La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

Archives de Catégorie: Portraits d’animaux

Chouquette chipe les tartines des autres anges

Messages: 1 Date d’inscription: 06/01/2012 Age: 59 Localisation: France charente
Chouquette chipe les tartines des autres anges (A consulter aussi sur http://refugeangoumois.forumgratuit.fr/ dans la rubrique : Hommages.)  

“Je m’appelle Chouquette. Dimanche 3 novembre, à deux heures cinq du matin, j’ai pris le large. Maintenant, je suis dans un monde sans heures et sans frontières. Là où je suis, il y a des anges, car “maman” disait que j’en étais un. Je suis une petite chienne venue du refuge de l’Angoumois il y a onze ans. Dans l’univers d’où je viens, je volais tout ce que je pouvais trouver. J’étais la championne du monde de vol à la tire, médaillée d’or pur. Une merveille ; j’avais développé une technique formidable. Je savais sauter sur les tables, les réchauds, ouvrir les placards, me tapir derrière les jambes et attendre patiemment, ramper sous les volières, pénétrer dans les poubelles, me servir sur la route quand les éboueurs passaient. J’étais vraiment le top du top ; maman disait que j’étais unique au monde, exceptionnelle. Alors, depuis que je suis arrivée dans le paradis des gentils chiens, les anges sont chamboulés. Hier, je me suis planquée derrière le bon dieu et j’ai pu avaler un bout de sa tartine beurrée, qu’il a fait tomber par terre. Il n’a pas eu le temps de le ramasser que : gloup. Je manque d’entraînement, car ici, tout le monde est plus rapide ; les séraphins veillent au grain. J’ai failli faire chuter l’un d’eux ; il a manqué s’écraser sur l’évier en voulant m’enjamber. Le Père Noël, qui prépare déjà sa hotte, a rétorqué qu’il fallait me renvoyer sur terre. Maman dirait oui, car elle savait que lorsque je m’envolerai, un grand vide régnerait sous les volières, sous la table, dans les dodos des autres chiens, dans les placards… Entre maman et moi, c’est une immense histoire d’amour.”
“Je m’appelle Anny. Ma petite fille Chouquette vient de rejoindre une clarté merveilleuse. Elle a réussi sa mort. Nous avons réussi à nous envoler toutes les deux ensemble. Elle était sur le lit, on dormait, et soudain elle a eu des vibrations. J e l’ai descendue, j’ai cru à des besoins urgents et j’ai eu juste le temps de lui dire au revoir : elle fut secouée de convulsions de “tétanie”, c’était terrible, violent, mais ça a duré une minute. Complètement absasourdie et prise sous le choc, j’ai eu juste le temps de la caresser pendant qu’elle agonisait: ”Je suis là, je suis là, on a réussi” et elle s’est envolée…. ma main sur sa tête.
Il y a deux boutons d’or dans le pré magnifiques, on les avait regardés avant hier, ils sont en fleurs rien que pour elle. Nous avions fait un deal, on s’était dit que je ne serai pas –trop- triste. Je pleure à  tous les coins de boutons d’or et de scabieuses, le moindre nuage m’emplit de bonheur en pleurant, je regarde un nuage et j’y vois ma petite courir.
