La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

Archives de Catégorie: Protection du patrimoine Charentais

Appel à informations sur les hirondelles qui sont en retard

 
 
Sent: Wednesday, April 02, 2014 1:03 PM
To: LPO
Subject: Grosse inquiétude refuge Lpo Charente sur le retour des hirondelles
 
Bonjour,
Refuge LPO et Charente Nature, nous sommes inquiets : nous n’avons que deux hirondelles rustiques de retour au 2 avril.
Nous devrions en avoir, à cette date, au moins 15 en place sur notre refuge spécialisé en hirondelles.
Ont-elles été décimées lors des tempêtes de février au retour par le sud de la France ?
20000 oiseaux marins sont morts.
J’appelle par ce mail tous les gens qui ont des infos sur nos amies printanières : je ne peux concevoir notre refuge sans elles !
Hirondelles, où êtes-vous ????? Help ????
Amitiés
Annie Fugier pour la Voie de l’Hirondelle http://www.lvh.fr.cr
annie.fugier@orange.fr
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Actions de la Voie de l’Hirondelle : résumé

 

Nous avons envoyé une lettre d’info à tous nos adhérents . Nous sauvons des oiseaux, sauvages ou recuellis. Nous avons adopté plusieurs animaux en détresse. Nous aidons les personnes qui ont du mal à survivre avec leurs compagnons en leur offrant de petits prix pour garder leur chien, par exemple. Souvent gratuitement, ceci dit…

Nous avons signé la pétition « Pour un autre statut de l’animal », ce manifeste a d’ailleurs été soutenu par 24 personnalités diverses : l’animal est encore un bibelot du Code de Napoléon, il faut réviser son statut juridique mais le gouvernement a mieux à faire, sans doute !

Nous avons participé à la manifestation du Narg, soutenu Aurore Lenoir à Guéret, contre les abattoirs sans étourdissement préalable, rituels religieux périmés eux aussi et complètement monstrueux, disons-le bien haut sans hésiter : 14 minutes d’agonie pour un dieu d’amour, on n’aime pas chez nous. Aurore est un exemple : le projet de Guéret est abandonné. Mais il faut continuer la lutte.

Nous soutenons l’Ambassade des Pigeons, on tâchera de mettre les liens de nos amis dès qu’on aura le temps : nous sommes dépassés par l’ampleur du travail, avons près de 80 animaux, de 500 kg à 20 grammes et pratiquement pas d’aide bénévole !

Nous aidons à mourir nos petits malades, tâche des plus difficiles pour moi. O combien !

Nous n’avons pas de moyens mais nous voulons aider les plantes et les animaux au maximum, soutenez-nous.

Nous sommes tous les enfants de la nature et pas des humains supérieurs au reste de la création.

23 mars 2014 : l’évènement.

PHOTOS A VENIR….

 

Il est 14 heures trente. Je suis debout contre la porte du boxe de Sultan. Je suis admirative et submergée par une énorme émotion de bonheur. Je vous en souhaite plein des comme ça : ce sont de saines sensations. Des larmes d’admiration coulent sur mes joues : je vous en souhaite aussi plein des comme ça.

Lui, il est là, dans son beau vêtement noir, blanc, orange. Il est posé sur un fil aménagé pour son peuple au fond de l’écurie. Il me regarde et je le regarde aussi. Cela dure un long moment de grâce légère et délicate : je me sens plus que jamais FILLE DE LA NATURE.

Tu es revenu. Tu as traversé les déserts, affronté la sottise humaine, vaincu la mer agitée, le vent terrifiant. Tu n’avais pas de boussole, et tu as une boussole dans ta tête. Tu n’avais pas de calendrier et tu as un calendrier dans ta tête. Tu n’avais pas de GPS et tu as un GPS dans ta tête. Comment as-tu fait ? Oh, je t’admire, je t’admire !!!!!!!!!!!!!!!! JE T’ADMIRE !!!!!

Tu pèses… allons… 19 grammes tout mouillé à tout casser… et tu as fait tout cela…

Tu es une hirondelle rustique, tu es de retour d’Afrique, sois le bienvenu, petit frère. Je sais que certains vont me trouver ridicule de t’appeler ainsi, mais moi je ne vois pas d’autre mot ce 23 mars.

Sois bienvenu chez nous. Ainsi se résume toute ma philosophie, toute ma raison d’être, toute ma petite vie. Plus j’avance en âge, moins je sais de choses, plus je me sens humble. C’est cela que j’aimerais dire aux êtres de mon espèce quand je me sens plus hirondelle que humaine.

Me permets-tu de te regarder encore un moment ?

