La Voie de l'Hirondelle

Protection de la nature et transmission d'une expérience.

Archives de Catégorie: Publications scientifiques

Les plantes sont intelligentes et sensibles

Dans le journal Inexploré n° 29, Réjane Ereau parle du guérisseur Pierre Capelle qui organise des séances de guérison, mettant des êtres humains en tête à tête avec des arbres. (« L’arbre, fruit de guérison »). Le grand Claude Lévi-Strauss (La Pensée sauvage) renoue avec les peuples dits primitifs qui voyaient du sacré dans la nature. »Pratiquer la pensée sauvage », le livre d’Elisabeth Horowitz, confirme mon intuition que nos amis végétaux ne sont pas des bibelots, eux qui payent un si lourd tribut à notre humanité irrespectueuse et imbue d’elle-même.

Francis Hallé, Botaniste et biologiste, est l’auteur de « Plaidoyer pour l’arbre ». Il raconte que les plantes voient dans l’infrarouge par des capteurs de longueurs d’onde. Etc, etc…Partout, des chamanes écoutent parler les symboles de l’univers et revisitent notre monde. Pour ma part, j’ai pleuré lorsque quelqu’un a abattu mon ami cyprès. Les pics délogés ont dû venir habiter chez nous.

Je ne mange pas de chair animale mais je respecte le végétal que je tue pour me nourrir. Ce peuple pourrait aider la planète à se régénérer si on plantait des arbres par milliers, alors que 46 % d’entre eux ont déjà disparu depuis l’avènement de notre espèce.

Quand est-ce que nous changerons notre regard sur le monde, maintenant que la science commence à nous montrer la réalité des ondes et des vibrations autour de nous ? Quand est-ce que nous serons à la hauteur de l’idéal d’amour que nous prônons sans cesse ? Quand est-ce que nous dirons merci aux plantes pour les bienfaits rendus, ne serait-ce que parce que nous les tuons pour vivre ? Cessons de dire : « Il ou elle ne souffre pas, je peux en abuser », à tort et à travers   : réfléchissons aussi par nous-mêmes.

Nous avons été manipulés par une culture consumériste, il serait temps de faire amende honorable : Merci la plante, merci l’arbre.

 

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Association Nalo. Article édifiant sur le principe de précaution et la peur des épidémies chez l’homme

A tous les possesseurs d’animaux, éleveurs, à tous les amis des animaux :
Euthanasies massives d’animaux. Réflexions sur le droit à la vie et à la différence.
 
L’association “La Voie de l’Hirondelle” recommande absolument la lecture édifiante de cet article si riche en éléments instructifs.
J’ai rarement vu un texte aussi bien rédigé : fortement recommandé, je répète.
Si vous ne voulez pas tout lire, parcourez mais regardez le final et les études sur les zoonoses et la psychose entretenue sciemment.
Lisez que le vrai danger, c’est l’homme, ses façons de traiter le monde vivant et sa névrose obsessionnelle de la mort !
Excellent article, magnifique travail de synthèse, nous pouvons extrapoler pour l’humanité, ce qui se passerait si on avait une telle trouille de la maladie, grippe, gastro, etc….en face des humains porteurs de germes.
((On sait aussi que certains cancers guérissent d’eux-mêmes avant d’avoir été décelés, il y a eu des cas qui avaient des cancers et se sont guéris sans qu’on les ait repérés. A se demander même si, en cas de biopsie, on n’aurait pas déclanché la maladie en voulant la traiter ! Là je ne suis pas savante, mais je pousse à la réflexion…..)
Pour la grippe aviaire, je n’avais rien observé ici d’anormal, et pourtant la Direction des services Vétérinaires nous avait envoyé des papiers pour prendre des mesures !!!! On avait entretenu un climat de peur, bien soigneusement.
 
Merci infiniment de cet article.
 
Le lire (même en partie), le diffuser, c’est faire avancer les mentalités vers plus d’ouverture et de compréhension de la vie.
J’attends vos avis.
 
Il est intéressant de noter que c’est la trouille d’aller en taule qui donne une impulsion à nos décideurs..; dans cette histoire, qui sont donc les vrais coupables ????