Chouquette est morte à la maison, pardon a pris le large, elle a réussi son coup ;
les 4 dernières nuits, on s’était tout dit. Je ne regrette rien, j’ai réussi mon pari, des soins palliatifs à la maison, seules sans conseils, car on nous aurait prises pour deux folles. On avait de la cortisone, pas de morphine, mais on a su faire au moins pire. J’aurais aimé qu’on puisse me conseiller, me donner de la morphine, mais on ne préconise que des euthanasies, alors que j’étais parfaitement capable d’assurer son départ, car elle me guidait merveilleusement. Je milite pour des morts à la maison ce jour, ce trois novembre, mais pas pour tous, bien évidemment, car chaque cas est unique, exceptionnel. Elle a fait de sa mort un moment d’amour, même si le tsunami nous a emportées toutes les deux dans la minute fatidique. Je veux, je veux que tout le refuge d’où elle vient le sache, je veux que le monde entier sache que la chouquette cendrée à poils mi durs, mi mous selon la direction des vents, la moins que rien , la merde qu’on a maltraitée dans sa jeunesse, a eu la mort d’amour que nous voulions, elle et moi, unies et liées à jamais.”
“Nous nous appelons Chouquette et Anny. Nous n’habitons plus à la même adresse mais nous vivons dans le même univers. Moi, je continue de me perfectionner en faisant des blagues rigolotes aux autres anges. Elle, elle continue de recueillir, avec Jean-Pierre, des animaux perdus ou maltraités, même sans gros moyens. Toutes les deux, nous allons voir les fleurs scabieuses, les deux boutons d’or qui ont fleuri en novembre. Moi je gambade devant, reniflant la bonne odeur de la terre et elle caresse les tiges et les derniers pétales. Je leur ai demandé de garder une chienne du refuge qui a eu, comme moi, une jeunesse terrible. Nous pourrons tous aller galoper dans le grand pré, où les vieux chevaux à la retraite paissent doucement. Tout a une senteur de paix et d’allégresse. Les dernières jolies mouches valsent. Wooky, mon ami colley, trottine. J’ai appris à “maman” que l’important, l’essentiel,  n’est pas de se tracasser pour des pécadilles humaines, de faire la guerre au monde de dingues, mais d’être soi-même harmonieux avec la vie. Je continue de lui apprendre plein de choses sages, comme ouvrir un placard pour y chiper un bout de fromage, en riant, en riant toujours, parce qu’il ne faut jamais se prendre au sérieux, ce serait trop dérisoire. Il est doux d’ être léger, léger et mettre la truffe entre l’herbe ; de s’aimer et aimer la vie. Elle m’a dit qu’elle voulait bien être mon élève ; qu’elle suivrait mon exemple : tu la vois, toi, à cacabeson sous la table ? Hiiiiiiii
Ecoutez, regardez : les moineaux pépient dans le laurier-roi ; le vent susurre des mots à son goût. Il est libre, le vent. C’est ça, c’est ça qui est très important. Libre.
Chouquette et Anny.
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateurEnvoyer un message privéhttp://www.lvh.fr.cr
Publicités

