La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

Archives de Catégorie: Actualité vie animale

23 mars 2014 : l’évènement.

PHOTOS A VENIR….

 

Il est 14 heures trente. Je suis debout contre la porte du boxe de Sultan. Je suis admirative et submergée par une énorme émotion de bonheur. Je vous en souhaite plein des comme ça : ce sont de saines sensations. Des larmes d’admiration coulent sur mes joues : je vous en souhaite aussi plein des comme ça.

Lui, il est là, dans son beau vêtement noir, blanc, orange. Il est posé sur un fil aménagé pour son peuple au fond de l’écurie. Il me regarde et je le regarde aussi. Cela dure un long moment de grâce légère et délicate : je me sens plus que jamais FILLE DE LA NATURE.

Tu es revenu. Tu as traversé les déserts, affronté la sottise humaine, vaincu la mer agitée, le vent terrifiant. Tu n’avais pas de boussole, et tu as une boussole dans ta tête. Tu n’avais pas de calendrier et tu as un calendrier dans ta tête. Tu n’avais pas de GPS et tu as un GPS dans ta tête. Comment as-tu fait ? Oh, je t’admire, je t’admire !!!!!!!!!!!!!!!! JE T’ADMIRE !!!!!

Tu pèses… allons… 19 grammes tout mouillé à tout casser… et tu as fait tout cela…

Tu es une hirondelle rustique, tu es de retour d’Afrique, sois le bienvenu, petit frère. Je sais que certains vont me trouver ridicule de t’appeler ainsi, mais moi je ne vois pas d’autre mot ce 23 mars.

Sois bienvenu chez nous. Ainsi se résume toute ma philosophie, toute ma raison d’être, toute ma petite vie. Plus j’avance en âge, moins je sais de choses, plus je me sens humble. C’est cela que j’aimerais dire aux êtres de mon espèce quand je me sens plus hirondelle que humaine.

Me permets-tu de te regarder encore un moment ?

23 mars 2014, malgré le froid, les hirondelles sont revenues en France. Accueillons-les avec tout le respect qu’on doit à de grands voyageurs fatigués et courageux.

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Jolimai et la grande intelligence des oiseaux

Vous savez que nous avons environ 70 oiseaux, les nôtres anciens et plein de recueillis.
Jolimai que vous voyez fait partie de notre joyeuse troupe.
Dans la maison, le soir, nous lâchons et faisons voler ceux qui ne sont pas handicapés et qui veulent sortir de leur cage ou
volière sur roulettes. Inséparables à tour de rôle, calopsittes, tourterelles, perruches ondulées se rencontrent au sommet de leurs demeures, sur nos perchoirs suspendus au plafond, sur la table et s’amusent. Ils adorent ce moment.
Quand l’heure est venue, je dis : « au lit, on rentre » et tout le monde va se percher sur sa volière respective. Puis tout le monde rentre, qui dans la cage des ondulées, qui dans la volière des inséparables, etc…
C’est époustouflant, ils mettent, quand ils sont nouveaux venus et ne connaissent guère notre cuisine-salle-à-manger, un jour ou deux seulement pour retrouver une petite porte minuscule au milieu d’un amas de mangeoires, de grillage, de perchoirs…
Nous savons que les scientifiques font des expériences sur les pieuvres, qui retrouvent leur chemin après avoir vu seulement une fois un itinéraire qu’elles ne connaissaient pas. On a donc dit que les céphalopodes sont prêts à conquérir la planète après l’espèce humaine.
Franchement, si un éthologue venait observer nos oiseaux chez nous les soirs d’envol, il dirait que l’adage « cervelle d’oiseau » est complètement stupide. Moineaux, mésanges, hirondelles, etc… font tous preuve d’une mémoire prodigieuse, d’un sens de l’opportunité providentiel, d’une malice hors normes.
Nous aimerions que l’humain orgueilleux remette en cause bien des idées préconçues et revisite un peu sa façon de penser.
Si une libellule, par exemple, a su traverser les ères pour parvenir jusqu’à nous, ce n’est sûrement pas un signe de sottise.
Affirmer que l’animal est dénué d’intelligence et de sensibilité, par contre, est grossièrement faux.