 
 
Sent: Sunday, January 27, 2013 5:17 AM
Subject: Droits Des Animaux Les éléphantes Baby et Népal seront euthanasiées ou pas ? – association Nos Amis Les Oiseaux (NALO)
 

association Nos Amis Les Oiseaux (NALA) Communiqué du 26/01/2013 Les éléphantes Baby et Népal seront euthanasiées ou pas ? http://cousin.pascal1.free.fr/point5.pdf

 

Si vous n’arrivez pas à ouvrir le lien, envoyez un mail annie.fugier@orange.fr ou visitez Nalo

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Photosynthese chez les insectes : visitez le site de Terre Sacrée

UNE SORTE DE PHOTOSYNTHÈSE CHEZ LES INSECTES

 

 

 

Des entomologistes français suggèrent que certains pucerons (Acyrthosiphon pisum) puissent absorber l’énergie du soleil comme le font les plantes, par un processus comparable à la photosynthèse. On savait déjà que certains aphidiens synthétisent des pigments caroténoïdes (capacité très rare dans le règne animal), mais on ignorait pourquoi.

Suivant le niveau de pigmentation, ces pucerons peuvent être de couleur verte, orange ou blanche. On a remarqué que leur production d’ATP, la molécule qui stocke l’énergie de la cellule, augmente chez les individus oranges ou verts, disposant de plus de pigments.

Mieux encore, cette production est plus élevée lorsqu’ils sont exposés à la lumière. Les chercheurs ont isolé les caroténoïdes et démontré qu’ils sont bien capables d’absorber la lumière et de transmettre l’énergie à la cellule. Il faudra continuer les travaux avant d’affirmer hors de tout doute qu’il s’agit de photosynthèse, mais même la position des pigments, juste sous la peau de l’insecte, va dans ce sens.

Voilà en tout cas qui ajoute à la liste d’étrangetés des aphidiens, ces insectes qui peuvent naitre « enceinte » et dont les mâles naissent parfois sans bouche, limitant leur existence à un bref rôle reproducteur.

 

Un article de sur-la-toile.com

 

 

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Auteur : sur-la-toile.com

Source : www.sur-la-toile.com

Article relayé par : mich

 

article Convention Vie et NATURE

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 2 septembre 2012

TEL 06 76 99 84 65

 

Laissons-les vivre !

 

Mes amis lecteurs sont trop avertis pour s’y méprendre, mais, pour les visiteurs occasionnels et néanmoins intellectuellement curieux, je dois expliciter l’étendue et la nature de notre éthique du respect du vivant.

 

En effet, des courants de pensées réactionnaires, puissants aux USA, inspirés par les dogmes monothéistes, en invoquant le respect du vivant, s’obnubilent sur l’humain.

Nous partageons avec eux le respect de la personne humaine, dès lors qu’elle a un intérêt légitime à vivre et à jouir de la vie, donc à compter de son accession à la capacité d’éprouver le principe fondamental du plaisir déplaisir.

 

Les adorateurs de l’embryon confondent une potentialité de personne et la personne et leur fanatisme pourrait, en bonne logique, leur faire vénérer les gamètes qui représentent d’innombrables potentialités d’humains.

 

Le réactionnaire traditionaliste entend par « respect du vivant », celui du seul humain dès le stade embryonnaire, ce qui, à mon sens, relève d’un obscurantisme farfelu et en excluant les autres animaux, néanmoins conscients, ce qui relève d’une indigence morale.

 

Or, si tout animal possède une présence au monde manifestant une volonté de conservation, une conscience de la souffrance, un œuf fécondé n’est jamais qu’un œuf, fut-il humain.

Tout être éprouvant le principe de plaisir déplaisir possède, en éthique biocentriste, le droit d’échapper à la souffrance et de voir sa vie respectée.

En cela, l’expérimentation sur l’animal, lorsqu’elle génère douleur et risque létal, heurte davantage que l’utilisation de simples cellules souches, fussent-elles humaines.

Les lois bioéthiques Françaises, révisées tous les cinq ans depuis 1994, freinent les recherches sur ces cellules sans même évoquer la condition des autres espèces, parce que la bioéthique, conçue par des anthropocentristes, ne concerne que l’espèce élue.