23 mars 2014, malgré le froid, les hirondelles sont revenues en France. Accueillons-les avec tout le respect qu’on doit à de grands voyageurs fatigués et courageux.

Deux hirondelles ont besoin d’aide, nouvelles de l’asso en avril

une amie envoie cette photo merci

une amie envoie cette photo merci

Voilà l’histoire : un couple d’hirondelles de cheminée a bâti son nid dans l’abri des chiens qu’on garde. L’an passé, Tom, Le montagne des Pyrénées, ne les a pas bouffées toutes crues, mais là, on a du beau monde, genre beauceron, cocker et autres.

Il nous faut donc investir dans la construction d’un nouvel abri d’urgence pour les chiens, le temps que les petites élèvent leurs bébés.

Nous avons déjà bâti pour elles un troisième box, les fonds commencent à manquer. Si vous voulez participer, vous aiderez un couple et trois nichées par an, de deux ou trois rejetons à la fois, si l’été n’est pas trop pourri.
16 hirondelles ont investi les autres dépendances dès le 12 avril ; le mauvais temps les a retardées.

Dans les perruches recueillies, une a un cancer du bec et une autre a souffert d’une encéphalite qui l’a laissée tordue à gauche.

Deux chiens de la SPA  sont chez nous en attendant que leur maître sorte de prison.

Nous allons accueillir des jeunes,  une petite habituée et un jeune stagiaire, intéressés par la faune et les métiers animaliers. Malgré nos petites structures, nous pouvons leur apprendre la vie naturelle et son respect.

Nous lançons un appel aux dons, si petits soient-ils, pour ce couple d’hirondelles qui a vraiment mal choisi son site de reproduction, on fera avec mais il s’agit de se dépêcher.

Merci de diffuser éventuellement.

Centre de sauvegarde de Torsac : chouette

Pour la chouette effraie que nous avons mise au centre, il semble que sa survie ne soit pas assurée. Une nécrose serait en train de s’installer dans son aile. (????)

Ils ne peuvent garder ni confier tous les oiseaux handicapés, ceux qui n’ont qu’une aile, par exemple, sont très invalides ensuite, surtout les volants.

Sur 600 oiseaux recueillis, surtout Buses et Chouettes, environ 300 meurent.
La cause la plus fréquente : action humaine :

Poteaux électriques, heurts avec voitures, (conduisez prudemment), poisons, pesticides, herbicides, baies vitrées, (mettre des décalcomanies ou rideaux!) travaux sur la voirie….Pour les éoliennes, on ne sait pas trop, vu que les prédateurs suppriment les cadavres.

4 causes de morts naturelles  principales :

– prédation naturelle

– maladies

– parasitage

– chute du nid.

C’est dérisoire face à l’action néfaste de l’homme, qui ne fait que s’aggraver au demeurant.

Nous vous rappelons que nous sommes aussi partenaires du Refuge de Mornac.

Nous cherchons des contacts capables d’avoir des pistes pour recueillir des pigeons, des perruches, ou ayant un certificat de capacité. Pour créer un vrai réseau pour les animaux en Charente. Merci.

help : l’hiver des oiseaux

Nous avons choisi de nourrir les oiseaux pendant la mauvaise saison pour les aider et augmenter leurs populations malmenées par nos pesticides et autres erreurs.

Vous pouvez déposer tournesol, boules de graisse, graines pour oiseaux de la nature, gras non salé si possible, sur des mangeoires suspendues, (vendues dans le  commerce ou par les associations) ou bien  au sol s’il ne pleut pas, mais dans des endroits dégagés pour que les chats ne puissent se cacher.

Il en faut dans plusieurs sites et de différentes catégories pour convenir à tout le monde : les moineaux mangent principalement à terre alors que les mésanges préférent les suspensions. Les uns sont friands de petites graines, les merles adorent les quartiers de pommes, les étourneaux ne sont pas difficiles.

On en met un peu partout, un peu de tout… Et on s’amuse. J’aime surtout regarder les acrobaties des mésanges et les chamailleries des étourneaux et des chardonnerets.

Mettre aussi de l’eau chaude qu’on renouvelle régulièrement s’il gèle.

Pas de sel.

Attention au pain frais indigeste.

Nous nourrissons tellement d’oiseaux que nous avons un coût conséquent. Si vous voulez aider notre refuge, n’hésitez pas ! L’an passé, nous avons sauvé de nombreux merles qui avaient trop froid. (moins 15 en février plusieurs nuits consécutives).