yoko, un de nos messagers

yoko, un de nos messagers

Yoko est un des clowns soleil de notre troupe. Nous sommes 4 : Ity, Hélia, Yoko et moi.
Je laisse parler les petits pour notre association.
Non, ils ne parlent pas le langage des hommes : c’est aux hommes d’apprendre leur langage.
Non, ils ne font pas de tours de cirque, ils font ce qu’ils veulent ou presque :
ils ont pour mission de monter sur toutes les épaules qui veulent bien les accueillir.
Ils vont sur les grandes épaules, les petites épaules, les adultes, les enfants, les gentils
humains, les humains sceptiques, ils vont partout où on veut bien leur ouvrir un cœur.
Ils disent : « Nous sommes affectueux. Ne massacrez pas nos peuples ».
Ils disent les choses mieux que moi, dans leur langage si simple et clair.
Ils ne font pas de violence, pas de grandes phrases.
Ils disent un autre regard sur le monde.

Quand Silver volait avec Tutti Frutti, Sunday, et les autres…

Quand Silver volait avec Tutti Frutti, Sunday, et les autres...

Chouquette chipe les tartines des autres anges

Messages: 1 Date d’inscription: 06/01/2012 Age: 59 Localisation: France charente
Chouquette chipe les tartines des autres anges (A consulter aussi sur http://refugeangoumois.forumgratuit.fr/ dans la rubrique : Hommages.)  

“Je m’appelle Chouquette. Dimanche 3 novembre, à deux heures cinq du matin, j’ai pris le large. Maintenant, je suis dans un monde sans heures et sans frontières. Là où je suis, il y a des anges, car “maman” disait que j’en étais un. Je suis une petite chienne venue du refuge de l’Angoumois il y a onze ans. Dans l’univers d’où je viens, je volais tout ce que je pouvais trouver. J’étais la championne du monde de vol à la tire, médaillée d’or pur. Une merveille ; j’avais développé une technique formidable. Je savais sauter sur les tables, les réchauds, ouvrir les placards, me tapir derrière les jambes et attendre patiemment, ramper sous les volières, pénétrer dans les poubelles, me servir sur la route quand les éboueurs passaient. J’étais vraiment le top du top ; maman disait que j’étais unique au monde, exceptionnelle. Alors, depuis que je suis arrivée dans le paradis des gentils chiens, les anges sont chamboulés. Hier, je me suis planquée derrière le bon dieu et j’ai pu avaler un bout de sa tartine beurrée, qu’il a fait tomber par terre. Il n’a pas eu le temps de le ramasser que : gloup. Je manque d’entraînement, car ici, tout le monde est plus rapide ; les séraphins veillent au grain. J’ai failli faire chuter l’un d’eux ; il a manqué s’écraser sur l’évier en voulant m’enjamber. Le Père Noël, qui prépare déjà sa hotte, a rétorqué qu’il fallait me renvoyer sur terre. Maman dirait oui, car elle savait que lorsque je m’envolerai, un grand vide régnerait sous les volières, sous la table, dans les dodos des autres chiens, dans les placards… Entre maman et moi, c’est une immense histoire d’amour.”
“Je m’appelle Anny. Ma petite fille Chouquette vient de rejoindre une clarté merveilleuse. Elle a réussi sa mort. Nous avons réussi à nous envoler toutes les deux ensemble. Elle était sur le lit, on dormait, et soudain elle a eu des vibrations. J e l’ai descendue, j’ai cru à des besoins urgents et j’ai eu juste le temps de lui dire au revoir : elle fut secouée de convulsions de “tétanie”, c’était terrible, violent, mais ça a duré une minute. Complètement absasourdie et prise sous le choc, j’ai eu juste le temps de la caresser pendant qu’elle agonisait: ”Je suis là, je suis là, on a réussi” et elle s’est envolée…. ma main sur sa tête.
Il y a deux boutons d’or dans le pré magnifiques, on les avait regardés avant hier, ils sont en fleurs rien que pour elle. Nous avions fait un deal, on s’était dit que je ne serai pas –trop- triste. Je pleure à  tous les coins de boutons d’or et de scabieuses, le moindre nuage m’emplit de bonheur en pleurant, je regarde un nuage et j’y vois ma petite courir.
Chouquette est morte à la maison, pardon a pris le large, elle a réussi son coup ;
les 4 dernières nuits, on s’était tout dit. Je ne regrette rien, j’ai réussi mon pari, des soins palliatifs à la maison, seules sans conseils, car on nous aurait prises pour deux folles. On avait de la cortisone, pas de morphine, mais on a su faire au moins pire. J’aurais aimé qu’on puisse me conseiller, me donner de la morphine, mais on ne préconise que des euthanasies, alors que j’étais parfaitement capable d’assurer son départ, car elle me guidait merveilleusement. Je milite pour des morts à la maison ce jour, ce trois novembre, mais pas pour tous, bien évidemment, car chaque cas est unique, exceptionnel. Elle a fait de sa mort un moment d’amour, même si le tsunami nous a emportées toutes les deux dans la minute fatidique. Je veux, je veux que tout le refuge d’où elle vient le sache, je veux que le monde entier sache que la chouquette cendrée à poils mi durs, mi mous selon la direction des vents, la moins que rien , la merde qu’on a maltraitée dans sa jeunesse, a eu la mort d’amour que nous voulions, elle et moi, unies et liées à jamais.”
“Nous nous appelons Chouquette et Anny. Nous n’habitons plus à la même adresse mais nous vivons dans le même univers. Moi, je continue de me perfectionner en faisant des blagues rigolotes aux autres anges. Elle, elle continue de recueillir, avec Jean-Pierre, des animaux perdus ou maltraités, même sans gros moyens. Toutes les deux, nous allons voir les fleurs scabieuses, les deux boutons d’or qui ont fleuri en novembre. Moi je gambade devant, reniflant la bonne odeur de la terre et elle caresse les tiges et les derniers pétales. Je leur ai demandé de garder une chienne du refuge qui a eu, comme moi, une jeunesse terrible. Nous pourrons tous aller galoper dans le grand pré, où les vieux chevaux à la retraite paissent doucement. Tout a une senteur de paix et d’allégresse. Les dernières jolies mouches valsent. Wooky, mon ami colley, trottine. J’ai appris à “maman” que l’important, l’essentiel,  n’est pas de se tracasser pour des pécadilles humaines, de faire la guerre au monde de dingues, mais d’être soi-même harmonieux avec la vie. Je continue de lui apprendre plein de choses sages, comme ouvrir un placard pour y chiper un bout de fromage, en riant, en riant toujours, parce qu’il ne faut jamais se prendre au sérieux, ce serait trop dérisoire. Il est doux d’ être léger, léger et mettre la truffe entre l’herbe ; de s’aimer et aimer la vie. Elle m’a dit qu’elle voulait bien être mon élève ; qu’elle suivrait mon exemple : tu la vois, toi, à cacabeson sous la table ? Hiiiiiiii
Ecoutez, regardez : les moineaux pépient dans le laurier-roi ; le vent susurre des mots à son goût. Il est libre, le vent. C’est ça, c’est ça qui est très important. Libre.
Chouquette et Anny.
 