 

Des cellules ne ressentent pas le stress et la douleur, alors qu’un rongeur, un chien ou un singe dotés d’un système nerveux comportant de fortes similitudes avec le nôtre, partagent avec nous l’angoisse.

 

Nous vivons des temps encore bien ténébreux.

 

Confrontés à ces idéologies superstitieuses, encore dominantes au point de faire lois, nous devons nous interroger sur la proposition de conférer un statut hybride, intermédiaire, aux grands singes, proposition approuvée par le philosophe Peter SINGER, auteur de « la libération animale » et de « traité d’éthique pratique ».

 

Dans une acception antispéciste, il pourrait être soutenu qu’aucun statut spécifique ne saurait être attribué à une quelconque espèce, que les grands singes anthropoïdes n’ont pas à jouir d’une protection supérieure à celle consentie à tous les autres, privilège que ne justifierait que notre sympathie irrationnelle envers nos plus proches cousins évolutifs.

Certains penseront discerner une contradiction chez Peter SINGER, à la fois antispéciste et tenant d’un statut des grands singes.

 

Je défends ici la position de notre ami philosophe dont « l’éthique est pratique ».

La société étant ce qu’elle est et notre époque ayant bénéficié de progrès infiniment plus marqués des connaissances que de la conscience, il y a lieu de nepas négliger les avancées, les pas en direction du respect du vivant.

 

Il est évident, et nous devons le marteler, que tout être doté de sensibilité mérite notre empathie, sans distinction d’espèce, mais le droit positif ne peut évoluer que par étapes.

La reconnaissance des droits des grands singes n’est pas un but mais une direction à suivre.

Il n’y a pas de contradictions à distinguer tactique et stratégie.

 

Tout ce qui fait reculer la cruauté, l’arriération, l’ignorance est bon à prendre.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

découverte d’invertébré, merci au site qui nous transmet l’info

DECOUVERTE DU PLUS PETIT VERTEBRE DU MONDE

Des biologistes américains ont découvert en Nouvelle-Guinée le plus petit des vertébrés jusqu’à présent répertoriés : une grenouille d’en moyenne 7,7 millimètres.

Cette minuscule grenouille qui repose sur une pièce d’un cent américain détient un nouveau record. Il s’agit du plus petit des vertébrés jusqu’à présent répertoriés dans le monde entier.

L’amphibien a été découvert en Nouvelle Guinée par une équipe de chercheurs provenant de diverses institutions des États-Unis.

La trouvaille a fait l’objet d’une publication dans la revue américaine PLoS ONE.

« Cela n’a pas été facile de repérer cette grenouille étant donné sa taille réduite et aussi le fait que le mâle a un cri d’insecte durant la période des amours » rapporte Christopher Austin, principal auteur de l’étude et conservateur du département d’herpétologie au musée d’histoire naturelle de Louisiane.

Enthousiaste, il ajoute : « la Nouvelle-Guinée est un haut lieu de la biodiversité et tout ce que nous y découvrons fait avancer notre compréhension générale de la manière dont est générée et maintenue la biodiversité ».

La nouvelle espèce de grenouille baptisée Paedophryne amauensis vient désormais supplanter le petit poisson d’Indonésie d’une moyenne de huit millimètres.

Le record de la plus grande taille est quant à lui détenu par la baleine bleue avec une moyenne de 25 mètres.

Jusqu’à présent certains scientifiques associaient les extrêmes de tailles des vertébrés aux espèces provenant uniquement de milieux aquatiques, un environnement propice à ce genre de développement.

Aujourd’hui, la découverte du nouvel amphibien vivant sur la terre ferme vient remettre en question cette théorie.

« Nous pensons que ces créatures ne sont pas une bizarrerie biologique mais qu’elles appartiennent à une famille écologique jusqu’alors inconnue car elles occupent un créneau d’habitat que nul autre vertébré n’habite » conclut Christopher Austin cité par l’AFP.

Un article de maxisciences.com

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Auteur : Maxi Sciences

Source : www.maxisciences.com

 

 

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Sont malins, les corbeaux

TOUT EN BAS! Ascenseur expressLes corbeaux techniciens

Vos réactions à ce sujet

27 mars 2003 ________________________________________________

Gavin Hunt et  Russell Gray (Université d’Auckland) ont étudié une colonie de  corbeaux de Nouvelle-Calédonie. Dans leurs travaux, les chercheurs montrent que ces oiseaux sont capables de construire des outils dans des buts précis. Par exemple, ils façonnent des feuilles de manière à attraper des insectes selon au moins trois méthodes différentes. De même, ils sont capables de corriger l’angle d’un crochet lorsque celui-ci ne parvient pas à attraper des larves nichées sous une écorce.