Aller à l’essentiel, je publie pour Chouquette mais je veux économiser l’énergie

Nous sommes des millions de blogueurs et d’internautes. Cela consomme une énergie nucléaire phénoménale. J’ai pris conscience qu’il faut un peu modérer nos communications électroniques pour moins polluer. Je ne publie donc sur ce site que ce qui me parait plus important, ou ce qui motive La Voie de l’Hirondelle. Bientôt, nous enverrons des nouvelles de notre association à tous nos adhérents. En attendant, voici l’actualité de nos animaux, nous en avons recueilli plusieurs .
 
CHOUQUETTE, du refuge de l’Angoumois, ici depuis onze ans, s’éteint doucement :
 
 
« Je vais vous paraître prétentieuse, je suis une chienne de la SPA. J’ai dans les 16 ans, ma fin de vie approche, on me donne à boire à la seringue.
Maman a retardé le moment depuis des lustres.
Ce 24 octobre, nous sommes allées, elle et moi, regarder le coucher de soleil. Maman a dit que c’était le plus beau de sa vie parce que je l’ai encore regardé avec elle,
malgré ma cataracte avancée. Je vais bientôt vous quitter.
Je vous ai tous aimé.
Alors je voudrais vous dire avant de m’en aller au pays des gentils chiens :
regardez toujours un peu la nature comme c’est beau.
Sentez l’herbe tendre. Regardez et écoutez, si vous avez la chance de ne pas être aveugle ou sourd. Sinon, touchez, ressentez la vie. Jouissez-en chaque jour et concentrez-vous sur l’important, le bonheur,
les bonnes actions.
Regardez comme c’est doux le vent tiède. Ecoutez le soleil vous parler chaudement.
Humez la pluie fine qui revigore.
Buvez la vie, mangez-en le suc. Jouissez sans cesse de millions de petits cadeaux journaliers. Ne vous disputez pas pour des sottises humaines, soyez plein de reconnaissance.
Je sais que ça fait pompeux mais maman a reçu tant de mails où des personnes aimées se disputaient. On s’est regardées, elle et moi, e t on a tant aimé le coucher du soleil ce beau soir.
Nous sommes le 24 septembre, c’est merveilleux, la vie est belle.
Je vais partir bientôt, j’ai été très heureuse, j’en ai bien profité, j’ai fait ce que j’ai aimé
et j’ai beaucoup aimé le faire, ma vie a été emplie de choses heureuses.
Maman a beaucoup de chagrin, mais elle a retenu ma leçon et elle voulait vous la dire.
Je suis moche mais maman dit que je suis la plus belle du monde.
Profitez de la vie. C’est si stupide de le dire, amen, hiii, mais profitez, moi
la chienne la plus puante que la terre ait portée, je vous le dis en riant une dernière fois…
Que  c’était beau le chant du rouge-gorge sur la haie ce soir !!!!!
Ce que j’ai pu l’aimer, ce chant, quand maman me prenait dans ses bras. Je l’entendais à la chien, pas comme vous, mais j’étais là, bien dans mes coussinets…
Nous avons aussi marché, moi dans ses bras, le colley Wooky contre nous, sur une route et l’étoile du berger brillait déjà.
Maman s’est arrêtée et nous a dit : « Nous sommes les rois du monde, cette étoile s’est allumée pour nous trois, ce soir.
Rappelez-vous les fleurs scabieuses aussi et puis la rivière hier. Tout cela, c’est beaucoup plus important que le cours de la bourse ou la politique des hommes. » Maman a dit ça comme ça. Très légèrement et moi,  un peu mourante, j’entendais sa voix dans mes profondeurs. Ca me remuait dans le bon sens.
 
Allez je dois dormir car j’aimerais bien me réveiller encore une fois pour ramper sur le chemin
comme aujourd’hui, sur la terre bien tiède…
Chouquette, votre coach. »

La perruche Miracle

MIRACLE
 
Elle s’appelle Miracle. C’est une petite perruche ondulée jaune et verte. 9 ans environ. Nous l’avons recueillie il y a un an.
C’est un joli petit oiseau d’une vingtaine de grammes. Mais Miracle n’a pas eu de chance dans sa vie : son bec est anormalement développé.
On dirait des fois un bec de canard. Des fois une tête de tortue dinosaurienne. Des fois un bec de cigogne attardée. Il pousse tout droit ou de traviole.
Mais il lui fait une tête d’éléphant man. Bref, cette coquette petite créature est affectée d’une monstruosité.
Dans l’univers des perruches ondulées domestiques, elle est décalée même si elle y a trouvé sa place vaille que vaille. Car du courage, Miracle en a à revendre.
C’est une battante, une vraie de vraie. Elle m’épate. Je l’admire. Elle me plaît.
 
Miracle vivait chez une vieille femme qui ne lui avait jamais coupé le bec.
Je ne sais absolument pas comment elle a pu survivre et les deux vétérinaires consultés se le demandent aussi.
Son bec faisait bien 8 centimètres de long quand je l’ai rencontrée pour la première fois.
J’ai failli tomber sur une chaise, bouleversée par cette anomalie qui la défigure et l’handicape.
L’intrus traînait par terre. La mandibule inférieure était normale, mais la supérieure : une rampothèque démesurée, avec de la corne en veux-tu en voilà,
du marron, du rose, des couches, bref une génétique en délire…
Comment, dans ces conditions, ce petit animal, presque cas d’école, pouvait-il vivre, manger et boire ? Bien sûr, dans la cage, chez la femme, elle ne pouvait voler, le bec étant bien trop lourd dans sa démesure folle.
Elle partageait sa vie avec une copine, m’a-t’on dit.
C’est une amie à moi, qui travaillait chez cette vieille dame, qui m’a parlé de ce cas farfelu d’oiseau gravement handicapé. Elle ajoutait que la grand’mère ne voulait rien faire pour améliorer les conditions de vie de la petite bête.
Et que personne autour d’elle n’avait le droit de tenter quelque chose !
Implacable mémé qui faisait le malheur de son animal domestique, l’aimant pourtant à sa façon si égocentrique et inhumaine.
Non assistance à oiselle en danger !
 
