !

Un an après, tu es parti. D’une longue maladie. D’un combat qui a duré 5 semaines. J’ai beaucoup cherché, on a vu un vétérinaire spécialisé, fait une radio,
on a eu le temps de se battre … Les derniers soirs, la tourterelle Chanty, adoptée depuis 9 ans, venait te tenir compagnie sur ta petite mangeoire, sous une lampe à infra rouges.
Au début turbulent, puis tout doux, comme si la colombe mâle comprenait… Tu n’avais plus de forces ; on essayait les médecines douces, on essayait tout, on ne pouvait pas, on ne pouvait pas,
je ne pouvais pas te laisser partir, pas toi, pas toi, si jeune…

La veille de ta mort, suprême élégance, tu emportais avec toi, facétieux, une touche d’ordinateur chez des amis, ce qui était ton jeu favori…
(La vitesse hallucinante à laquelle tu nous embarquais F1 F2 F3 F4 F5 F6 et bien dans l’ordre… bon sang !)
Tu allais mourir et tu jouais encore,

TU ETAIS L’ELEGANCE MEME, HELIOS, petit guerrier de la vie …

Nous allâmes dire adieu à tout, à Ténor et Chanson, à l’arbre aux oiseaux… Je te laissais doucettement endormi à minuit, sous ta lampe rouge et à trois heures aussi…
Le 20 janvier. Et à 5 heures, tu étais devenu mon petit mentor du ciel…
ADIEU L’ARTISTE ! Le lendemain, 21, nous devions animer dans notre association (“la Voie de l’Hirondelle”) un petit spectacle pour enfants, où nous parlions de protéger les oiseaux
aux 5 ans et aux mamans…
Et le petit clown, devenu soleil, donna son nom à la troupe effondrée : moi, Ity et Yoko, artistes en deuil…

Ce sera la troupe des petits clowns soleil et nous continuerons pour toi, sous ton égide lumineuse.

– “Hélios, tu nous manques”.

Chantez, gens tristes, grincheux ; chantez, enfants larmoyants ; chantez, éclopés de la vie ; chantez car un artiste élégant nous a légué son courage léger.

Nous continuerons : nous sommes les clowns soleil et nous parlons de protéger les oiseaux partout.

Hélios, Hélios, mon amour, mon si grand amour de 64 grammes, tu chantes avec nous :
Toutouloulou toutouloulou et siffles de nouveaux airs, que t’ ont appris les anges clowns du pays soleil.

Anny, élève d’Hélios, artiste-clown. Coach d’une sagesse oubliée des humains.

PS : Hélios, tu as sauvé la vie d’une perruche calopsitte qu’on nous a apportée, mourante, cet été.
Elle n’arrivait plus à manger et à boire, perdue au fond des bois.
Nous t’avons mis avec la pauvre petite et tu lui as gentiment bécoté le cou
avec tout ton amour :
tu l’as ressuscitée ! Cœur Vaillant a repris le goût de vivre de suite après ton baiser.
Rien que pour cela, tu mérites d’être entré dans notre légende,
la légende des petits clowns de la Voie de l’Hirondelle.