Cette propension à inventer des outils pour s’adapter à l’environnement ne relève pas de la programmation génétique stricte, comme la toile de l’araignée par exemple. L’observation en milieu sauvage montre que tous les corbeaux ne sont pas également ingénieux et habiles, que les habitudes techniques se transmettent entre générations par apprentissage (observation et imitation) ou encore qu’il existe des variantes locales en fonction des matériaux et des proies.

Les capacités du corbeau, qui sont par ailleurs connues depuis longtemps, pourraient être liées à leur très grande dextérité dans l’utilisation du bec. Quoiqu’il en soit, de telles études éthologiques montrent que la technicité, définie au sens large comme manipulation intentionnelle de l’environnement matériel, est une fonction adaptative répartie dans le monde vivant.

Crows can be craftsmen, too
(Filed: 27/03/2003)

Anne Esperetenvironnement, nature, écologique, bio

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la prolifération des maladies exotiques

LA PROLIFERATION DE MALADIES EXOTIQUES INQUIETE DES AGRICULTEURS

Des fraises, des raisins, des choux sont attaqués par de nouvelles variétés de plantes et d’insectes.

Le phénomène s’accélère, notamment sous l’effet de la mondialisation des échanges.

L’usage de pesticides devant être modéré, les solutions sont plus difficiles à mettre en œuvre.

Son nom ne dira rien au grand public, mais les producteurs de fraises et de cerises la connaissent bien : voici la drosophila Suzukii, une petite mouche venue d’Asie, à la robe orangée bardée de bandes noires sur l’abdomen.

Apparue en France il y a deux ans, elle a pris la fâcheuse habitude de pondre ses œufs sur des fruits sains, arrivés à maturité. En se développant, les larves se nourrissent de la pulpe et rendent les fruits impropres à la consommation.

« En Corse et dans les Alpes-Maritimes, de nombreux cerisiers et fraisiers ont été décimés de cette façon »,témoigne Olivier Le Gall, chef du département santé des plantes et environnement à l ’Inra.

L’arrivée de nombreux éléments étrangers

Les arboriculteurs du sud de la France ne sont pas les seuls à s’inquiéter de l’apparition d’espèces nouvelles de plantes, d’insectes et d’animaux exotiques.

Les apiculteurs s’inquiètent aussi du développement du frelon asiatique, redoutable tueur d’abeilles. Les producteurs de kiwi redoutent la prolifération d’une bactériose, nommée Psa.

Les viticulteurs se méfient d’une coccinelle carnivore venue d’Asie. « Le programme européen Daisie a montré que la France avait reçu, entre 2000 et 2007, 19 espèces exotiques d’invertébrés par an, deux fois plus qu’entre 1950 et 1975 » , s’inquiète Olivier Le Gall.

En fait, ce type d’invasion biologique n’est pas nouveau. Pour ne citer que deux exemples célèbres, l’Irlande du XIXe siècle a subi les ravages du mildiou sur la pomme de terre et, vers 1860, les viticulteurs français ont dû lutter contre le phylloxera.

Les dégâts provoqués par les maladies d’aujourd’hui sont – heureusement – sans comparaison avec les grandes épidémies du passé mais, pour Olivier Le Gall, il n’y a aucun doute : « La prolifération des maladies s’accélère. »

En cause, le développement des échanges mondiaux

Les causes de ces bouleversements sont connues : la mondialisation des échanges, qui favorise l’arrivée de plantes et d’insectes dans les soutes des avions et des bateaux, et le réchauffement climatique, qui provoque la remontée d’espèces subtropicales.

« C’est le cas de la mouche blanche, précise Olivier Le Gall. Elle a traversé la Méditerranée et fait maintenant des dégâts sur les plants de tomates. »

Il arrive aussi que l’homme introduise volontairement ces espèces nouvelles, en pensant pouvoir les contrôler. La coccinelle asiatique, par exemple, a été importée au début des années 1980 pour remplacer les pesticides antipucerons.