Alors, quand la femme inconsciente se fractura un os et finit à l’hôpital, ma jeune amie mit la perruche handicapée dans une cage à hamster
et me l’apporta, inquiète et demandant de l’aide.
C’est là que je faillis tomber sur une chaise, d’émoi et de surprise !
Comment pouvait-on vivre avec un tel organe mal foutu et abominable ?
Comment 20 grammes avaient-ils bravé la fatigue, l’horreur ??? Où va se nicher le grand désir de vivre des êtres ???
Alors, sous les yeux de la jeune femme, je coupais le bec et essayais vaille que vaille de le redresser quelque peu avec des ciseaux,
lui redonnant dimension et forme convenables pour une perruche qui revenait de si loin.
Toujours trop gros (on ne peut trop tailler sinon on atteint la veine centrale) et difforme, mais vraiment acceptable, il me parut
convenir enfin à une damoiselle si élégante au demeurant par le reste de son corps de plumes.
Je fus remerciée chaleureusement et décidais de garder la perruche chez nous, afin de surveiller l’évolution de son mal mystérieux. Je crus à la gale du bec, soignais pour cela, mais ce n’était pas cet acarien.
Un mois après, je dus recouper l’organe quelque peu tant il avait repoussé.
 
Je fis dire à la vieille mégère que sa perruche avait besoin de soins et qu’il fallait que je la garde encore.
Pas question de la lui rendre. Si elle me la réclamait, je dirais qu’elle était morte.
Mais ce fut l’ancêtre humain qui mourut, pas la perruche ; je la nommais alors “Miracle”, on comprend bien pourquoi.
 
Miracle connut une grande volière dans notre maison, qu’elle partagea avec des amis à plumes colorées sympathiques.
Puis nous la mîmes dans une grande cage car j’avais un autre petit handicapé : Séraphin, qui se crashait régulièrement dans sa volière à cause d’un manque de caudales.
Tous les deux s’entendent à présent merveilleusement et se font autant de bisous-perruches que le permet le bec difforme de Miracle.
Mon petit “canard” et le petit mâle forment un couple charmant de papouilles comme seuls les animaux savent en offrir.
Miracle vit bien son handicap étrange ; elle doit plonger le bec profond dans ses mangeoires, dort beaucoup.
Elle le subit avec l’acceptation bienheureuse des bêtes marquées par l’épreuve, la philosophie d’une dame d’honneur à défaut de beauté.
Dernièrement, j’ai décidé d’aller consulter un vétérinaire spécialisé à Angoulême, dans les nouveaux animaux de compagnie. Il a pris la petite bonne femme dans sa main, étonné par son cas spécial : le phénomène le plus ressemblant qu’il ait vu touchait une oie.
Mais jamais perruche n’avait arboré pareil ornement, hissé pareille chose.
Du moins, dans son cabinet.
Il me proposa un prélèvement, ce que je refusais, car on sait bien qu’un cancer peut s’aggraver avec cette action.
Cela n’aurait servi à rien de donner un nom à sa maladie, puisqu’on ne pouvait pas la soigner de toute façon,
que lui permettre de vivre un peu mieux en coupant parcimonieusement l’appendice inadéquat.
Il ajouta cependant que le jour où Miracle serait condamnée à ne plus manger ou boire, il tenterait quelque chose sur sa santé défaillante.
 
Alors nous avons ramené la dame-oiselle auprès de son Séraphin dans notre maison.
Tous les soirs, je vérifie qu’elle est bien calée sur son perchoir.
Qu’elle se nourrit normalement. Qu’elle vit malgré sa difformité averée.
Est-elle enlaidie ? Je ne crois pas, car elle rayonne de la magnificence du courage et de l’amour de la vie.
Elle pétille, même si elle ne se déplace pas très très vite ni très adroitement.
(La première fois que j’ai coupé son bec si énorme et long, elle piquait du nez en marchant, n’arrivait plus à se déplacer…)
 
Elle est belle, Miracle.
Le temps qui lui est offert s’écoule paisiblement.
Si elle souffre, elle a l’élégance des oiseaux qui n’en laissent rien paraître et se taisent, eux qui sont si prompts à s’exprimer.
Rarement l’animal gémit sous la douleur.
Elle m’est exemple et leçon.
Je l’aime et je l’admire. Elle me plaît.
Infiniment.
Petite Miracle à la vie un peu tronquée du fait de ton infirmité passive, profite !
 