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Vision holistique

Un nid d’hirondelles en pleine activité : les parents nourrissent 5 petits.

Une première personne dit : « Que c’est sale, avez-vous vu toutes ces crottes dessous ? »

Une deuxième personne dit  : « Oh, comme c’est mignon ! Ils font 300 kms par jour pour les nourrir, pourvu qu’ils y arrivent ! »

Quelle est votre propre vision du monde ?

Association Nalo. Article édifiant sur le principe de précaution et la peur des épidémies chez l’homme

A tous les possesseurs d’animaux, éleveurs, à tous les amis des animaux :
Euthanasies massives d’animaux. Réflexions sur le droit à la vie et à la différence.
 
L’association “La Voie de l’Hirondelle” recommande absolument la lecture édifiante de cet article si riche en éléments instructifs.
J’ai rarement vu un texte aussi bien rédigé : fortement recommandé, je répète.
Si vous ne voulez pas tout lire, parcourez mais regardez le final et les études sur les zoonoses et la psychose entretenue sciemment.
Lisez que le vrai danger, c’est l’homme, ses façons de traiter le monde vivant et sa névrose obsessionnelle de la mort !
Excellent article, magnifique travail de synthèse, nous pouvons extrapoler pour l’humanité, ce qui se passerait si on avait une telle trouille de la maladie, grippe, gastro, etc….en face des humains porteurs de germes.
((On sait aussi que certains cancers guérissent d’eux-mêmes avant d’avoir été décelés, il y a eu des cas qui avaient des cancers et se sont guéris sans qu’on les ait repérés. A se demander même si, en cas de biopsie, on n’aurait pas déclanché la maladie en voulant la traiter ! Là je ne suis pas savante, mais je pousse à la réflexion…..)
Pour la grippe aviaire, je n’avais rien observé ici d’anormal, et pourtant la Direction des services Vétérinaires nous avait envoyé des papiers pour prendre des mesures !!!! On avait entretenu un climat de peur, bien soigneusement.
 