Elle était censée ne pas résister aux froids hivers européens… mais après hybridation avec une espèce nord-américaine, elle est désormais implantée dans tout l’Hexagone, tapisse l’intérieur des maisons à l’automne, et commence à provoquer des dégâts dans les vignobles.

Utiliser plus de pesticides ?

Inquiet, le collectif « Sauvons les fruits et légumes » a été reçu à la mi-décembre à l’Assemblée nationale, pour alerter les députés sur le sujet. « Les espèces exotiques nuisibles sont de plus en plus nombreuses et bien des producteurs se sentent désarmés »,s’est alarmé Jean-Claude Moron, pomiculteur dans l’Anjou.

Selon ces exploitants, les réglementations de plus en plus strictes sur l’usage des pesticides les priveraient de précieux moyens d’action.

« Le nombre de molécules autorisées a été divisé par quatre en dix ans, passant de 1000 à 250, explique Jean-Claude Moron. Et les exigences du plan Écophyto 2018, qui impose de réduire de 50 % l’usage des pesticides, réduisent encore la panoplie des réponses possibles.

Résultat, nous n’avons plus aucun moyen pour éradiquer certains parasites. C’est le cas, par exemple du mildiou du chou. »

Des solutions alternatives existent

Il existe néanmoins d’autres types de solutions, mais elles sont plus difficiles à mettre en œuvre. « Dans certains cas, le changement des pratiques agricoles peut être efficace, précise Olivier Le Gall. Dans d’autres, on travaille sur la biologie, en introduisant un prédateur naturel à l’espèce invasive.

Ainsi, une équipe de l’Inra cherche actuellement à ramener d’Amérique du Sud un insecte capable de contrôler l’expansion de Tuta absoluta, un papillon qui attaque les tomates depuis trois ans. »

Cette stratégie n’est pas sans risque, comme le montre l’exemple de la coccinelle asiatique. L’idéal serait donc d’anticiper, de prévoir quelles espèces risquent de devenir invasives et de bloquer leur développement. « Pas impossible, mais très difficile à mettre en œuvre »,reconnaît Olivier Le Gall.

Un article de SÉVERIN HUSSON, publié par la-croix.com

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Nature et pensées (darwiniennes entre autres…)

La nature est-t’elle morale ? Non. Elle n’est ni bonne, ni mauvaise, elle ignore nos concepts humains, trop humains. (Pour paraphraser l’ouvrage de Friedrich Nietzsche).

On peut s’en inspirer pour parler aussi du « selfish gene », le gène égoïste de Richard Dawkins. (voir l’ouvrage de ce nom). Pour les humanistes ou les religieux, ces théories sont choquantes, voire ineptes. Pourtant, au niveau biologique, elles ne font que s’appuyer sur l’observation stricte des lois de la nature telle qu’elle est. Et qui sont tout sauf tendres…

« …en admettant même que la déduction ne soit pas logique, il est infiniment plus satisfaisant pour mon imagination de considérer certains instincts, comme quand le jeune coucou éjecte ses frères d’adoption,  -les fourmis se procurent des esclaves, les larves d’ichneumon dévorent l’intérieur du corps des chenilles vivantes, – non comme des instincts spécialement innés ou créés, mais comme de petites conséquences d’une seule loi générale, qui conduit au progrès de tous les êtres organiques, à savoir la multiplication, la variation, que le plus fort vive et que le plus faible meure ».( chapitre 7 de l’Origine des Espèces, de Charles Darwin).

Nous ajouterions à cette vision un peu froide de la nature qu’elle a aussi ses solidarités, que même si la « course aux armements » est réelle : l’arbre le plus haut a plus de chance de survie, la gazelle la plus rapide idem, il y a des entraides et des faits étranges dans le monde sauvage, et c’est ce que relate Jean-Marie Pelt dans la « Raison du plus faible », où ses petites bactéries survivent là où les forts ne subsistent pas….