Au moment où j’écris ces lignes, elle plonge le bec dans ses petites graines.
Normale. Si normale dans son indigence. Si forte dans sa drôle de frimousse.
Elle s’appelle Miracle.
 
Anny Fugier, amie de Miracle

A Grâce et à Windy

« Vivre, c’est la chose la plus rare dans le monde.
La plupart des gens existent, c’est tout ».
Oscar Wilde

« Une vie inutile est une mort anticipée ». Goethe.

A mes deux petites perruches adorées, qui m’ont appris le courage et la force de la vraie vie, à toi Windy la joyeuse, à toi Grâce la courageuse, à vous tous, mes animaux défunts, qui m’avez faite femme vivante et heureuse.

MERCI !

Puisse le monde comprendre que les animaux sont parfois des maîtres de sagesse pure.

Sont malins, les corbeaux

TOUT EN BAS! Ascenseur expressLes corbeaux techniciens

Vos réactions à ce sujet

27 mars 2003 ________________________________________________

Gavin Hunt et  Russell Gray (Université d’Auckland) ont étudié une colonie de  corbeaux de Nouvelle-Calédonie. Dans leurs travaux, les chercheurs montrent que ces oiseaux sont capables de construire des outils dans des buts précis. Par exemple, ils façonnent des feuilles de manière à attraper des insectes selon au moins trois méthodes différentes. De même, ils sont capables de corriger l’angle d’un crochet lorsque celui-ci ne parvient pas à attraper des larves nichées sous une écorce.

Cette propension à inventer des outils pour s’adapter à l’environnement ne relève pas de la programmation génétique stricte, comme la toile de l’araignée par exemple. L’observation en milieu sauvage montre que tous les corbeaux ne sont pas également ingénieux et habiles, que les habitudes techniques se transmettent entre générations par apprentissage (observation et imitation) ou encore qu’il existe des variantes locales en fonction des matériaux et des proies.

Les capacités du corbeau, qui sont par ailleurs connues depuis longtemps, pourraient être liées à leur très grande dextérité dans l’utilisation du bec. Quoiqu’il en soit, de telles études éthologiques montrent que la technicité, définie au sens large comme manipulation intentionnelle de l’environnement matériel, est une fonction adaptative répartie dans le monde vivant.

Crows can be craftsmen, too
(Filed: 27/03/2003)

Anne Esperetenvironnement, nature, écologique, bio

   Abonnez-vous gratuitement à la liste d'information SOS-planete

 

http://terresacree.org   Mail, forum, courrier des surfeurs, livre d'or...sos-planete@terresacree.org

Le saviez-vous? 2 milliards d’hommes survivent avec moins d’un euro par jour

Logo d'Helleboid camille : pastorius2000@yahoo.fr

nature, environnement, écologie, bio, vertAnnuaire de liens utiles   Proposer un site web génial dans notre annuaire vert  

   nature, environnement, écologie, bio, vertPortillon   nature, environnement, écologie, bio, vertJardin

Retour au sommet de la page

 environnement, nature, écologique, bio 

toi en ton souvenir, Ritzé, ce jour…je pense à toi

humour à la yoko

Hier, mon inséparable Yoko a visité, tête la première, le décolleté d’une cliente en robe d’été.
Il a exploré chaque sein et partout avec gentillesse, gratouillant ici et là des poils superflus.
Ma cliente a trouvé cela craquant et on a bien ri.
Il est ressorti du soutien gorge vert de bonheur, gonflé à bloc pour de nouvelles explorations corporelles.
Mes clients l’adorent.
Anny et Yoko le petit homme vert !!!