Merci infiniment de cet article.
 
Le lire (même en partie), le diffuser, c’est faire avancer les mentalités vers plus d’ouverture et de compréhension de la vie.
J’attends vos avis.
 
Il est intéressant de noter que c’est la trouille d’aller en taule qui donne une impulsion à nos décideurs..; dans cette histoire, qui sont donc les vrais coupables ????

 
 
Sent: Sunday, January 27, 2013 5:17 AM
Subject: Droits Des Animaux Les éléphantes Baby et Népal seront euthanasiées ou pas ? – association Nos Amis Les Oiseaux (NALO)
 

association Nos Amis Les Oiseaux (NALA) Communiqué du 26/01/2013 Les éléphantes Baby et Népal seront euthanasiées ou pas ? http://cousin.pascal1.free.fr/point5.pdf

 

Si vous n’arrivez pas à ouvrir le lien, envoyez un mail annie.fugier@orange.fr ou visitez Nalo

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help : l’hiver des oiseaux

Nous avons choisi de nourrir les oiseaux pendant la mauvaise saison pour les aider et augmenter leurs populations malmenées par nos pesticides et autres erreurs.

Vous pouvez déposer tournesol, boules de graisse, graines pour oiseaux de la nature, gras non salé si possible, sur des mangeoires suspendues, (vendues dans le  commerce ou par les associations) ou bien  au sol s’il ne pleut pas, mais dans des endroits dégagés pour que les chats ne puissent se cacher.

Il en faut dans plusieurs sites et de différentes catégories pour convenir à tout le monde : les moineaux mangent principalement à terre alors que les mésanges préférent les suspensions. Les uns sont friands de petites graines, les merles adorent les quartiers de pommes, les étourneaux ne sont pas difficiles.

On en met un peu partout, un peu de tout… Et on s’amuse. J’aime surtout regarder les acrobaties des mésanges et les chamailleries des étourneaux et des chardonnerets.

Mettre aussi de l’eau chaude qu’on renouvelle régulièrement s’il gèle.

Pas de sel.

Attention au pain frais indigeste.

Nous nourrissons tellement d’oiseaux que nous avons un coût conséquent. Si vous voulez aider notre refuge, n’hésitez pas ! L’an passé, nous avons sauvé de nombreux merles qui avaient trop froid. (moins 15 en février plusieurs nuits consécutives).

On a bâché les bassins à grenouilles qui hibernent. On a mis des abris pour les hérissons, les insectes, les mollusques… (pots renversés, bûches et bâches, paille, pierres, planches, etc…)

Ne pas brûler de feuilles sèches, un hérisson peut se cacher dessous, ou un nid de rongeurs.

Laisser des passages pour les chauves souris dans les bâtiments. (On a un nichoir spécial).

Ne pas arrêter si vous avez commencé le nourrissage, les oiseaux s’y fiant, sauf à la belle saison.

Profiter de ce temps pour nettoyer les nichoirs et aménager les dépendances pour les futures hirondelles : faux fils électriques, passerelles de grillage, clous aux poutres, etc…

Aidons les oiseaux en toute saison si nous voulons bénéficier de leur entrain toute l’année. Et à 17 heures trente, on entend le joyeux vacarme des moineaux sur le laurier dortoir : on se prépare au dodo…

Et les étourneaux de se regrouper en vols magiques, chronométrés et paramétrés au summum, aucun oiseau ne se heurtant au sein d’un groupe compact et comme mû par une mystérieuse alchimie télépathique. L’acmé de l’entente….

il n’y aura bientôt plus de prédateur naturel en France.

A force de classer nuisibles renards, pies, geais, etc, on va tout détruire. Faudra pas s’étonner si on est envahis de rongeurs et si les équilibres des chaînes alimentaires sont rompus.

Je sais que tous les chasseurs ne sont pas des obsédés de massacres, mais les lois le sont, elles.

Voici un article paru dans la CVN. (Convention Vie et Nature)

 
Sent: Sunday, August 19, 2012 9:16 AM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: CVN: Malfaisances des nuisibles.
 