Quoiqu’il en soit, que l’on soit froidement biologique ou merveilleusement amoureux de la nature, force nous est de constater qu’elle n’a pas notre morale ni notre éthique, ni de plan préétabli,  à l’image de l’arbre qui déploie ses branches dans toutes les directions. Et que nous descendons tous d’un ancêtre commun, que l’on soit souris ou homme. Le philosophe australien Peter Singer demande que l’on prenne en considération la souffrance animale, et que l’on cesse d’exercer à son endroit un « spécisme » proche cousin du racisme. (Voir son livre : Animal Liberation, inspiré sans doute par l’économiste Bentham sur l’utilitarisme).

La nature n’a jamais éliminé la souffrance et c’est même un moteur de l’évolution (un être qui ne souffre pas meurt plus facilement , (anhidrose : anomalie génétique qui empêche de souffrir)  mais ce n’est certes pas une raison pour torturer les animaux, notamment par la vivisection. Nous devons considérer l’avis de divers scientifiques pour nous faire une idée globale de « philosophie naturelle ».

Nous ne saurions débattre de la question de l’homme supérieur aux autres espèces (selon la pensée populaire) sans rappeler Pascal Picq, paléoanthropologue : C’est donc pour ces raisons et bien d’autres encore que Picq et les paléoanthropologues tentent de distinguer scientifiquement l’homme, en tant qu’espèce animale, de l’humain qui semble davantage être un concept philosophique; une invention propre à notre espèce ». (extrait tiré de wikipédia sur Pascal Picq). Et nous sommes suffisamment mécréants pour être d’accord avec cela.

Il nous prend l’envie de conclure ces quelques extraits de pensées par une phrase de Jane Goodall, primatologue et scientifique, qui a tant fait pour nos cousins chimpanzés : « Laissez-vous guider par votre rêve, même si vous devez momentanément le mettre de côté pour trouver un emploi ou payer votre loyer. Et restez toujours ouvert aux opportunités de sortir du cadre pour mener la vie et faire les choses qui vous inspirent profondément… n’ayez pas peur ».

Chacun est libre de concevoir la Nature comme il le ressent, mais elle se moque éperdument de nos avis différenciés et surtout, de notre théodicée. (terme créé par Leibniz). Elle est, forte, violente, sensible, intelligente, progressant pas à pas, mourant dignement ou vivant simplement, elle est. Sans un seul de nos concepts, elle est.

Nous sommes friands de publications scientifiques

Si vous avez de bonnes citations ou lectures, n’hésitez pas à nous les faire parvenir.

EVOLUTION

Ainsi sur l’Evolution : « L’évolution est à la limite tout le contraire d’un  processus orienté vers une finalité dans la mesure où elle ne peut pas anticiper sur l’avenir.  » Konrad Lorenz dans « Les fondements de l’éthologie« , Flammarion

Richard Dawkins cite Darwin, « On peut dire que la sélection naturelle recherche, à chaque instant et dans le monde entier, les variations les plus légères ; elle repousse celles qui sont nuisibles, elle conserve et accumule celles qui sont utiles ; elle travaille en silence, inlassablement, partout et toujours, dès que l’occasion s’en présente, pour améliorer tous les êtres organisés relativement à leurs conditions d’existence organique et inorganique. Ces lentes et progressives  transformations nous échappent jusqu’à ce que, dans le cours des âges, la main du temps les ait marquées de son empreinte, et alors nous nous rendons si peu compte des longues périodes géologiques écoulées, que nous nous contentons de dire que les formes vivantes sont aujourd’hui différentes de ce qu’elles étaient autrefois. » Première édition de l’Origine des espèces  » selon Charles Darwin, dans l’excellent ouvrage : « Le plus grand spectacle du monde » de Richard Dawkins, 2009, Robert Laffont.

Une grande subtilité émane de ce livre, on y ressent une sorte de « philosophie » de la nature. Elle procède par « bricolages successifs » peu dépensiers en énergie, par étapes et touches successives, et non par grosses révolutions.