On a bâché les bassins à grenouilles qui hibernent. On a mis des abris pour les hérissons, les insectes, les mollusques… (pots renversés, bûches et bâches, paille, pierres, planches, etc…)

Ne pas brûler de feuilles sèches, un hérisson peut se cacher dessous, ou un nid de rongeurs.

Laisser des passages pour les chauves souris dans les bâtiments. (On a un nichoir spécial).

Ne pas arrêter si vous avez commencé le nourrissage, les oiseaux s’y fiant, sauf à la belle saison.

Profiter de ce temps pour nettoyer les nichoirs et aménager les dépendances pour les futures hirondelles : faux fils électriques, passerelles de grillage, clous aux poutres, etc…

Aidons les oiseaux en toute saison si nous voulons bénéficier de leur entrain toute l’année. Et à 17 heures trente, on entend le joyeux vacarme des moineaux sur le laurier dortoir : on se prépare au dodo…

Et les étourneaux de se regrouper en vols magiques, chronométrés et paramétrés au summum, aucun oiseau ne se heurtant au sein d’un groupe compact et comme mû par une mystérieuse alchimie télépathique. L’acmé de l’entente….

premier sept 2012 : derniers bébé hirondelles

Voilà, les deux petits derniers volent pour le premier jour, non loin du nid certes, mais nous approchons de la migration et il faut vite apprendre à chasser. Déjà la colonie a commencé à s’éloigner des écuries, sauf les plus jeunes qui couchent encore dans les bâtiments, pour quelques jours.

Quel vide vous allez tous laisser à votre départ !!!! Combien d’entre vous, mes chéris, vont revenir l’an prochain ?

Premier bilan et epeire diadème : journal de bord…

On a eu 13 couples d’hirondelles, les trois derniers ont 4, 3 et 3 petits. On avait 5 petits presque partout en deuxième couvée, ça a bien réussi.
Mais ils n’auront pas le temps d’une troisième couvée. Enfin ils ont tous bien rattrapé un mauvais départ.
Il y en a moins que l’an passé mais c’est correct.
En ville par contre, on n’en voit presque plus.
J’ai eu des bébés moineaux et mésanges, etc.
Beaucoup de papillons car j’arrose (bien obligée si je veux des animaux) : amaryllis, myrtils, paons du jour, vulcains, et jolies écailles chinées.

Rencontre avec une épeire diadème ce soir, 18 août, tandis qu’abeilles et amaryllis, myrtils, butinent les fleurs jaunes que j’ai dû arroser avec la sécheresse qui sévit.

Araignée porte-croix, elle tisse des toiles magnifiques dont le fil est plus solide que l’acier.(proportionnellement, bien sûr).

Désolée, je n’ai pas de photo, allez voir sur épeire.

ON a reçu notre petite Clarisse, qui est passionnée d’oiseaux, venue aider bénévolement.Merci Clarisse, tu as vu le perroquet qu’on gardait : Pépito, qui nous dit : « coucou mon coeur ! ».