 
Malfaisances des nuisibles:
 
Le gouvernement vient d’adopter un arrêté scélérat, inspiré par le monde de la chasse, perdurant à qualifier de « nuisibles » des espèces de faune authentiquement naturelles, celles qui ne sortent pas des caisses des éleveurs pour alimenter le stand de tirs des chasseurs Français!
 
 
Le ministère fixe une liste d’animaux pouvant être piégés, fusillés, déterrés, sous les prétextes menteurs de prévenir des atteintes à la sécurité et à la santé publiques, de protéger des intérêts agricoles et aquacoles, de défendre d’autres propriétés menacées, de maintenir des équilibres faune et flore.
 
 
Vous contemplerez ces listes, par département.
 
Mais sachez, qu’en sus, après avis d’une commission départementale composée essentiellement d’éléments rétrograddes, les préfets pourront classer « nuisibles » d’autres espèces dont le ministre aura fixé une liste de « susceptibles d’un tel classement ».
Admirez la complexité toujours présente en règlementation de la chasse, en ce pays.
 
Examinons sommairement ces listes:
Les chasseurs, désireux de maintenir un piégeage purement ludique et des prorogations des périodes de tirs au printemps, désignent les petits carnivores sauvages et les corvidés au titre des « nuisibles ».
Or, certaines de ces espèces sont menacées de disparition. Il en est ainsi de la minuscule belette, mammifère de cent Grammes et du putois.
Les mustélidés comme les renards participent aux équilibres naturels par leurs prédations, ce qui est connu de tout esprit informé.
Mais, l’irrationnel, l’obscurantisme le préjugé prévalent sur les considérations objectives.
Les corvidés sont des oiseaux attachant par leurs performances adaptatives, leur sens de l’observation.
Leurs plumages et leurs cris déplaisent aux ennemis de la nature sauvage!
 
Malgré une proximité culturelle, sociologique et politique entre le monde de la chasse et celui de l’agrochimie, il faut constater que ce sont les chasseurs et non les associations agricoles qui interviennent devant les tribunaux administratifs pour soutenir les classements en « nuisibles » des animaux, ce qui prouve avec éclat le détournement de pouvoir. sous couvert de défense d’intérêts économiques, ce sont les fantasmes destructeurs des chasseurs que masque le paravent de la règlementation des prétendus « nuisibles ».
 
Dans la nature, il n’y a pas d’espèce nuisible autre que celle qui jouit de traquer, mutiler, tuer.
 
Honte au gouvernement « mou » qui cède au lobby de la chasse avec presque autant de lâcheté que le gouvernement d’hier et qui ignore que 87% des Français demandent que la loi protège l’animal sauvage des mauvais traitements (sondage SOFRES février 2011).
G. C.
 
 
————
JORF n°0191 du 18 août 2012 page 13552
texte n° 17
 
ARRETE
Arrêté du 2 août 2012 pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction
des espèces d’animaux classées nuisibles
 
NOR: DEVL1227528A
 
La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
Vu le code de l’environnement, notamment ses articles L. 120-1, L. 425-2, R. 427-6, R. 427-8, R. 427-13 à R. 427-18 et R. 427-25 ;
Vu l’arrêté du 10 août 2004 fixant les conditions d’autorisation de détention d’animaux de certaines espèces non domestiques dans les établissements d’élevage,
de vente, de location, de transit ou de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques ;
Vu l’arrêté du 10 août 2004 fixant les règles générales de fonctionnement des installations d’élevage d’agrément d’animaux d’espèces non domestiques ;
Vu les propositions des préfets ;
Vu l’avis du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage en dates du 29 avril 2011 et du 28 juin 2012,
Arrête :
Article 1
 
La liste des espèces d’animaux classées nuisibles et les territoires concernés sont fixés, pour chaque département, en annexe du présent arrêté.
Article 2
En savoir plus sur cet article…
 