ETHOLOGIE

Egalement , sur un autre sujet, nous vous conseillons les livres de Konrad Lorenz, où il démontre, par exemple, que l’instinct sexuel de la tourterelle est modifié si l’animal n’a pas de congénère proche : Lorenz cite Craig dans le livre dont on parle au-dessus : « Les fondements de l’éthologie » : « Le premier à étudier cet effet (excitabilité des stimuli déclencheurs) fut Wallace Craig et il l’étudia sur les mouvements de pariade de la tourterelle domestique (streptopelia risoria L.) Un mâle, privé de tout contact avec ses congénères, exécute au bout d’un certain temps des mouvements de pariades devant un pigeon domestique (…), devant un torchon roulé en boule ; si l’isolement se prolonge encore, il exécute ses courbettes nuptiales dans un coin de sa cage vie où l’angle, avec le croisement des trois arêtes, offre au moins un point à fixer ». Fascinée par l’éthologie, je peux ainsi mieux comprendre pourquoi ma tourterelle mâle Chanty drague son reflet dans le miroir, ou même un gros objet devant lui, ou une perruche ondulée. Chanty a une femelle avec lui mais son comportement est « dévié » dans un sens tel que Craig l’explique : je ne leur permets pas d’avoir un nid convenable pour élever des petits, étant au complet. (le premier fils de Chanty , Gros Bébé, devenu adulte, se battait avec son père, comparé à un mâle concurrent, et j’ai dû le donner à des éleveurs amis. )

Donc Chanty (tourterelle dont vous avez le descriptif dans « portraits d’animaux), compense comme il peut. Idem l’inséparable Yoko, élevé à la main, qui ne sait plus s’il est un Homme ou un Oiseau, et drague mon pull over, une souris d’ordinateur, et fait l’amour avec un ours en peluche assexué. Nous avons imposé à nos animaux domestiques une vie artificielle et ils font comme ils peuvent pour exprimer leur comportement naturel. Lorsque Yoko me donne la becquée ou me la réclame, il ne fait rien d’autre que communiquer avec moi,  appliquer son rituel habituel, comme si j’étais un inséparable moi aussi.

(J’avais un élevage de perruches et psittacidés divers, mais je me sentais incapable de vendre des oiseaux. J’ai donc gardé mes reproducteurs, et pu observer à loisir leur comportement affectif ou sexuel…ainsi que des notions de génétique applicables aux couleurs des petits au fil des générations, mutations récessives par exemple.De même que l’on pouvait prédire que tel couple donnerait un petit de tel sexe selon leurs couleurs, etc….)

Yoko, inséparable (Agapornis roséicollis), mutation verte à front blanc.

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SUR LE THEME DE LA CLASSIFICATION PHYLOGENETIQUE DU VIVANT, nouvelles mises au point enseignées dans les facultés : voir à Wikipedia sur Google qui dit tout là-dessus :

Classification phylogénétique de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

La Classification phylogénétique du vivant est un ouvrage de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, illustré par Dominique Visset, publié en 2001 aux éditions Belin avec le concours du Centre national du livre. (ISBN 2-7011-2137-X). La troisième édition revue et augmentée a été publiée en 2006 (ISBN 2-7011-4273-3).

Cette synthèse fait le point sur les récents progrès en matière de systématique des êtres vivants, et en propose donc une classification phylogénétique. Auparavant, l’ouvrage développe le concept de phylogénie et les méthodes utilisées pour la réalisation des arbres phylogénétiques.

L’arbre de la Classification phylogénétique du vivant[modifier]

L’arbre présenté ici correspond à la mise ensemble des arbres se trouvant dans le livre, lesquels ne comportent pas les groupes éteints. (On peut consulter l’arbre qui avait été proposé dans la première édition de l’ouvrage en suivant ce lien.) Les différentes branches ont été laissées dans l’ordre où elle apparaissent dans les différents arbres publiés dans ce livre (sauf quelques exceptions, par souci graphique), et les noms des taxons orthographiés de même.

Certains des noms utilisés font débat, ils ne sont utilisés que par nos auteurs et n’ont pas été reçus par la communauté scientifique. Voir le paragraphe Débat dans la suite de l’article.

On se référera aussi utilement à l’article intitulé Arbre phylogénétique. On trouvera un autre arbre phylogénétique du vivant, beaucoup plus développé que celui de nos deux auteurs (et présentant des choix parfois différents, souvent plus récents), portant les noms latins des taxons, et en mise à jour permanente, dans une série d’articles qui s’ouvre à l’article Le vivant (classification phylogénétique). (Se reporter au tableau de Lecointre et Le Guyader.)

 Extrait : Exemple d’erreurs induites par la classification classique.