Le grand regard des enfants

Je regarde le monde comme il est beau ! Les graminées et les herbes folles ne sont plus des mauvaises herbes, mais des réservoirs de biodiversité. Les crapauds s’appellent Jojo chez nous. Ils sont utiles au jardin.
On a des orties (pour que les paons du jour reviennent), des trous dans les vieux murs de pierre, des tas de tuiles où règnent des petits êtres mystérieux.
Vers la mi juin, 5 bébés hirondelles sont sortis du nid, nourris en rang d’oignon sur une poutre par papa et maman. D’autres suivent. A Roumazières, quelques martinets signalent encore qu’ils ne sont pas disparus. Tout cela est grand et beau, il ne faut pas craindre la saleté qu’ils font : ce monde antibactérien, antiinsectes, anti tout, nous rendra faibles. Nietzsche ne sera pas content…
On n’a qu’à mettre des planchettes sous les nids l’hiver…
Et là, en plus, au 16 juin, on a une belle couleuvre d’Esculape qui partage le bassin avec les poissons rouges qu’on a sauvés de la sécheresse de mars et les grenouilles.
Elle bronze sa langueur grise et fuit au moindre mouvement. J’aime caresser la peau propre des serpents si je le peux.
Mes yeux se sont décillés : j’aime ce qu’on trouve laid et stupide, inutile et vain : mon monde est devenu plus subtil et plus profond vers la Nature reine.
Avant, je n’étais pas comme cela. Tout a vraiment commencé quand je suis devenue végétarienne, je n’arrivais plus à voir la nature en tant que petit prédateur humain. Je me suis mise en osmose avec elle, si violente parfois, si douce parfois, toujours authentique, et qui se moque bien de mes pensées…
« Détruire tout ce qui nous dérange ou nous effraie, c’est à la longue se donner sa propre mort », ai-je lu sur un site de Michel Aymerich, qui aime les serpents.
Les reptiles, tous les reptiles et les amphibiens sont protégés depuis 1976 ; ils sont utiles à la vie : serait-ce la sainte Bible qui nous dit encore, au siècle de la protection de la biodiversité, que le serpent est maudit de Dieu ??? Et de quel Dieu d’abord ? Un dieu d’amour et de paix ou un dieu qui divise et fractionne, hierarchise ??? Les mal aimés participent à la régulation des rongeurs, ils ont leur place dans le monde, comme tout animal. Maintenant, je le sais !
Qu’elle est belle, cette longue bête fluide comme l’eau, qui se coule doucement dans le bassin ou se dore au soleil de juin. On dirait une liane ondulante, une danseuse de rayon de lumière : elle brille.
Je tue de moins en moins la vie, c’est son travail : vivre. Merci pour mes amis les serpents.
Je ne peux plus arracher une herbe sans réfléchir un peu : un jour un petit insecte au ras du sol calculait vraiment son angle de saut : il voulait aller sur une feuille plus haut que lui. Je le voyais pencher la tête de tous les côtés, vraiment, il « calculait » sa future trajectoire.
Depuis ce jour aussi, grâce à cette petite « puce », j’ai mûri ma réflexion d’empathie. Je ne dis pas que je ne tue pas des fois, mais tant que je peux, j’évite. Je ne suis qu’un super prédateur qui pense un peu plus qu’avant, après tout !!!
Maintenant, ma gratitude se déploie :
« Merci pour les petits insectes aux yeux curieux de tout et grand’ouverts sur l’univers multidimensionnel ».
Fi de la différence : « Tenir en considération les insectes procure la joie. (…) Pénétrer dans la géographie de l’insecte, c’est donner enfin aux herbes la dimension d’un monde ».(Sylvain Tesson : « Dans les forêts de Sibérie »)
Aimer, respecter, se taire, partager, honorer : autant de valeurs oubliées. Au moins, « Gratitudes envers les plantes et les animaux qui sacrifient leur vie pour nous » nous signifiait le fondateur de l’Aïkido : Morihei Ueshiba.
Au moins, essayer de ne pas trop nuire, n’est-ce pas, les animaux humains….
Simplement, tout simplement, essayer de ne pas trop nuire, le moins possible…
Du grand art !!!
Comment penseront les petits enfants de demain ? Verront t’ils mon amie la couleuvre-liane comme un être infect, ou comme une création évoluée de la vie ?
Sauront-t’ils se mettre à la place de cette vie ondulante, qui regarde d’en-bas notre gigantesque taille et en a peur ; sauront-t’ils demander : « Maman, est ce que c’est méchant ? »
Et maman, que répondra – t’elle ? « Non, mon chéri, c’est une couleuvre, c’est inoffensif pour toi, ce serpent mange des petits rongeurs, entre autres ». Ou alors dira-t’elle : « Pouah, viens vite, je vais demander à ton père de tuer cette saleté ».
Maman, que diras-tu à ton fils devant cette longue bête rampante ? Si c’est une vipère, tu devras lui apprendre à la distinguer et à ne pas l’approcher, mais il n’y aura plus de mépris dans ton propos, ni de répulsion : qu’un instinct naturel du danger à ne pas encourir. Et le serpent vénimeux s’éloignera si tu ne le provoques pas.
Quand tu seras devant le chef d’oeuvre d’une toile d’araignée entre deux branches, le détruiras-tu comme une vulgaire chose répugnante, ou diras-tu à ton petit émerveillé qui t’écoutera attentivement : « regarde comme c’est bien fait. Elle a commencé par lancer un fil dans l’air et il s’est accroché en face, là, tu le vois ? Après, elle a continué sa toile et quand il pleut, les gouttelettes étincellent sur les feuilles, je te montrerai comme c’est joli ».
Nous apprenons une autre façon de voir le monde, avec plus de bienveillance. Et nous posons des petits actes d’amour au quotidien : un jour, un enfant ramassait des étoiles de mer échouées sur la plage et les mettait dans un seau d’eau pour les rejeter dans les vagues plus loin. Un monsieur lui dit : « Mais ca ne sert à rien, mon petit, tu ne pourras pas toutes les sauver ! » Et le jeune de répondre avec son grand regard : « Pour celle-là, monsieur, ça change tout ».
Je m’en suis toujours souvenu.
Personne ne peut empêcher un petit geste de respect quotidien.
Personne ne peut empêcher le grand regard.