Un oiseau qui m’aide à traire

Je suis certainement la seule chevrière à traire une chèvre avec un inséparable de un an sur le poignet…
Et le sieur Yoko est si curieux qu’il voudrait bien avaler le lait au sortir du pis chaud…
Il se penche, il se penche sur ses pattes maigrelettes, tout vert d’intérêt…
Va-t’il boire à même la mamelle ??? oui ?? Il se reçoit une bonne giclette, birk… et revient vite sur moman…
Un soir, il est même tombé carrément dans le seau de lait…
Effrayé, j’ai dû le réconforter et le réchauffer sous mon pull, à même la peau,
mon petit mec à plumes… hiiiii

 

Poupette : souvenir

Poupette a été adoptée suite à l’hospitalisation de son vieux maître Guy. Il est décédé à l’hôpital.

Poupette a vécu deux mois chez nous. Elle avait un cancer, et nous ne le savions pas.

(nous étant toujours la famille animale au complet, je précise). Elle est morte deux mois après Guy (coucou Guy, petit clin d’oeil à vous deux !!!) .

Poupette en fin de vie était la classe, l’élégance, la douceur, la douceur, la douceur à l’infini de la douceur;

Ce fut un exemple de classe pour nous, une présence rare.

Tu es morte tes yeux dans mes yeux, apaisée, tandis que je te cachais mes larmes du mieux que je pouvais, chez le vétérinaire. Tu es morte en me regardant, comme Régina, et j’ai vu ton regard se voiler au fil des secondes. Tu es morte dans notre amour. Petite soeur. Veille sur nous à présent, grande dame.

La Chouquette cendrée à poils durs et mi-longs selon les saisons

Ah que j’en ai marre ! Voilà que cette petite chienne a encore fait les poubelles de la maison . Y’en a partout. Des pots de yaourts dans le jardin, du papier gras dans la maison, des machins en veux-tu en voilà, elle a refait la déco, la Chouquette.

C’est un spécimen pur SPA de Mornac, recueilli il y a pas mal de ramassages de poubelles déjà, qui est constamment au régime. Ce qui n’est pas évident du tout. Si vous la mettez au régime, la Chouquette cendrée à poils mi durs et mi longs selon la direction du vent, elle se venge. Férocement. En faisant pipi. Partout. Ou en mangeant des crottes, qu’elle découvre là où vous n’auriez pas pensé.

Forcément, une chouquette, ca pense à votre place, vite et bien, très vite même. Vous oubliez un placard et hop, une demi seconde plus tard, les papiers vides attestent d’une présence noire survenue de nulle part, comme Zorro. 9 kgs dans les jours de régime, onze les jours de crottin, poubelles et autres vols à la tire : nous avons la championne du monde de larcins; elle est chez nous, à Roumazières-Loubert. Merci. C’est pour ma pomme.

C’est une attraction à elle toute seule.  Je voulais la prendre en photo pour vous la montrer, mais elle est partie se cacher, car elle a encore fait les poubelles. 

Las !!! Elle est gentille comme tout, une perruche apprivoisée peut passer entre ses petites pattes griffues, elle ne dira rien. Mais si vous oubliez le moindre petit truc… Un jour, elle a incité le Wooky, le colley, à voler des bonbons caramel dans le buffet. En douce. Maline,  la bestiole. Trèssssss !!!!!

Je me couche, je prends le duvet et… tout colle tout colle de partout, birk.

La Chouquette et le Wooky ont dépiauté soigneusement tous les caramels sous la couette, et mangé tous les bonbons, ne laisssant que des papiers brillants et collants. Je m’en souviens encore. J’ai râlé grave, mais après coup, je ris, c’était trop bien fait, le coup !!!

Voilà donc mon coup de gueule du jour : Arrête de faire mes poubelles, Chouquette !!!!

Sinon, gare !!! (tu parles !!!!!)

Ceci dit, la Chouquette dont la beauté est tout intérieure (pas trop extérieure, on dirait une mouche ou un bonobo selon ses humeurs, ou bien une crevette, noire la crevette, ou bien …. un truc quoi.. avé un estomac qui fonctionne encore, par miracle…) je ne la donnerais pour rien au monde.

Je l’aime. Mon petit estomac pétant, rotant et autres bruitages….