Chercher sur Wikipedia l’Encyclopédie libre. Vous verrez que l’homme n’est plus au sommet de la création comme on a, hélas, bien tendance à le croire, et que nous avons un ancêtre commun avec les insectes…

Hommage à Konrad Lorenz sur l’empreinte

Qu’est ce que l’empreinte ?
13 décembre 2002 (Chronique faite à Orléans)
Article du 1er novembre 2004  

Les auditeurs de plus de 40 ans ont peut-être vu L’extravagant Docteur Doolittle avec Rex Harrison ; ceux qui ont moins de 30 ans connaissent probablement les remake qu’en a fait Eddy Murphy.
Dans ces films (l’original est tout de même meilleur que les deux autres), un savant un peu excentrique parle aux animaux et les comprend.
Histoire inventée, me direz-vous. Certes, mais pas seulement. Pour l’être humain, communiquer avec des animaux, en tout cas créer un lien très puissant avec eux, est une réalité. Et nous savons pourquoi grâce à un Docteur Doolittle réel, un scientifique autrichien nommé Konrad Lorenz.

 

Lorenz est né en 1903 à Vienne. Très impressionné, pendant son adolescence, par la lecture des travaux de Darwin sur l’évolution, il étudie la zoologie et se passionne pour l’étude de l’instinct animal. Comme le français Jean-Henri Fabre, Lorenz a un tempérament de naturaliste. Ce qui l’intéresse, c‘est de vivre à la campagne et d’observer les animaux dans leur milieu naturel, mais aussi des animaux qu’il recueille et élève près de lui, en particulier des oiseaux et des poissons.

En 1927, il recueille un jeune choucas qu’il a baptisé Tschok. Et il observe un phénomène impressionnant : devenu adulte, Tschok ne veut pas le quitter. Au lieu de rejoindre les autres choucas des environs, Tschok reste auprès de Lorenz. Le jeune zoologiste élève d’autres choucas et constate que le phénomène se reproduit, ainsi qu’avec des oies cendrées, oiseaux qui le rendront célèbre.

Le phénomène n’est pas tout à fait inconnu de Lorenz. Un zoologiste allemand, Oskar Heinroth, l’a déjà observé en 1910. Mais après de longues et patientes observations, Lorenz finit par le comprendre : dès qu’il sort de l’oeuf, l’oisillon identifie la première chose qu’il voit bouger, que ce soit un oiseau ou un homme, comme étant sa mère. C’est ce phénomène de « fixation » de l’oiseau nouveau-né que Lorenz appellera « empreinte ».
Le phénomène ne se produit pas au même stade du développement chez l’oie cendrée et chez le choucas (pour la première, il a lieu dès la sortie de l’œuf, pour le second, c’est au moment où l’oisillon quitte le nid) mais il se produit toujours au même moment pour une espèce donnée, et ne dure que quelques heures. Passé ce délai, l’empreinte ne se produit plus.

Et lorsque l’oiseau à fixé son attachement sur un être vivant ou même sur un leurre, un oiseau en bois, cet attachement est irréversible et l’animal suivra toute sa vie cette « mère » qu’il a adoptée. Lorenz, qui s’intéressait à l’instinct, c’est à dire à ce qui est inné chez l’animal, venait paradoxalement d’identifier un phénomène d’apprentissage, indiscutablement acquis.

Le plus beau dans l’histoire de l’empreinte, telle que Lorenz lui-même la raconte dans un livre intitulé « Les oies cendrées » publié lorsqu’il avait 80 ans passés, c’est que cette relation privilégiée avec les animaux remontait à sa plus tendre enfance.
À l’âge de 6 ans, sa mère lui avait offert un caneton qui venait de naître. Le caneton poussait un cri d’abandon. Le petit garçon, ému, répondit en imitant le cri du canard ; le caneton le suivit et devint son ami pour la vie.

L’empreinte est un phénomène observé chez l’animal. On n’en a jamais démontré l’existence chez l’être humain. Mais il n’est pas interdit d’adopter la formule favorite de Konrad Lorenz : « Tout ce à quoi nous consacrons notre vie commence par une émotion. »

Et je dédie cette chronique à Maddy, une grande dame qui aime et soigne les animaux – et à qui les animaux le rendent bien.

 

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