Les conditions de destruction des espèces d’animaux classés nuisibles sont les suivantes :
1° La belette (Mustela nivalis), la fouine (Martes foina), la martre (Martes martes) et le putois (Mustela putorius) peuvent être piégés toute l’année,
uniquement à moins de 250 mètres d’un bâtiment ou d’un élevage particulier ou professionnel ou sur des terrains consacrés à l’élevage avicole, ou apicole
dans le cas de la martre. Ils peuvent être également piégés sur les territoires désignés dans le schéma départemental de gestion cynégétique où sont conduites
des actions visant à la conservation et à la restauration des populations de faune sauvage et nécessitant la régulation des prédateurs.
Ils peuvent être détruits à tir sur autorisation individuelle délivrée par le préfet dès lors que l’un au moins des intérêts mentionnés à l’article R. 427-6
du code de l’environnement est menacé entre la date de clôture générale et le 31 mars au plus tard et, pour la martre et le putois, dès lors qu’il n’existe
aucune autre solution satisfaisante ;
2° Le renard (Vulpes vulpes) peut toute l’année, être :
― piégé en tout lieu ;
― enfumé à l’aide de produits non toxiques ;
― déterré avec ou sans chien.
Il peut être détruit à tir sur autorisation individuelle délivrée par le préfet entre la date de clôture générale et le 31 mars au plus tard et au delà
du 31 mars sur des terrains consacrés à l’élevage avicole ;
3° Le corbeau freux (Corvus frugilegus) et la corneille noire (Corvus corone corone) peuvent être détruits à tir entre la date de clôture générale de la
chasse et le 31 mars au plus tard. La période de destruction à tir peut être prolongée jusqu’au 10 juin lorsque l’un au moins des intérêts mentionnés à
l’article R. 427-6 du code de l’environnement est menacé entre le 31 mars et le 10 juin et jusqu’au 31 juillet pour prévenir des dommages importants aux
activités agricoles, sur autorisation individuelle délivrée par le préfet et dès lors qu’il n’existe aucune autre solution satisfaisante.
Le tir du corbeau freux peut s’effectuer, sans être accompagné de chien, dans l’enceinte de la corbeautière ou à poste fixe matérialisé de main d’homme
en dehors de la corbeautière.
Le tir dans les nids est interdit.
Le corbeau freux et la corneille noire peuvent également être piégés toute l’année et en tout lieu. Dans les cages à corvidés, l’utilisation d’appâts carnés
est interdite sauf en quantité mesurée et uniquement pour la nourriture des appelants ;
4° La pie bavarde (Pica pica) peut être détruite à tir sur autorisation individuelle délivrée par le préfet entre la date de clôture générale de la chasse
et le 31 mars au plus tard. La période de destruction à tir peut être prolongée jusqu’au 10 juin lorsque l’un au moins des intérêts mentionnés à l’article
R. 427-6 du code de l’environnement est menacé entre le 31 mars et le 10 juin et jusqu’au 31 juillet pour prévenir des dommages importants aux activités
agricoles, sur autorisation individuelle et dès lors qu’il n’existe aucune autre solution satisfaisante.
Le tir s’effectue à poste fixe matérialisé de main d’homme, sans être accompagné de chien, dans les cultures maraîchères, les vergers et sur les territoires
où, en application du schéma départemental de gestion cynégétique, des actions visant à la conservation et à la restauration des populations de faune sauvage
et nécessitant la régulation des prédateurs sont mises en œuvre. Le tir dans les nids est interdit.
La pie bavarde peut également être piégée toute l’année dans les zones définies à l’alinéa précédent ;
5° Le geai des chênes (Garrulus glandarius) peut être détruit à tir entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 mars au plus tard, sur autorisation
individuelle délivrée par le préfet et dès lors qu’il n’existe aucune autre solution satisfaisante et que l’un au moins des intérêts mentionnés à l’article
R. 427-6 du code de l’environnement est menacé.
Le tir s’effectue à poste fixe matérialisé de main d’homme, sans être accompagné de chien. Le tir dans les nids est interdit.
Le geai des chênes peut également être piégé du 31 mars au 30 juin dans les vergers et du 15 août à l’ouverture générale dans les vergers et les vignobles
;
6° L’étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) peut être détruit à tir entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 mars au plus tard. La période
de destruction à tir peut être prolongée jusqu’à la date d’ouverture générale de la chasse, sur autorisation individuelle délivrée par le préfet et dès
lors qu’il n’existe aucune autre solution satisfaisante et que l’un au moins des intérêts mentionnés à l’article R. 427-6 du code de l’environnement est
menacé.
Le tir s’effectue à poste fixe matérialisé de main d’homme, sans être accompagné de chien, dans les cultures maraîchères et les vergers et à moins de 250
mètres autour des installations de stockage de l’ensilage. Le tir dans les nids est interdit.
L’étourneau sansonnet peut être piégé toute l’année et en tout lieu ;
7° La destruction des animaux classés nuisibles peut être faite à l’aide de rapaces utilisés pour la chasse au vol sous réserve du respect des dispositions
de l’article R. 427-25 du code de l’environnement et des arrêtés du 10 août 2004 susvisés.
Article 3
 
En cas de capture accidentelle d’animaux n’appartenant pas à une espèce classée nuisible, ces animaux sont immédiatement relâchés.
Article 4
En savoir plus sur cet article…
 
Le présent arrêté pourra être modifié, sur propositions motivées des préfets, avant le terme fixé par le III de l’article R. 427-6 du code de l’environnement.
Article 5
 
La directrice de l’eau et de la biodiversité est chargée de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Liste de 1 éléments
• Annexe : voir le journal official par départements. Ou consulter le site de la Convention Vie et Nature.
 

Battues administratives à l’encontre des renards

Chers adhérents de la CVN,

A l’approche de l’ouverture, le monde de la chasse procède à des lâchers de faisans d’élevage qui seront le plus souvent tirés à bout portant, comme sur un stand de tir, par des fusillots avides de faire un carton !

Comment, dans ces conditions-là, empêcher la concurrence du renard qui trouve que ces « cocottes » sont bien alléchantes et faciles à attraper?

Réponse: grâce aux battues administratives que le Préfet accorde le plus souvent très généreusement sans se poser de questions.

Si c’est actuellement le cas dans votre département, vous devez interpeller les pouvoirs publics et argumenter pour convaincre, comme l’a fait notre Président dans son département de la Dordogne!

Reprenez à votre comte le document ci-dessous, en l’adaptant à votre situation locale.
Envoyez au Préfet, au Directeur Départemental des Territoires et à la presse locale pour information.
Faîtes nous savoir le résultat de vos démarches

Plus nous serons nombreux à le faire, plus les Préfets seront mis devant leurs responsabilités et comprendront peut-être que nous ne voulons plus de cette chasse qui n’est que rage de tuer (cf autocollant CVN en fichier joint)
Les renards et les équilibres naturels méritent bien qu’on se décarcasse pour eux.

Bien naturellement.

Christian MAILLETAS
Secrétaire général de la CVN

La rage de tuer

La rage de tuer

Monsieur le Préfet de la Dordogne

Cité Administrative

24024 PERIGUEUX CEDEX

LETTRE OUVERTE

Objet : Battues administratives à l’encontre des renards

Monsieur le Préfet de la Dordogne,

La Convention Vie et Nature a l’honneur d’attirer votre attention sur le caractère abusif et contre-nature des « battues administratives » visant à tuer des renards en dehors des périodes d’ouverture de la chasse. Nombre d’habitants de la Dordogne se sont émus de ces pratiques, y compris nocturnes, visant à tuer nos derniers prédateurs naturels.

Pendant longtemps, les chasseurs ont persécuté les rapaces, les ours et les lynx au motif que ces animaux les concurrençaient dans la prédation des autres animaux. Aujourd’hui, ces espèces sont enfin intégralement protégées.

Or, leur régime alimentaire est proche de celui des renards, à savoir portant sur la consommation de rongeurs et micro-mammifères. Ainsi, un renard consomme environ 6.000 campagnols par an. Les prédateurs sont indispensables aux équilibres de la nature, mais ceux qui ne peuvent se passer de leur passion de tuer trouvent prétextes à des attaques de poulaillers pour persécuter ces animaux.

En fait, la classification des « nuisibles » et les « battues administratives » ne sont jamais que des occasions de chasse ludique, offertes à ceux qui ne parviennent pas à se passer de leur fusil.

Il est regrettable que les derniers éléments de notre faune sauvage soient ainsi persécutés, dans l’unique dessein de favoriser des animaux de tir sortant des élevages et destinés à alimenter une

chasse artificielle.

D’un point de vue strictement SCIENTIFIQUE, le renard, les mustélidés, les rapaces et les grands prédateurs sont INDISPENSABLES à une nature équilibrée et diversifiée.

Aussi, notre mouvement, traduisant en cela les aspirations d’une immense majorité de nos contemporains, demande l’arrêt de ces autorisations d’activités ludiques, nocives et contraires à l’intérêt général.

Recevez, Monsieur le Préfet de la Dordogne, l’assurance de mes salutations distinguées.

Le Président,

Gérard CHAROLLOIS

Copie adressée à :

Monsieur le Directeur

Direction Départementale des Territoires.